Est-ce que le fait de dépenser des dizaines voire des centaines de milliard pour la réduction du CO2, va-t-il donner à manger à des gens qui meurent de faim, ou combattre les maladies infectieuses ? Qu’est-ce qui est le plus urgent ?
Sans parler du fait que le rôle exact est loin d’être établi dans les changements climatiques.
Je me permet de citer Lomborg :
"La répétition constante de la litanie et des exagérations sur l’environnement est lourde de conséquences. Elle engendre en nous la peur et nous fait dépenser nos ressources et notre énergie à résoudre des problèmes imaginaires en ignorant les questions réelles et urgentes (pas nécessairement environnementales). C’est pourquoi nous devons avoir connaissance des faits et disposer des meilleures informations possibles afin de pouvoir prendre les mesures les plus adaptées."
Merci pour les liens. Je ne parle pas spécialement des liens que vous avez proposé, mais je m’étonne de voir souvent que le refroidissement est toujours présenté comme une variabilité naturelle et le réchauffement comme étant du à l’homme. Alors qu’il y a mille ans, pendant l’optimum médiéval, nous avons connu des températures plus chaudes. ( http://www.co2science.org/data/mwp/mwpp.php  ;)
Par exemple, voici un article du monde qui illustre bien mon propos :
Quand la nature freine le réchauffement climatique
"Nous ne disons pas que le changement climatique sera moins important que prévu, expliquait ainsi Mojib Latif, coauteur de ces travaux (Le Monde du 13 mai). Nous disons qu’une oscillation naturelle du climat se superposera momentanément à la tendance au réchauffement."
Les alarmistes répliqueront que l’activité solaire est très faible depuis plusieurs longtemps, et que malgré cela les températures montent, mais les sceptiques, dont notamment des scientifiques russes, nous montrent que l’activité solaire n’a jamais été aussi forte depuis mille ans. Très compliqué tout cela !
"Comment voulez-vous à partir de là obtenir des réponses simples et clairs ? Impossible, bien sûr."
J’aime ce langage rempli de modestie. Cela contraste avec les médias, les écologistes et les politiciens qui nous disent que le débat est clos et qu’il y a consensus.
Vous dites :
"Si on augmente massivement votre taux de sucre dans le sang, vous croyez que vous allez rester le même ?"
Certains scientifiques pensent que la sensibilité du climat est faible, et que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère aura peu de conséquence en ce qui concerne les températures. Si c’est le cas, il est beaucoup plus utile de dépenser de l’argent dans des problèmes vraiment utiles comme la faim, l’éducation ou pour combattre les maladies infectieuses.
Par exemple, connaissez vous Roy Spencer ? C’est un climatologue américain, qui a fait récemment un exposé devant le sénat américan (evidemment tous corrompus par les sociétés pétrolières ). Il montre que l’augmentation des températures n’ira pas au dela de 1 degré :
"Based upon global oceanic climate variations measured by a variety of NASA and NOAA satellites during the period 2000 through 2005 we have found a signature of climate sensitivity so low that it would reduce future global warming projections to below 1 deg. C by the year 2100"
@chria
Si vous voulez des chiffres, je peux aussi vous en offrir :
Le 5 mars 2007, Marcel Leroux a fait un exposé à l’Académie des Sciences .
Voici un extrait :
1. « L’augmentation des températures … » est-elle réelle ?
La température moyenne dite « globale » a augmenté de 0,74 °C au cours de la période 1906-
2005 (cf. Fig. SPM-4, IPCC-WG1, 2007). Cette augmentation est-elle globale ? Les
données d’observation montrent que des régions se réchauffent tandis que d’autres se
refroidissent. L’exemple le plus éloquent est celui de l’Arctique (Fig. 1, haut, ACIA, 2004).
Les hautes latitudes de l’hémisphère nord ne connaissent pas une évolution thermique
homogène, certaines régions se sont refroidies tandis que d’autres se sont réchauffées, à
l’échelle annuelle de l’ordre de ± 1°C et en hiver de l’ordre de ± 2°C. Les champs thermiques
sont identiques à l’échelle annuelle comme à l’échelle hivernale, ce qui signifie que les
mécanismes sont identiques toute l’année. L’hiver montre une hausse de l’intensité, aussi bien
pour le chaud que pour le froid, ce qui souligne une intensification hivernale de ces processus
climatiques. Il faut également remarquer que l’espace Pacifique nord connaît une évolution semblable avec refroidissement sur la Sibérie orientale, particulièrement en hiver (Chapman,
Walsh, in ACIA, 2004), et un fort réchauffement sur l’Alaska. Cette configuration est pour
l’essentiel (moins en Alaska) confirmée au cours de la dernière décennie 1996-2005,
considérée comme chaude (par référence à la précédente période chaude 1930-1939, fig. 2).
Il est donc absolument inexact de prétendre que la planète se réchauffe : le « changement
climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de
« climat atlantique moyen » (fig . 1), ou « arctique moyen » (fig. 2), il n’existe de climat
« hémisphérique moyen », et encore moins de « climat global ». Se pose alors une question
fondamentale : une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même
carrément opposés, a t-elle une valeur climatique globale ? Certainement aucune !
La question est d’importance car si le CO2 explique le réchauffement, il doit aussi expliquer
le refroidissement … ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant alors que des
secteurs voisins, chauds et froids, peuvent –simultanément– obéir à des causes différentes.