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  • ffi ffi 16 juin 2009 20:19

    En fait, je n’aime pas trop cette expression de « valeurs morales », j’ai l’impression d’y voir une sorte de corruption par l’économique de la morale.
    Pourquoi ne pas parler des « vertus cardinales » ?
    Ou bien de la nécessité de s’interroger sur comment fonder une morale valide ?
    Et que pour cela, il faut encourager un vigoureux esprit critique ?

    Bon cela reste des points de détail, c’est surtout parce que répéter en boucle les mêmes expressions ne me sied pas (en 2007, celle-ci a été utilisée abusivement, sans résultat).

    Je suis bien obligé de fier à la démocratie, et d’utiliser ce moyen, car les choses doivent absolument changer.

    Sinon, je m’attache à avoir une conception unitaire de l’Idée (voila ce que je considère comme l’analogie du cerveau en fonctionnement) et pour moi, pour que je la juge valide, cette Idée, elle doit nécessairement pouvoir m’apparaitre simultanément sous différents aspects qui sont ceux du Vrai, du Beau et du Bien.

    Je me méfie comme de la peste de cette fausse imagination issues des fictions de mauvaises qualités diffusées sur les ondes, car j’ai constaté que cela venait polluer mon fil normal de pensée et lui infliger des angoisses et autres interrogations inutiles.

    Du coup, il est vrai, que je ne fais pas vraiment de distinction entre la Morale, la Science et l’Art, disciplines me semblant être, chacune à leur manière, des façons de conjuguer ensemble les divers aspects du Vrai, du Beau, du Bien, selon le but. Par conséquent, chaque action doit comporter tant de la Science, que de la Morale et de l’Art et puisque la pensée engendre l’acte, autant que celle-ci s’attache au Vrai, au Beau, au Bien.

    Je m’essaye, et par jeu aussi, de toujours penser et d’agir dans ce cadre.

    Ce n’est peut-être qu’une croyance, mais elle me sied bien et j’y prends du plaisir.

    Tu peux me considérer comme « Pascalien » (de Blaise Pascal)

    En voici en extrait fameux :

    "L’imagination dispose de tout. Elle fait la beauté, la justice et le bonheur qui est le tout du monde.

    Je voudrais de bon cœur voir le livre italien dont je ne connais que le titre, qui vaut lui seul bien des livres, Dell’ opinione regina del mondo. J’y souscris sans le connaître, sauf le mal, s’il y en a.

    Voilà à peu près les effets de cette faculté trompeuse, qui semble nous être donnée exprès pour nous induire à une erreur nécessaire. Nous en avons bien d’autres principes.

    Les impressions anciennes ne sont pas seules capables de nous abuser, les charmes de la nouveauté ont le même pouvoir. De là viennent toutes les disputes des hommes, qui se reprochent ou de suivre leurs fausses impressions de l’enfance, ou de courir témérairement après les nouvelles. Qui tient le juste milieu ? Qu’il paraisse et qu’il le prouve. Il n’y a principe, quelque naturel qu’il puisse être même depuis l’enfance, [qu’on ne] fasse passer pour une fausse impression soit de l’instruction soit des sens.

    « Parce, dit‑on, que vous avez cru dès l’enfance qu’un coffre était vide lorsque vous n’y voyiez rien, vous avez cru le vide possible. C’est une illusion de vos sens, fortifiée par la coutume, qu’il faut que la science corrige. » ‑ Et les autres disent «  Parce qu’on vous a dit dans l’École qu’il n’y a point de vide, on a corrompu votre sens commun, qui le comprenait si nettement avant cette mauvaise impression, qu’il faut corriger en recourant à votre première nature. » ‑ Qui a donc trompé : les sens ou l’instruction ?

    Nous avons un autre principe d’erreur, les maladies. Elles nous gâtent le jugement et le sens. Et si les grandes l’altèrent sensiblement, je ne doute pas que les petites n’y fassent impression à leur proportion.

