« Il y a aussi deux sortes de vérités, celles de Raisonnement et celle de Fait. Les vérités de Raisonnement sont nécessaires et leur opposé est impossible, et celles de Fait sont contingentes et leur opposé est possible. » Leibniz, Monadologie.
Vous ne pouvez pas, par un raisonnement abstrait, aussi savant soit-il, déterminer la vérité d’un fait, car son aspect contingent oblige à en regarder le détail pour y déterminer le vrai.
Quand ceux qui s’opposent ainsi aux questionnements concrets sur des évènements controversés nous font ce genre de savants raisonnements, où ils amalgament un peu tout et n’importe quoi, tout le monde et n’importe qui, ils ne peuvent jamais être crédibles face à ceux qui considèrent les faits, ceux qui exposent en détails les évènements comme support à leurs interprétations.
Votre argumentaire revient à tenter de bricoler une « race » d’homme particulière - le conspirationniste, à qui vous taillez un costume sur mesure pour expliquer qu’il dit forcément n’importe quoi (étant donnée sa « race »).
Mais, hélas pour vous, la vérité d’un fait, il faut aller la chercher dans l’évènement lui-même. La vérité d’un propos, elle se juge sur la conformité aux faits, par sur la « race » supposée de celui qui les tient.
Njamena : faut quand même voir que l’Islam légitime le défoulement des pulsions sadiques de la masse, au nom de Dieu ! Comment ne pouvez-vous pas le voir ? Il s’entretient par la terreur de tous par tous...
De mon point de vue, c’est indubitablement qu’il consacre une fausse définition de Dieu.
Les religions transportent aussi, au-delà de leur mythologie propre, des principes de vie en Commun, que ce soit en matière d’organisation des pouvoirs, ou encore en matière de moeurs (la manière des rapport individuels) : des principes de civilisation. De fait, chaque zone de civilisation a sa religion.
Croire en une religion, c’est aussi croire que les principes de civilisation qu’elle propose sont les meilleurs.
Or, on ne peut pas croire en même temps deux choses contradictoires, comme par exemple croire à l’héliocentrisme et au géocentrisme en même temps.
Parfois, il arrive des moments historiques où il nous est proposé plusieurs alternatives. On nous demande de choisir parmi celles-ci le meilleure.
Alors on se bat pour les principes de la société que l’on aimerait avoir pour l’avenir et contre les principes d’une société que l’on ne veut pas.
Il y a ce choix à faire. C’est une forme d’intolérance, c’est vrai. Mais je ne vois pas comment faire autrement. Les résistants furent intolérants vis-à-vis des Allemands.
Ne croyez pas que la répression politique soit le propre des religions. Le communisme, la terrorisme révolutionnaire, le nazisme en ont aussi fait usage intensément.
Quand une foule partage une certaine conception du Bien Commun, elle tend à réprimer ceux qui en ont une autre. C’est triste, mais cela fait hélas partie de la condition humaine.