@ Jorge Atlan : Je répète : je suis pour un patriarcat, à la française, avec galanterie !
Oui, dans la famille, qui est une micro-société, il faut une responsabilité, et une seule. C’est au père de porter cette responsabilité. C’est à lui qu’on va demander des comptes.
Ce n’est pas une question de prendre un ascendant, c’est une question d’organisation dans le couple pour qu’il soit efficace. Mais les gens ne sont pas obligés de se mettre en couple, s’ils n’en veulent pas. De même, ils ne sont pas obligé non plus d’avoir un couple efficace...
Pour l’enfant, le père c’est l’extériorité, la mère c’est l’intériorité. L’enfant vient de l’intérieur du cocon (le ventre de la mère), pour aller vers l’extérieur, la société. Le père, symboliquement, c’est le monde extérieur, la mère, le monde intérieur.
La mère fait l’autorité du père, en lui obéissant visiblement aux yeux de l’enfant. Cela fait comprendre symboliquement à l’enfant que le monde extérieur ne se pliera pas à son intériorité, à ses caprices, ce qui est vrai : ce que je veux n’est pas nécessairement ce que j’aurais...
Les parents ne sont pas identiques pour l’enfant du fait de la manière qu’il naît. Donc l’organisation optimale de la famille découle de ces contingences.
Mais cette organisation n’est vraie que dans la famille, aux yeux de l’enfant, pour le reste, dans la société, et c’est ça galanterie, les femmes étant plus faibles en force que les hommes, la politesse veut que ce soient les hommes qui servent les femmes.
Le cas que tu rapportes est un cas de jalousie. Personnellement, je n’ai jamais été jaloux, la jalousie n’est pas mon système, et je trouve cela odieux d’enfermer une femme, je ne l’ai jamais fait.
Au contraire, la norme des relations sociales entre hommes et femmes, en dehors du cadre familial qui est une sorte de « comédie éducative » jouée par deux comédiens dans l’intention d’éduquer l’enfant, doit être la galanterie, car la bienséance veut que celui qui est le plus fort, porte assistance à celui qui est le plus faible. D’ailleurs, la galanterie ne se limite pas aux relations hommes/femmes.
Nous avons donc deux normes différentes parce que nous avons deux cadres différents avec des visées différentes : le cadre social, impliquant la responsabilité personnelle, lieu de la galanterie et de l’autorité de l’état ; Le cadre familial, à vidée éducative, lieu de la douceur maternelle et de l’autorité paternelle.
« De même pour l’enfant, s’il fait une bêtise, il doit être puni. » avais-je écrit
Mouais... question éducation, ça se discute. Pour ma part je suis adepte du confucianisme : « Le père qui n’enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s’il les néglige » . Cela relativise un peu votre point de vue, car si l’enfant fait une bêtise, les parents (les,
car dans ma vision des choses, la fonction paternelle peut tout aussi
bien être tenu par le père ou la mère, au contraire de la théorie
freudienne) sont tout aussi responsables que lui.
Ce n’est pas parce que tu dis quelque chose à un enfant qu’il va t’obéir... Le père est en effet responsable du comportement de l’enfant (en matière civile). Par contre, il n’est pas coupable du comportement déviant de l’enfant qui lui a désobéi.
Être responsable du comportement d’un autre, voilà bien le casse-tête auquel est confronté le père. C’est ce qui justifie précisément son rôle de « chef de l’enfant » car il porte sur lui la responsabilité d’un être irresponsable. L’enfant est donc de fait sous la tutelle de son père.
Vous êtes sans réserve pour punir par l’Etat les parents s’ils fautent, mais vous êtes dubitatif sur le fait que les parents punissent les enfants s’ils fautent.
Dites-moi : si l’enfant fait une faute, vous m’affirmiez céans que le père est responsable de cette faute. Vous tenez donc que si l’enfant fait une faute grave, cela justifie de condamner son père à une peine significative.
Donc votre système, c’est le gamin qui peut faire toute les conneries qu’il veut, à chaque fois c’est le père qui trinque, et en plus, le père n’a même pas droit de punir son enfant car ce serait pour vous une faute qui serait condamnable par la justice !
Désolé, mais le Père a le droit de se défendre de ces actes dont il n’est pourtant pas coupable, mais dont il porte la responsabilité. Et donc il se doit de punir l’enfant, d’une certaine manière, en cas de faute de sa part.
Ha bon (bis) ??? Et les »gamins« qui leur en rajoute une couche sont
aussi responsables des conditions de vie imposées à ces parents qui
s’énervent. Belle philosophie !!!
Euh oui... Les comportements enfantins sont aussi responsables des conditions de vie des parents... puisqu’ils vivent ensembles. Souvent, ces comportement sont source de joie, mais ce n’est pas toujours le cas : source de peur, de tracas, de maux de tête, d’agressions physiques ou d’agressions verbales, source de travail, source de fatigue.
A mon avis, c’est évident, tu n’as pas d’enfant. Tes grands principes sont bien jolis, mais en pratique, ils sont inutilisables.