    Notre propre intérêt est encore un merveilleux instrument pour nous crever les yeux agréablement. Il n’est pas permis au plus équitable homme du monde d’être juge en sa cause. J’en sais qui pour ne pas tomber dans cet amour‑propre, ont été les plus injustes du monde à contre‑biais. Le moyen sûr de perdre une affaire toute juste était de la leur faire recommander par leurs proches parents. La justice et la vérité sont deux pointes si subtiles que nos instruments sont trop mousses pour y toucher exactement. S’ils y arrivent, ils en écachent la pointe et appuient tout autour plus sur le faux que sur le vrai.

    (L’homme est donc si heureusement fabriqué qu’il n’a aucun principe juste du vrai, et plusieurs excellents du faux. Voyons maintenant combien.

    Mais la plus plaisante cause de ses erreurs est la guerre qui est entre les sens et la raison.)

    L’homme n’est qu’un sujet plein d’erreur naturelle et ineffaçable sans la grâce. [Rien ne] lui montre la vérité. Tout l’abuse. ‑ Il faut commencer par là le chapitre des puissances trompeuses. ‑ Ces deux principes de vérité, la raison et les sens, outre qu’ils manquent chacun de sincérité, s’abusent réciproquement l’un l’autre. Les sens abusent la raison par de fausses apparences, et cette même piperie qu’ils apportent à l’âme ils la reçoivent d’elle à leur tour. Elle s’en revanche. Les passions de l’âme troublent les sens et leur font des impressions fausses. Ils mentent et se trompent à l’envi.

    Mais outre cette erreur qui vient par accident et par le manque d’intelligence entre ces facultés hétérogènes..."



  • ffi ffi 16 juin 2009 18:59

    @ bois Guilbert :
    La vision Aristétolicienne à laquelle vous vous limitez vous contraint à une pensée fragmentaire. Votre réflexe idéel est de saucissonner la réalité en catégories selon vos à priori, puis déduire de ces catégories des idées sur la réalité. Ce faisant, il me semble que vous restez prisonnier de vos préjugés.
    De mon point de vue - mais peut-être me trompé-je, cette manière de raisonner n’est pas correcte. Elle nie la nature même de la pensée (qui vient du latin pensare, ce qui signifier peser, c’est-à-dire balancer ensemble au moins deux idées).
    L’Idée est plutôt de l’ordre du récit, c’est-à-dire qu’elle est une chose cohérente et dynamique. (voir ici pour une vision imagée de ce qu’est une idée, de sa nécessité de maintenir une cohérence, et de son aspect néanmoins dynamique). Cela implique que penser consiste à confronter intérieurement deux récits idéels jusqu’à ce qu’il en émerge une nouvelle idée par fusion / bifurcation ou attirance / répulsion de celles-ci. Il y a un « fil » de la pensée.

    En adoptant une pensée par catégories aristétoliciennes, vous confrontez deux objets statiques, issus de votre propre classification, lesquels ne peuvent jamais s’emmêler de manière dynamiques mais seulement s’enchaîner temporellement dans une relation de cause à effet. Ce faisant, vous passez à coté de la complexité inhérente des choses et ne pouvez jamais affiner votre système de catégorie au cas où celui-ci ne serait pas adéquat. Par conséquent votre système de cause à effet, devient très fragile en cas de paradoxe, et en général, vous préférez les éviter et nier les réalités qui ne vous conviennent pas.

    @Sylvain Reboul même commentaire que pour Bois-Guilbert :

    Vous nous récitez une petite histoire, qui n’est rien d’autre qu’un amalgame :
    - Nation => Nationalisme => Xénophobie => Nazisme => guerre.
    (A mon avis issu des années de lavage de cerveaux tels que l’on subit les baby-boomer)

    Et vous concluez : Pour en finir avec la guerre : détruisons la nation !

    Malheureusement, cela ne tient pas, la Guerre en Irak, par exemple, qu’a-t-elle à voir avec le nationalisme ?

