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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 23 décembre 2008 21:22

    @Le péripate
    Vous me suggérez une bonne idée d’écrire d’autres articles d’initiation à l’économie sur agoravox. Tenter d’expliquer les erreurs habituelles les plus courantes. Un fait qui m’encouragerait à suivre votre suggestion est la réaction de Georges Cake à ma rédaction sur la robinsonade. Georges Cake fut aussitôt convaincu par cette robinsonade des poissons fumés. Si cette robinsonade a pu le convaincre, elle peut en convaincre bien d’autres.

    Cette idée de l’argent des intérêts non encore créé est un paradoxe qui bloque la compréhension de beaucoup. Paul Grignon, dans sa video, commettait cette même erreur de voir une contradiction dans le paradoxe de l’argent preté non créé. Conséquemment, il en tirait des conclusions fausses.

    Il existe d’autres paradoxes économiques et qui ne cachent aucune escroquerie, aucune contradiction. Par exemple, prêter de l’argent alorsque l’argent est créée au moment du prêt. La définition habituel d’un prêt est de preter ce q’on possède auparavant. C’est un second paradoxe provenant d’une définition légèrement incorrecte du mot "prêter".



  • gdm gdm 23 décembre 2008 20:40

    @Le Peripate
    En choisissant de donner une cause à l’acceptation d’un taux d’intérêt, vous ouvrez un tout autre débat important de science économique. Cette robinsonade se prête mal à illustrer l’excellent concept de "préférence temporelle". En d’autres mots, chacun préfére posséder une chose plus tôt que plus tard. Cette préférence pour le présent signifie une plus grande valeur pour le présent. L’emprunteur accepte ainsi de payer un taux d’interet afin de posséder immédiatement les grammes d’or.



  • gdm gdm 23 décembre 2008 18:53
    @labestiol
    Le pêcheur échange 110 poisson contre 110 grammes d’or. C’est ce que précise la robinsonade. Le pêcheur procède en deux temps. premier temps, il vend 100 poissons et obtient 100 grammes d’or. Il rembourse le banquier. Puis il vend 10 poissons pour 10 grammes d’or et obtient ainsi 10 grammes d’or. Puis il rembourse les 10 grammes d’or au banquier. Il a ainsi remboursé 100+10=110 grammes d’or au banquier.
     
    Comme je vous l’ai dit, nul ne peut savoir avec certitude pourquoi le pêcheur trouve un avantage à demander ce prêt. La motivation de chacun est secrète.
     
    Ce concept d’ "abus de position dominante" est une escroquerie intellectuelle. Mais c’est un autre débat. Il suffit d’observer qu’un échangeur n’exerce aucune violence sur l’autre échangeur pour affirmer que cet échange provient de leur seules volontés respectives.
     
    L’équilibre économique n’existe pas et ne peut exister dans la durée. Il change constamment selon le changement de la volonté des clients et de la volonté des vendeurs. C’est en effet, ce concept de main invisible du marché.
     
    L’Ecosse de 1700 a 1850 montre un exemple de monnaie moderne, c’est a dire une monnaie de crédit, qui a bien fonctionné sans préjudice aux usagers. Nul part au monde, on ne peut retrouver un tel respect de l’usager écossais entre 1700 et 1850. Ce exemple écossais montre que non seulement les monnaies concurrentes et indépendantes de l’Etat sont possibles. Surtout, cet exemple montre qu’elles sont efficaces et respectueuses des usagers. De plus, ce fut une période prospérité pour l’Ecosse. Un billet datant de 1700 valait encore 1 gramme d’or en 1850. Aucune monnaie étique n’a jamais fonctionné avec ce même respect de l’usager.
     
    Les Etats ne résistent pas longtemps à la tentation de spolier les usagers qui lui font confiance. Un banquier privé qui spolierait ses clients irait directement en prison. L’Etat peut se permettre de spolier impunément les usagers.
     
    La théorie de la concurrence pure et parfaite est une autre escroquerie intellectuelle lorsqu’elle est mise en application par les politiciens. Cette théorie est autant utile qu’une robinsonade. Elle est utile a la compréhension d’une partie de la réalité. Mais il est stupide de prétendre que cette théorie calquerait la réalité.



  • gdm gdm 23 décembre 2008 15:35
    @labestiol
    Vous me posez des question sur la robinsonade du début des commentaires.
    Ce n’est pas l’agriculteur qui "prend". C’st un contrat, un accord passé entre l’agriculteur et le pêcheur. Un tiers ignore la raison pour laquelle ces deux échangeurs ont trouvé un avantage à faire cet accord. Mais je constate qu’ils ont conclu cet accord. Et ce constat me suffit. Il n’est pas nécessaire de savoir quelle est la raison qui serait à l’origine de la décision de l’un ou de la décision de l’autre.
     
