Si je faisais partie des proches des victimes, je porterais plainte contre l’armée américaine et son chef suprême, obama, pour homicide volontaire par personne interposée et négligences graves ayant entraîné cette situation."
Exact.
Ce point de vue se défend. Nous sommes devant un acte de félonie caractérisée qui est d’une gravité incroyable et on pourrait très bien vouloir chercher toutes les responsabilités.
« Hors, le gouvernement ne fera jamais voter cette loi car elle impliquerait cette suppression pour les citoyens d’origine ou de confession juive qui sont aussi israéliens, comme Gilad Shalit. Tu comprends maintenant ? »
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Les juifs français sont français et le fait qu’ils puissent demander à acquérir la nationalité israëlienne ne me dérange pas, puisqu’ils ont le droit de renoncer à la nationalité française. Et vice versa.
Shalit est donc israëlien aujourd’hui, demain il sera ce qu’il voudra, peu importe, mais il n’aura jamais deux nationalités en même temps.
En revanche les Algériens ne peuvent pas acquérir la nationalité française, puisqu’ils n’ont pas le droit de renoncer à la nationalité algérienne.
Après débat sur l’identité française, viendra le temps des décisions politiques.
Car même si je ne connais pas la pensée du Ministre Besson, ni celle du gouvernement, je ne crois pas qu’on organiserait ce débat public pour le simple plaisir de donner aux français matière à philosopher.
Quelles pourraient être ces décisions politiques ?
On peut en distinguer plusieurs :
1) L’interdiction de la double nationalité, c’est à dire de la double allégeance. Comment est-il possible de donner la nationalité française par application du « droit du sol » à des ressortissants de pays qui appliquent strictement le « droit du sang » à leurs ressortissants, au point de leur interdire de renoncer à la nationalité de naissance de leurs parents ?
On ne fait que fabriquer des doubles nationaux en appliquant le « droit du sol » à ces ressortissants, c’est à dire des gens qui ont deux allégeances et dont la loyauté peut être sérieusement mise en doute, comme on le voit tous les jours.
En France ou ailleurs.
On ne peut pas appliquer le « droit du sol » à des immigrants qui proviennent de pays interdisent le changement de nationalité à leurs ressortissants. Tout simplement.
2) Interdire les régularisations a posteriori des titres de séjour et punir ceux qui fournissent du travail et des logements aux immigrants en situation irrégulière.
Ceci est une simple question de logique : un immigrant illégal a bafoué la loi et on ne peut pas le régulariser a posteriori sans bafouer le Droit et sans violer les droits des résidents en situation régulière.
Par ailleurs, on ne peut pas non plus lui fournir emploi et logement, c’est à dire lui fournir les moyens de rester sur le territoire, alors qu’il n’y a pas droit.
3) Instaurer un système de permis de travail analogue au système de la « carte verte » en vigueur en Amérique du Nord. L’obtention des visas d’entrée sera subordonné à l’obtention préalable de ce permis de travail, car il serait pour le moins illogique de donner un titre de séjour à des gens qui sont inemployables.
Cela reviendrait à importer du chômage.
On ne peut pas non plus leur fournir une immatriculation sociale, ni les rendre éligibles aux prestations sociales, sans se moquer des cotisants et des ayants-droits en situation régulière.
Enfin, on sent bien que ce débat sur l’identité nationale intéresse beaucoup de monde, finalement. Beaucoup qui souhaiteraient l’étouffer, malheureusement pour eux le prochain incident le rallumerai aussitôt, encore plus acéré qu’aujourd’hui.
C’est cet enchainement d’évènements violents qu’on sait désormais inéluctables, ce côté mécanique, qui nous fait comprendre que les hommes n’ont parfois plus de prise sur leurs destinées et que l’Histoire parfois leur échappe.
Ce que Jean Giroudoux avait déjà pressenti lorsqu’il présenta sa pièce « La Guerre de Troie n’aura pas lieu peu » peu avant que la seconde guerre mondiale n’éclate. Le Poëte avait compris la marche de l’Histoire mieux que la plupart des hommes politiques de son époque, qui se préparaient à aller perdre leur temps à Münich.
Tenter d’étouffer le débat en cours est un travail de Sysiphe, une tache impossible.
N’y a-t-il pas d’ailleurs quelque chose de ridicule dans le fait de vouloir esquiver un débat sur l’identité française, sous le fallacieux prétexte que les Algériens sont incapables de renoncer à leur identité algérienne ?