    J’ai écrit que la Nation est simplement (selon l’étymologie Natio = naissance), la communauté des gens qui sont nés dans un même lieu. Le nationalisme (suffixe -isme : tendre vers), désigne la volonté des gens d’un lieu de se gouverner par eux-même. Rien ne permet d’affirmer que cette volonté soit nécessairement xénophobe, cela peut aussi être pour des raisons d’efficacité politique pour parvenir aux aspirations.

    Lorsqu’un peuple est confronté à une forme de Tyranie extérieure à lui-même, le nationalisme est un recours légitime. Puisque cette tyranie est le fait non pas d’un pays, mais de souverainetés privées composées des oligarchies économiques, ou encore d’instances internationales / intra-nationales à leur mesure, aucun pays étranger ne peut en être tenu pour responsable, et donc, le risque de voir se développer la Xénophobie est absent.

    D’ailleurs la xénophobie actuelle se focalise plutôt sur les musulmans, lesquels ne sont en rien responsable de la situation catastrophique de l’occident. Ce serait plutôt le contraire qui serait vrai, l’occident pourrait être perçu par les musulmans comme responsable de la situation du monde musulman et la xénophobie pourrait s’y développer. Je trouve les musulmans très sages et aptes à faire la part des choses entre les fripouilles qui nous gouvernent, qui sèment le chaos et la désolation dans le monde entier, et le simple peuple qui subit le dictat de ses dirigeants corrompus. Du point de vue de l’occident, la tendance lourde du néo-conservatisme consisterait plutôt à présenter les gens de religion musulmane comme des boucs émissaires, comme ce fut le cas pour les gens de religions juive, ou bien les tziganes, communistes, socialistes pendant les années Nazies. La Xénophobie vient donc du coté « mondialiste » (Et d’ailleurs c’est très cohérent quand on sait qui a financé Hitler - Prescott Bush, grand-père de George, par exemple, et globalement une grande partie de la haute-bourgeoisie, farouchement intéressée par les thèses eugénistes).

    Dans la période actuelle, c’est le mondialisme qui a théorisé la guerre comme pratique légitime, selon « le droit d’ingérence » ou bien encore en érigeant un « gendarme du monde ». Au final, tout le monde sait bien que ce sont des justifications pour permettre à des souverainetés privées (les grosses boites), de s’emparer des ressources intéressantes à exploiter dans tous les pays.

    Jaurès, socialiste et patriote, disait le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage.

    Contre la guerre de 14, il fut assassiné.

    Il n’y a pas à omettre le débat sur l’intérêt de la nation, au contraire, refuser d’y entrer sous prétexte que cela sera xénophobe, c’est permettre implicitement aux xénophobes de s’en emparer. Comme qui ne dit mot consent...

    Personnellement, j’y entre, sans xénophobie, et puisque le mot de nationalisme est connoté, je me dirais patriote, en faisant valoir qu’il est totalement légitime pour les gens nés dans un même lieu (la nation), de se gouverner par eux-même, et qu’il y a un certain nombre de raison à cela : efficacité économique, efficacité politique, respect de l’environnement, respect des êtres humains qui s’y trouvent.

    C’est un peu l’éloge de la proximité des pouvoirs de décision d’avec le peuple, si vous voulez.

    C’est aussi parce que lorsqu’un système de décision a pourri et s’enfonce dans l’horreur, l’honnêteté morale impose de le constater, puis de s’organiser pour le renverser par un autre, c’est-à-dire, en démocratie, ne plus voter pour ceux qui l’ont installé et le représentent.

    Ceci sera vrai jusqu’à la fin des temps.