    Mais un tiers peut laisser son imagination deviner, sans certitude, les motivations des deux co-échangeurs. La seule certitude est que cet accord de prêt est à l’avantage des deux co-échangeurs.
     
    Que signifie "maître" de qq’un d’autre ? le dominer par la violence ? S’il existe un rapport de violence, de contrainte physique, entre les deux individus, aucun contrat valide ne peut exister. En effet, il ne s’agit plus de la décision de l’un qui s’exprime.
     
    Pour les monnaies privées, voir d’abord par google "monnaie privee".



  • gdm gdm 23 décembre 2008 14:58
    @Céline Erlatif
    Ces concepts de "biens de la Couronne" et de "domanialité publique" pose la question de la nature du droit de propriété. Les questions sont "Qui est propriétaire de quoi ?" et "quels sont les droit d’un propriétaire ?". Ces questions sont essentielles. La question du Droit de propriété fonde le droit moderne.
     
    Vous évoquez le concept de "souveraineté". Vous supposez implicitement qu’il s’agirait de la "souveraineté de l’Etat". Un Etat est un organisme qui gouverne un territoire grâce à sa force armée. Cet Etat peut être dirigé, gouverné par un Roi, par un despote, par un parlement, par une république. Mais vous omettez de citez Hobbes, le philosophe du 17eme siècle. C’est la philosophie de Hobbes qui influença les philosophes politiques qui lui ont succédé. Hobbes établissait que l’état naturel de l’homme était la guerre civile.
     
    Hobbes en déduisait qu’un Etat disposant d’un Droit supérieur au droit des citoyens étaient nécessaire pour préserver la paix. John Locke, en 1680, 40 ans après Hobbes, proposait une thèse différente, et contraire à celle de Hobbes. L’Etat ne devait pas disposer de droit "supérieur" au droit des citoyens. Locke a ainsi fondé le libéralisme. L’Etat libéral devait alors être au service des citoyens. Le libéralisme est une théorie du Droit.
     
    Les libertariens proposent une thèse de science politique qui possède une grande logique interne de ses propositions. Certains libertariens sont favorables à un Etat minimal, comme le philosophe Nozick dans son livre "anarchie, Etat et utopie". Cet Etat minimal serait limité à la protection contre le force, le vol, et l’application des contrats. D’autres libertariens poussent plus loin cette logique politique en expliquant qu’un Etat peut exister sans armée. Mais le mot "Etat" devient si éloigné de la nature d’un Etat classique actuel, qu’à mon avis, ces deux thèses libertariennes, malgré l’apparence, ne s’opposent pas.
     
    Votre "étonnement" de cette thèse de science politique est tel que vous vous interrogez de savoir s’il agirait une "secte". Non, il ne s’agit pas d’une secte. Les libertariens ne constituent pas une secte. Cette thèse libertarienne de science politique est très minoritaire, mais elle est partagée par plusieurs prix Nobel d’économie, ainsi que de quelques professeurs d’économie de plusieurs pays. Cette théorie libertarienne est une référence incontournable en science politique, et qui est donc attaquée par de nombreux théoriciens de la science politique.
     
    Votre dernier paragraphe pose plusieurs questions majeures de science politique. Les réponses libertariennes a ces questions mériteraient des réponses un peu longues. Je vous renvoie a google pour avoir des réponses libertariennes, en particulier de Rothbard, de Nozick, de Hermann Hoppe.
     
    Vous parlez de la nécessité de l’armée. Oui, une armée est nécessaire, et même une armée puissance. Oui, il peut exister des Etats avec armée et des Etats sans armée. Oui, il existe des armées privées, des société commerciales proposant des armées à leurs clients selon leurs besoins.
     
    Mais, oui, la privatisation des rues, des routes, des villes serait une bonne chose. La société est un ensemble juridiquement structuré d’individus. La société n’existe pas en elle-même. Non un homme ne se définit pas comme une fraction, ou un membre, d’une société, mais comme un être humain indépendant, recherchant seul sa voie, décidant lui-même en individu responsable. Oui, toute expropriation par l’Etat pour construire des lignes de TGV est illégitime. Oui, une meilleure harmonie sociale serait possible sans Etat. Oui, les privatisations de toutes les fonctions de l’Etat sont souhaitables.

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