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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 21 décembre 2008 15:37
    @OBjectifObjectif
    Vous posez la question de savoir ce qu’est la "vraie richesse". Richesse et valeur sont des synonymes. La richesse, comme la valeur, est essentiellement subjectif. Il n’existe que dans l’esprit de celui qui juge de la valeur des choses, des ses préférences. Ensuite, il existe un mécanisme social complexe par lequel des préférences individuelles se transforment en un nombre. Le même mot "valeur" est alors utilisé, dans une deuxième définition, pour désigner un nombre, lequel est un prix.
     
    Non, j’ai inventé cette robinsonade pour répondre à la question de Georges Cake qui me demandait comment l’emprunteur paierait les 10 euros d’intérêts, alors que ces 10 euros n’existaient pas encore. Georges Cake y voyait une contradiction. Cette robinsonade explique qu’il s’agit d’un paradoxe, et non pas d’une contradiction, et que ce paradoxe s’explique sans avoir recours à la magie.
     
    Je ne prévoyais pas que cette robinsonade puisse illustrer la création de valeur par l’échange. Il y a des exemples plus simples et plus pédagogique pour montre cette création de valeur par l’échange. Par exemple lorsque vous vendez un livre d’occasion à un ami, vous y gagnez et votre ami aussi. Votre ami paye 5 euros, moins cher que le prix neuf a 10 euros. Et vous estimiez le prix à 2 euros et vous le vendez 5 euros. Vous avez gagné 3 euros. Votre ami a gagné 5 euros. La richesse totale créée par cet vente de livre est donc 3+5=8 euros.
     
    Le mont "monnaie" désigne a la fois, la petite monnaie au fond de sa poche, un système économique, et des masses économiques. Faute de mieux, je préfère utiliser le mot "billet" comme terme générique pour désigner les billets de banque en papier, en métal ou sous la forme électronique. Un billet de banque est une obligation du banquier envers l’usager du billet. C’est le seul point commun de toutes ces formes de monnaies.
     
    C’est ainsi qu’il est légitime de considérer qu’un billet de banque est un titre d’obligation du banquier envers l’usager. Comme tout autre titre d’obligation financière. L’obligation d’un titre financier est un contrat unilatéral qui engage le banquier. Dans un billet de banque, l’obligation contractuelle est remplacée par l’obligation légale. Mais l’obligation qui en résulte pour le banquier est similaire à l’obligation provenant d’un contrat.
     
    Vous evenez sur vos questions sur la monnaie. Préalablement, il est utile de définir exactement ce qu’est une monnaie : Une monnaie est un bien économique qui possède trois qualités :
    1. ce bien a une valeur pour beaucoup de monde. et cette valeur se maintient longtemps.
    2. ce bien peut se subdiviser en fractions facilement. Par exemple, l’or peut se subdiviser en milligrammes.
    3. enfin, ce bien est facile à passer d’une main à une autre
     
    Plus une monnaie est proche de cette définition, meilleure elle sera. L’euro, le dollar, et les monnaies modernes des pays civilisés sont des bonnes monnaies dans la mesure ou elles correspondent (presque) parfaitement bien à ces trois critères de qualité d’une monnaie.
     
    Q1 : non, la monnaie n’est pas nécessaire à l’échange. Le troc est possible.
    Q2 : oui, la monnaie est utile à l’échange
    Q3 : Tout le monde peut devenir banquier et émettre de la monnaie. Vous écrivez sur du papier "en échange de ce papier, Mr Objectif remettra la somme de 1 euro". Et vous signez. Si des gens acceptent votre papier, votre papier vaut exactement un euro. vous êtes devenu banquier.
    Q4 : le prêt bancaire existe parce que le prêteur et l’emprunteur acceptent tous les deux ce taux d’intérêt. cette réponse est suffisante. Cet accord signifie que l’emprunteur y gagne et que le prêteur y gagne.
     
    J’espère que mes réponses vont dans le sens de vos questions.



  • gdm gdm 21 décembre 2008 14:37
    @Céline Erlatif
    Le principe de création monétaire que j’expose dans mon article ne correspond pas à une création monétaire qui serait faite "via les banques commerciales". C’est un principe de création monétaire qui s’applique pour toute banque qui émet sa propre monnaie, quel que soit le pays, et que la monnaie dépende ou non d’un Etat.
     