  • ffi ffi 16 juin 2009 17:21

    Non, je n’ai pas de références historiques en particulier. Simple déduction logique : si j’avais été moi-même roi d’Angleterre, j’aurais voulu renverser la monarchie capétienne pour m’avoir fait perdre ces précieuses - et immenses colonies.
    Et aussi un constat plus général : l’Angleterre s’est constamment ingérée dans les affaires de la France : Guerre de cent ans, guerres de religion (duc de Guise marié à Marie Stuart), prise de Québec, concurrence en Inde... (d’où son surnom de perfide Albion).
    Dans l’affaire du collier de la reine Marie-Antoinette, il y a quelques liens :
    Un des protagoniste s’enfuit à Londres.
    L’autre (Cagliostro) ayant été initié là-bas à la Franc-Maçonnerie.



  • ffi ffi 16 juin 2009 15:42

    Merci.
    Bon, je viens de lire une bonne partie de vos textes sur agora vox.
    Il me semble que vous avez raison dans votre démarche.

    C’est extrêmement étonnant de la part des archéologues d’avoir autant de difficulté à accepter que les Gaulois aient pu construire des bâtiments en pierre. Marseille fut fondée en -600, les pierres furent érigées entre -2000 et -1500 à Carnac. Pourquoi les Gaulois se seraient-ils privés de construire en pierre ? De même, comment pouvaient utiliser la poterie et ne pas connaitre les briques ? Il n’y a aucune raison de leur interdire « à priori » cette possibilité, à fortiori lorsque tout le monde alentour utilise ces pratique de construction.

    Par conséquent, ce qui se dessine, au travers de votre constatation pleine de bon sens, c’est que les archéologues - ne croyant pas à une civilisation de bâtisseurs - s’entêtent à chercher là où il n’y a pas de construction, et au final, là où il n’y a rien. C’est assez comique. Cette fausse croyance les ferait se tromper constamment ! Il prendraient donc les vestiges Gaulois pour des vestiges datant du début de la « colonisation » romaine, ce qui emmêlerait toutes les chronologies.

    Je suis près de Poitiers (une très vieille ville), il y a un baptistère réputé datant de Clovis, je n’y suis jamais allé, peut-être est-ce une idée ? Qu’est-ce qui pourrait être révélateur selon vous d’une construction gauloise ?

    Autre chose étonnante, j’ai remarqué que le symbole du Chrisme était utilisé dans les mouvements se réclamant du mysticisme chrétien (martinisme, Rose-Croix). Ce mysticisme ne serait-il pas en fait une survivance du culte d’Apolon, ou d’un culte solaire, caché sous l’apparence chrétienne pour éviter l’inquisition ? Ah, je vois que sur la page Wikipedia sur le chrisme, il y a une photo d’une représentation en mosaïque dans l’église Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers. J’irais voir.

    Oui, je pense que vous avez raison, Mr Mourey, de refuser de poser ce postulat absurde qui consiste à considérer que les rois Gaulois vivaient forcément dans des cahutes en bois.

    Mais, vous savez, cela doit être extrêmement difficile pour des docteurs à qui l’on a toujours dit qu’il en était ainsi d’en intégrer l’idée. Encore que, l’honnêteté intellectuelle devrait le permettre car vos arguments sont d’une logique imparable. Il y aurait la possibilité d’une volonté de mensonge. Mais pour quels motifs ? Liés aux cultes mystiques ? Mystère.

    Bon, pour définitivement prouver la validité de l’approche, le mieux serait de déduire logiquement qu’un bâtiment est Gaulois par son aspect, ou bien par les textes, puis d’y faire des fouilles et y trouver des objet Gaulois.

    C’est la fin de la démarche hypothético-déductive. L’hypothèse est imaginée, s’ensuit une déduction logique puis les faits, les mesures, les découvertes montre la validité de la déduction, ce qui montre la validité de l’hypothèse.

    C’est incompréhensible que la république vous refuse cette possibilité.
    Peut-être une pétition ? Une pétition pour changer un postulat de recherche ? Ce serait inédit.

    En tout cas, merci encore. Au plaisir de vous relire.



  • ffi ffi 16 juin 2009 03:44

    Excusez-moi, comment met-on une image ?

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