Il me semble que l’Etat ne paye que les profs de l’enseignement privé, tout le reste (matériel scolaire, personnels d’administration,...etc), étant à sa charge, d’où le tarif à l’entrée.
D’autre part, il y a un certain nombre de lycées fameux, publics, (lycées Louis-le-Grand, Henri IV) qui font une sélection à l’entrée.
Personnellement, il ne me choque pas que l’État entretienne certaines filières d’excellence, il s’agit aussi d’avoir des élites bien instruites, c’est profitable au bien commun.
Historiquement, c’est tout-à-fait faux : l’instruction, sous l’ancien régime, a toujours été gratuite pour les pauvres et c’est l’église qui l’organisait ainsi.
Sous la IIIème République, craignant la main-mise sur les conscience de l’Église par l’instruction qu’elle donnait, l’État fut utilisé par ses dirigeants (dont Jules Ferry) pour mettre en place une instruction Étatique. Cependant, l’enseignement catholique avait gardé un prestige suffisant pour qu’il perdurât. Maintenant, ses résultats parlent pour lui, et il est donc logique qu’il garde un certain attrait.
Par exemple, le président actuel, le socialiste François hollande, a fait ses études au pensionnat Jean-Baptiste de la Salle, à Rouen.
Je ne parle pas de la séparation de la science et de la religion, mais de la distinction entre profane et sacré, qui n’existe pas en science, alors qu’elle existe toujours en religion (c’est même à cela qu’on reconnaît la religion).
Le créationnisme met l’intellect en disposition d’envisager qu’il y a une pluralité de choses et d’êtres, de matière et d’esprits dès le départ. L’unité est dans le créateur, mais pas dans ses créatures. Tout au plus peut-on parler d’harmonie entre les créatures.
Les philosophies gnostiques ou bouddhistes ne peuvent pas envisager cette pluralité à l’origine, il leur faut un seul Être, dont tous les autres découlent. De ce point de vue, ils tiennent que l’autre, c’est moi, ou que moi, c’est l’autre :il s’agit de se réunir au cosmos pour rétablir l’unité perdue.
La science contemporaine a manifestement pris ce pli gnostique et bouddhiste : elle se perd en mythologies censées explique comment l’Un est devenu plusieurs.
C’est la raison pour laquelle le créationnisme fut si prolifique en science : la science, elle se fait ici et maintenant. Or ici et maintenant, il y a une pluralité manifeste. Donc, en acceptant de poser une pluralité au commencement d’une réflexion scientifique, l’on se conforme au réel.
Ceci ; l’ontologie ne peut le faire. Elle se doit de poser l’unité au départ. Mais comme cette unité n’apparaît pas aujourd’hui, l’ontologie passe son temps à imaginer des mécanismes qui permettent d’expliquer la pluralité actuelle à partir de l’unité primordiale... Le créationnisme a déjà sa résolution du problème. L’Un primordial, par son acte de création, a créé la pluralité.