    Votre avis sur mes commentaires n’est pas très éloigné de ce que je pense. Mais il mériterait d’être nuancé. Vous parlez d’ "errance idéologique". Ce que j’exprime ici correspond à des thèses proches du libéralisme, proche des libertariens. Ces thèses libérales ne sont ni des erreurs, ni des "errances". Ces thèses sont appuyées par une idéologie libérale. J’utilise ce mot "idéologie" dans le sens originel du terme, d’une construction intellectuelle logique, et non pas dans son sens péjoratif. Les thèses libertariennes sont fondées sur un raisonnement juridique, logique rigoureux. Le droit de propriété de soi-même est un fondement des thèses libertariennes.
     
    Je n’avais pas parlé de "souveraineté". Le mot souveraineté peut avoir plusieurs sens. Le prix Nobel d’économie 2002, Vernon Smith, est libertarien. Il prône le "self-government", c’est à dire la souveraineté de chaque individu, niant ainsi la légitimité d’un Etat. A mon avis, il a raison.
     
    Il y a aussi la souveraineté du peuple comme en Suisse. Lorsque la radio suisse parle du "souverain", il s’agit du peuple, lequel peuple qui doit imposer ses décisions à l’Etat qui gouverne. Les Suisses ont bien compris que l’Etat ne les représente pas, mais est un organisme au service du souverain, au service du peuple.
     
    Il existe aussi les partisans de la souveraineté d’un Etat, lesquels sont des lointains disciples de Hobbes et de son léviathan. Ceux -là cultivent la religion particulier d’un Etat qui aurait des droits légitimes, supérieurs aux droits des citoyens. Ces croyants étatiques sont nombreux en France.
     
    Vous voyez bizarrement un lien entre la "souveraineté" et la monnaie. La monnaie est un service commercial ordinaire. Ce service peut être rendu par une entreprise locale ou étrangère. Le principe de la monnaie est simple, tant pour sa création que sa circulation. L’Etat a nationalisé la monnaie pour des raison fiscales, et a remplacé le contrat commercial par des lois et des règlements.
     
    Pour comprendre le fonctionnement réel de la monnaie, il faut enlever cette gangue de lois et de règlements fiscaux pour découvrir toute l’élégance, la simplicité et l’efficacité d’un système monétaire sans Etat. Une manière simple d’observer le fonctionnement d’une monnaie sans Etat est de considérer la monnaie en Ecosse qui fut entre 1700 et 1850.



  • gdm gdm 21 décembre 2008 01:09

    @Sébastien Gaillot
    Vous parlez de creation de richesse par le "travail productif". L’échange volontaire est une autre forme de creation de richesse.

    Tout échange volontaire, quel qu’il soit, crée de la richesse pour le vendeur et de la richesse pour l’acheteur. Voilà une premiere lecon d’économie à méditer en regardant autour de vous. L’échange est probablement le plus grand moteur de creation de richesse dans le monde.



  • gdm gdm 21 décembre 2008 00:55

    @earth75
    en ce qui concerne la creation monétaire pour le paiement des interets d’une dette, je vous invite a lire ce que j’ai répondu ci-dessus a georges Cake :
    http://www.agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=48685&id_forum=1937840



  • gdm gdm 21 décembre 2008 00:50
    @ObjectifObjectif
    Une robinsonade est un schéma de raisonement. Comme tout schéma, il ne prétend pas calquer fidelement la realité économique. Au contraire, une telle robinsonade interprete la realité.
     
    Ainsi, les questions que vous vous posez semblent proposer une toute autre robinsonade que celle que j’avais exposée.
     
    Vous posez une question "où est la "vraie valeur ?". La valeur d’une chose n’existe dans dans l’esprit d’un individu qui désire cette chose. La valeur est donc une préférence individuelle. La valeur n’est pas un chiffre, mais un sentiment individuel subjectif.
     
    Vous évoquez plusieurs fois votre interet pour le concept d’échange. Le premier chapitre des manuels universitaires d’économie rappelle que tout échange volontaire crée un avantage pour les co-echangeurs. Sinon, ces deux individus renonceraient à échanger.
     
    C’est un postulat, voire un thèoreme qui fonde la science économique. C’est ainsi que un avantage a de la valeur. Tout échange volontaire crée de la valeur pour les co-échangeurs.
    L’échange volontaire est la principale source de création de richesses dans le monde.
     
    Je ne répond pas à vos questions. Je prefere tenter de voir votre préoccupation, au risque de répondre à coté. Vous parlez de l’or. L’or fut depuis des millénaires utilisé comme monnaie. L’or est beau, et a de la valeur pour tous les individus. Il est facilement transportable, échangeable contre des marchandises. Tous les commercants savaient vérifier qu’une piece d’or était sonnante et trébuchante. C’est a dire qu’en tapant la piece, le son émis était bien celui de l’or. et que le poids de la piece était vérifié au trébuchet, c’est a dire sur une balance.

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