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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 20 décembre 2008 17:13
    @Céline Erlatif
    La monnaie a existé indépendamment de tout Etat. Ce fut la monnaie-marchandise. L’existence de la monnaie ne dépend pas de l’Etat. Définir la monnaie par ses réglementations étatiques est un contre-sens. L’Etat est, par nature, spoliateur. L’Etat instauré le monopole monétaire comme un moyen de ponction fiscal sur les citoyens.
     
    Les produits dérivés sont un pari sur la valeur future de certains biens économiques. La valeur d’un produit dérivé est garantit par l’émetteur de ce produit dérivé. Et l’engagement à payer est une obligation. Cette obligation de payer est un titre négociable, vendable, achetable. Cette obligation de payer est une contrepartie économique réelle.
     
    Une reconnaissance de dette est elle-aussi une contrepartie économique réelle. Un emprunteur valorise sa force de travail et sa bonne santé et la transformera en produits marchands, ou en salaires. La contrepartie d’une reconnaissance de dettes est l’engagement de l’emprunteur, fondé sur une réelle capacité a produire des richesses. Cette force de travail, cet outil de production, est identifiable.
     
    La titrisation des créances est en soi, une excellente chose. Les subprimes sont des créances dont le banquier savaient d’elles étaient douteuses dès l’instant où le prêt immobilier était accordé. Des lois anti-racistes et des pressions réglementaires de l’Etat américain sur les banques ont exercé une forte pression sur les banques américaines pour qu’elles acceptent de prêter à des exclus sociaux incapables de rembourser. Ces créances pourries ont ensuite été astucieusement et légalement mélangées à de bonnes créances dans des titres négociables sur les marchés financiers.
     
    Il était équitable que l’Etat américain paye pour ses erreurs sur les subprimes. Gregory Mankiw, premier conseiller économique de Clinton, avait déjà signalé ce risque majeur. Mais il n’avait pas été écouté. Les politiciens n’écoutent pas les économistes et préfèrent leurs fantasmes démagogiques.
     
    Vous parlez des Banques Centrales. Ce sont des nuisances pour un système bancaire. La prétendue justification d’une Banque Centrale est sa capacité à être "prêteur en dernier ressort". Ce qui signifie garantir la valeur de la monnaie, même si la Banque Commerciale défaille. Cette fonction de prêteur en dernier ressort est une forte incitation à permettre une sous-capitalisation de la Banque, à une plus grande irresponsabilité. Or le capital d’une banque est un actif qui contribue à garantir la valeur de la monnaie émise. "prêteur en dernier ressort" signifie, de fait, faire payer le contribuable si une banque commerciale fait faillite.
     
    Les citoyens devraient exiger la suppression des Banques Centrales. Depuis qu’il est possible de fabriquer des titres financiers qui suivent fidèlement un indice de prix, ou un indice de l’or ou de tout autre indice, les Banques Centrales sont devenues inutiles, gourmandes et nuisibles.
     



  • gdm gdm 20 décembre 2008 16:24

    @Céline Erlatif
    Le discours explicatif macro-économique n’est pas pertinent pour comprendre les mécanismes monétaires. L’approche contractuelle de la monnaie est plus féconde et plus exacte. De plus, cette analyse contrcatuelle inclut les mécanismes monétaires des Banques privées écossaisses entre 1700 et 1850. Ces banques écossaises étaient des entreprises comemrciales concurentes et indépendante de l’Etat ecossais. Pendant 150 ans aucun usager n’a été lésé. Quelle que soit la banque qui l’avait émis, chaque billet a conservé sa valeur en or. Donc aucune inflation en 150 ans et un pays alors prospère.

    Chaque billet de banque était alors un contrat unilatéral entre un banquier et un usager. Chaque banquier avait des actifs composé des reconnaissances de dettes et d’autres capitaux.

    Aujourdhui, il est pertinent de rapeller qu’un billet de banque, quel que soit son support matériel, est une obligation du banquier envers l’usager. Le discours des actifs d’une entreprise est très précis à l’euro pres. La précision de la comptabilité d’une entreprise est toujours plus pertinent que de parler des "contreparties sur l’économie" ou, pire, de fumeuses "production en contrevaleur".

    Votre définition par "des contreparties de la création économique réelle" est trop imprécis. Une creance est une valeur réelle. Elle se vend et s’achate. Elle a donc une valeur. Nul ne l’acheterai si elle n’avait pas de valeur. Parler de la valeur des actifs et de la valeur des créances sur les emprunteurs est plus compéhensible que ces expressions "fourre-tout" dont la seule définition est un autre débat universitaire.





  • gdm gdm 20 décembre 2008 15:50

    @Internaute
    La monnaie n’est pas créée "ex nihilo", dans le sens où la valeur de chaque billet émis est garantit par le banquier. Et le banquier garantit valablement la valeur de la monnaie dans la mesure ou il possède plus d’actifs que la masse monétaire émise. Or la plus grande partie de ces actifs sont des reconnaissances de dettes des emprunteurs.



  • gdm gdm 20 décembre 2008 15:43

    @dup
    La video de Paul Grignon omet l’essentiel. Grignon omet de rapeller que les actifs du banquier sont principalement constituées par la valeur des reconnaissances de dettes qu’il possède. Et la valeur totale de ces reconnaissances de dettes est supérieur à la valeur de la masse monétaire émise. Ainsi, la démonstration de Grignon devient inexacte. Le banquier émet de la monaie en échange de qq chose qui a plus de valeur que la monnaie émise.




  • gdm gdm 20 décembre 2008 15:35

    @Daniel R
    A la fin de votre commentaire, vous dites qu’il ne faut pas laisser la gestion de la monnaie entre les mains d’irresponsables. je suis d’accord avec vous sur ce point. Je vous fait remarquer que la monnaie est, aujourdhui gérée par l’Etat. La Banque de France est une Administration de l’Etat francais. La Banque centrale Européenne est une autre maniere pour l’Etat francais de gérer la monnaie.

    Ceux qui dénoncent l’irresponsabilité des gestionnaires actuels de la monnaie doivent constater que ce mauvais gestionnaire est l’Etat francais lui-même. Il faut donc, comme le préconisait Hayek, dénationaliser la monnaie.

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