En fait, établir la subsistance de quelque chose après la mort nécessite
une sorte de procès scientifique où l’instruction doit rassembler tous
les éléments à charge permettant de statuer sur le passage de « quelque
chose » dans d’au-delà. L’approche ontologique est préconisée.
Pourquoi se préconiser à priori une approche particulière, ontologique ? En effet, qu’en savons-nous à priori ? Pourquoi ne pas simplement tenir l’abondance des témoignages des hommes à travers l’histoire comme dignes de foi ? En effet, seul des témoignages peuvent donner une vue à postériori.
L’ontologie, c’est l’étude des propriétés général de l’Être, pensé comme immanent, chez Aristote.
Or si l’homme est dans un destin ascendant, c’est-à-dire s’il est voué à monter vers Dieu dans l’au-delà, il échappera in fine à l’Être ici-bas. Par conséquent, l’étude des propriétés générales de l’Être ici-bas ne nous serait donc d’aucun secours pour connaître l’Être de l’au-delà.
En revanche, que l’homme soit dans un destin « ascendant » ou « plat », qu’il aille dans l’au-delà après trépas, ou bien qu’il reste ici-bas, les témoignages de ces quasi-trépassé resteront toujours instructifs, et nous en apprendrions donc toujours sur cet Être après trépas, qu’il soit ici ou ailleurs.
Mieux vaut donc, dans tous les cas, suivre la foi en ces témoignages plutôt que la foi en une axiomatique posée à priori.
Vos préjugés vous égarent (vous m’aviez bombardé « ennemi », il y a peu). Je relevais juste les deux inexactitudes que vous exposiez : Oui, j’ai déjà entendu des prêtres évoquez ces phénomènes des quasi-trépas. Vous disiez que cela n’existait pas. Oui, j’ai déjà entendu rapporté des quasi-trépas à vision infernales. Vous disiez qu’il n’y avait rapporté que des visions d’amours.
Le diable est-il l’ennemi de Dieu ? nous sommes loin du sujet. Il n’y aurait aucune liberté si le diable n’existait pas. Il est donc certainement préférable que le diable existe et qu’il y ait de la liberté. Ou alors peut-être Dieu n’est-il pas tout puissant : ce ne serait pas le premier Être à se faire dépasser par sa création. Dans ce cas, puisqu’il nous a donné la vie, il mérite notre aide.
Note : le système de Leibniz est un peu faux, car il y a parfois du contingent qui vient avec la mesure par accident, du fait de l’influence de l’instrument de mesure.
Ce contingent-ci n’appartient pas à Dieu, il n’est pas le fruit d’une volonté divine, et de plus il n’appartient pas à l’essence de l’objet non plus : Il est le fruit de la relation imprévisible à priori entre la sonde et le sondé. C’est un contingent de type kantien : énoncé à postériori.
C’est un pur accident au sens d’Aristote (Ouvrage « les Topiques » : συμβεβηκός -> littéralement : « venu avec »). C’est un effet « convenu » entre le sondeur et le sondé, non par complicité, mais du simple fait du sondage, comme si pendant la mesure se passait une sorte de tractation entre la sonde et la chose, l’une tractant l’autre et vice-versa, jusqu’au contrat final, la mesure effective.
Ce genre de contingent-ci, on peut le traiter avec des probabilités. D’où la quantique.
En français, on peut dire trépasser : « passer à travers ». Au lieu de ce barbarisme NDE, acronyme angliciste de surcroit, on pourrait parler de quasi-trépas.