C’est Claude Levi-Strauss qui avait remarqué que dans les peuples qui ne connaissaient que la nourriture crue, il n’y avait non seulement aucun mot pour désigner le cuit, mais en plus aucun mot pour désigner le crû... C’est-à-dire que la distinction cuit & crû n’y existait pas.
De même en science, puisque celle-ci ne connaît que le profane, par conséquent la distinction entre profane & sacré n’y existe pas ! De fait, ce ne sont pas des mots du vocabulaire scientifique.
C’est toujours le même problème avec Mr Dugué, et je lui ai déjà fait remarqué : Il ne définit jamais de quoi il parle. Il ne précise jamais dans quel sens il entend les terme qu’il emploie.
Du coup, il ne sort jamais rien de précis et de construit de ses articles, c’est toujours flou. Cela nous réduit à devoir commenter une sorte de paysage obscurcit par un épais brouillard.
A mon avis, s’il fut rejeté de l’université, c’est certainement par ce manque de rigueur.
Pourquoi t’arrêtes-tu à l’oeuf ? C’est arbitraire L’oeuf est aussi la réunion de deux gamètes... Il y a deux méthodes de reproduction : chez les procariotes, la division du parent ; chez les eucariotes, l’union de deux parents complémentaires.
Force de gravitation = 2 masses en relation ; Force de Coulomb = 2 charges en relation ; Force d’Ampère : 2 courants électriques en relation ; Force de Biot et Savart : 2 pôles magnétiques en relation.
C’est bien là le trait du créationnisme : admettre une pluralité de choses au départ, puis remonter à ce qui est de commun dans les rapports entre ces choses, par considération de l’analogie des rapports.
Je sais bien que tu pratiques au contraire, par catalogie : supposer l’unité à l’origine puis essayer de trouver la logique qui mène à la pluralité actuelle. Mais évidemment, personne n’a les moyens de savoir ce qui était à l’origine... Nous ne connaissons que ce qui est actuel. Par conséquent, tu ne peux faire que des mythologies (évolution, big-bang,...etc), qui sont de toute façon invérifiable d’un point de vue scientifique, puisque le passé est révolu.
Quant au raisonnement bancal, vous en connaissez un rayon. Vous me disiez dernièrement : Nietzsche dit bien l’ésotérique et non pas l’ésotériste. L’ésotérique
dans son discours veut dire ésotérisme en tant que façon de voir qui
voit bien en effet de Haut en Bas. Ésotériste est un mot inconnu, sans définition, contrairement à ésotérique.
Toutes ces contorsions parce que manifestement Nietzsche dit le contraire de ce que vous espériez...
En fait, vous utilisez les mots à contre-emploi : vos définitions des mots « ésotérisme » et « symbole » sont fausses, car vous les avez vraisemblablement bricolé dans votre coin. Vous les entendez plutôt comme « exotérisme » et « métaphore ».
Par conséquent, bien que nous pourrions penser des choses similaires sur certains points, nous ne pouvons pas nous entendre, étant donné que vous employez les mots dans un sens non usuel, que vous en changez le sens pour ne pas changer d’idée... C’est du nominalisme.
Mouche du coche : Le créationnisme met d’une certaine manière l’imagination sous tutelle, il la restreint.
C’est intolérable pour beaucoup, qui souhaitent pouvoir spéculer sans limite, et se faire tous les films qu’ils désirent. Cependant, si un peu d’imagination est profitable à la science, son excès lui est complètement défavorable, car toute science est une imagination qui s’est attachée à se vérifier concrètement dans le réel, par des preuves expérimentales.
Epicure : je parle bien évidemment du postulat à la base du créationnisme, qui permet de résoudre élégamment le problème de l’unité et de la pluralité : l’unité primordiale, Être intelligent, a produit la pluralité par un acte créateur.
Pour le créationniste, il n’y a pas de problème philosophique à envisager une pluralité au départ d’une réflexion. Ce n’est généralement pas le cas pour les autres qui doivent poser une unité primordiale et passent alors leur temps à tenter de comprendre de cette unité primordiale est devenue plurielle (tel est l’entreprise du darwinisme, ou de la cosmologie moderne). Or cela les projette toujours dans la production de mythologie, puisque, aujourd’hui, le monde est pluriel.
Pour le reste, voyez Nicole Oresme, dont les intuitions seront suivies jusqu’à l’élaboration rigoureuse du calcul différentiel et intégral. L’impulsion fondamentale à la science a été donné par le créationnisme, c’est absolument évident pour qui se penche sur l’histoire des sciences en Europe. Voyez aussi un historique de la rénovation de la notion de causalité ici.
La pensée humaine a soif de cohérence, d’où son appétit pour le commun, donc pour l’Un. Mais l’Un n’explique que lui-même, et il faut donc la force de poser une pluralité au départ. C’est cette force que donne le créationnisme, puisque le rapport entre l’unité et la pluralité y déjà est résolu.
A défaut, l’on se perd en constructions mythologiques pour expliquer le présent dans sa pluralité actuelle. Or, pour moi, la science, c’est ici et maintenant, car c’est le lieu et le temps de l’expérience reproductible. Donc ne confondez par mythologie et science, SVP...
Quant à la géologie, je préfère la penser en terme d’expansion terrestre, cela me semble plus cohérent.