Cependant, notez que l’entropie va toujours en s’accroissant. Ce qui signifie qu’aujourd’hui elle est encore plus grande qu’il hier. D’autre part, il n’y a pas d’indices qui montre que de l’entropie pourrait se transformer en un corps. L’entropie est plutôt conçue comme une qualité statistique, calculée pour une grande quantité de corps (nombres de configuration).
Mais j’admets, c’est un défi à l’intelligence. Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Moi je sors mon Joker ! c’est Dieu !
Mon intelligence ainsi apaisée, je peux me pencher sur comment fonctionne l’existant.
Remarquez que les recherches militaires ne s’embarrassent jamais de ces considérations métaphysiques, elles vont droit à leur but. Pourquoi donc la recherche publique, et toutes les revues civiles de recherches sont-elles ainsi dirigées vers l’élaboration d’une mythologie originelle (big bang, darwinisme, théorie des cordes, la « particule de dieu », ...etc), chose que l’on ne pourra jamais prouver à coup sûr ? N’est-il pas logique que le progrès s’enraye ?
C’est sûr que, d’un certain point de vue, si vous réduisez le monde en miette, il ne restera plus que de la chaleur, celle engendrée par votre opération de destruction générale.
Mais les conséquences prévisibles de cette destruction totale du monde doivent elles être envisagées comme ressemblant à ce qui fut au début ?
Si au moins on savait ce qu’est la chaleur, déjà ce serait beaucoup...
En thermo, la quantité de chaleur échangée est modélisée comme le produit de la température par la différentielle de l’entropie (2nd principe) : δQ = T*dS. Autrement dit : δQ n’est pas une différentielle exacte. En revanche dS est une différentielle exacte, donc intégrable. Ce que l’on peut intégrer, c’est δQ/T.
L’entropie sert à modéliser les pertes caloriques, inévitables sur un cycle de transformation énergétique. Elle exprime, d’une certaine manière, que le mouvement perpétuel ne peut pas exister. Si la variation d’entropie peut être négative de temps en temps, au global, sur un cycle complet, l’entropie augmentera toujours (dS > 0), ce qui revient à dire qu’il y a toujours des pertes de chaleur.
Désolé, message croisé. Personnellement, il ne me dérange pas que quelqu’un prenne une posture métaphysique particulière, quand il affirme celle-ci clairement.
Cela montre qu’il connaît sa tournure d’esprit, il se connaît lui-même, il n’est pas dupe de lui-même.
Il dit : voilà avec tournure d’esprit je choisis, en conscience, d’envisager les choses !
La métaphysique est un instrument pour penser le monde, et je réclame le droit de tester plusieurs instruments, afin de voir lequel est le plus fructueux.
Pour ton hypothèse, c’est déjà extrêmement abstrait de mon point de vue. Je ne suis pas tout-à-fait sûr de maîtriser assez le concept d’entropie et d’autre part je me demande ce que tu entends par là : souvent on entend dire tout et n’importe quoi sur le sujet.
L’entropie, pour moi, reste fondamentalement, une fonction d’état thermodynamique qui permet d’exprimer la quantité de chaleur échangée en proportion de la température, dans certaines conditions (réversibilité).
Ensuite, je n’étais pas moi-même au début. Au mieux je te dirais : peut-être. Fondamentalement, je n’ai pas l’ambition d’expliquer le début. J’ai plutôt envie de bien expliquer ce qui existe actuellement.
Et avec Darwin, combien d’autres grands esprits des lumières ?
Les lumières furent surtout des adorateurs de la parlotte, empressés qu’ils étaient de détrôner les « oratores » de leur prérogative historique.
Mais si on regarde attentivement l’histoire, les « grands esprits » des lumières n’ont pas laissés de trace en histoire des sciences (hormis les Maupertuis ou D’Alembert, qui ont fini fâchés avec la « secte » , comme on disait à l’époque). Au contraire, l’époque est plutôt un retour à la superstition (voir mesmérisme, illuminisme). En fait, le progrès scientifique est venu pour beaucoup de l’observation prolongée de tous petits points de détails qui semblaient pourtant au départ anodins.
Les « grands esprits » des lumières, eux, avaient une bien plus grande ambition, ils avaient à priori déjà raison sur tout : ils ont préféré abonder en généralités préconçues. Par conséquent, en science, leur héritage est négligeable. En matière de progrès techniques, on ne leur doit guère plus que la guillotine... qui, hélas, décapita Lavoisier.