@Castel : Votre idée du créationnisme est très proche de la mienne sauf vous semblez l’inclure dans le temps.
En effet, c’est bien cela, il s’inscrit dans le temps. Mais ce n’est pas ma conception propre, c’est sa conception depuis ses débuts. La preuve est que, précisément, la causalité de la science classique, par le créationnisme, s’est inscrite dans le temps (alors que tel n’était pas le cas pour la causalité antique) : une origine des temps, une fin des temps, un temps qui s’écoule de manière linéaire entre l’origine et la fin.
Nous savons bien qu’il y a une pluralité de choses et d’êtres dans le monde, c’est manifeste. Reste le mystère de savoir pourquoi il en est ainsi.
Maintenant, penser la pluralité des êtres par le créationnisme, conduit à envisager la société comme une collectivité de personnes chacune responsable de leurs actes. Par conséquent, les notions d’inconscient collectif à la Jung, y sont en trop (de fait, ce genre de conception vient des courants gnostiques, via la notion d’égrégore). En revanche, l’on envisagera que toute personne a une certaine propension à l’imitation et au conformisme.
C’est que ce n’est pas un débat scientifique, c’est un débat religieux et métaphysique.
Ce genre de débat est à jamais sans fin, car l’on ne pourra jamais prouver une théorie par des mots, il faudra toujours s’en remettre à des faits concrets (et reproductibles...) pour ce faire.
Après, chacun est légitime à poser ses axiomes en amont de sa réflexion. Mais on ne peut pas prouver des axiomes, on les pose puis on construit par-dessus. On en jugera la pertinence par leurs fruits.
C’est vrai que pour Newton son égo était le centre du monde : son génie fut de savoir s’attribuer les découvertes d’autrui : la Force de Hooke, la force centrifuge de Huygens, le calcul différentiel de Fermat, la gravitation de Kepler...