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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 1er janvier 2009 14:38

    @marcDS
    Le but de mon article est très limité. Il vise uniquement à montrer que la quantité de monnaie importe peu pour permettre aux agents économiques de facturer et de payer leurs prestations entre eux. Le paiement des interets d’un prets de l’emprunteur à son banquier ne différe pas d’une autre prestation de service entre deux individus.

    Et pourtant, le seul paiement est le fondement d’une étrange critique de nombreux intervenants de agoravox pour dire que la masse monétaire devrait sans cesse augmenter pour permettre le paiement des interets. Et, selon eux, cette constante augmentation sera une cause de l’instabilité monétaire. Cette courte et simple robinsonade a pour but de tordre le cout à cette objection sans fondement sérieux.



  • gdm gdm 1er janvier 2009 14:33

    @marcoB12
    Vous me dites que mon article n’est pas convaincant. Dans le cas de cette monnaie-or, la démonstration est triviale. Je l’ai néanmoins explicité longuement et en l’illustrant avec cette exotique robinsonade. Or le cas de la monnaie moderne ne différe en rien au cas de la robinsonade en ce qui concerne la quantité de monnaie nécessaire pour les échanges.

    Vous ne trouverez personne qui vous prête à taux zero, Sauf s’il souhaite vous faire un cadeau. Mais cette question est différente du theme proposé par mon article.



  • gdm gdm 1er janvier 2009 14:18

    @Tzecoalt
    Vous objectez que la robinsonade serait exacte pour une monnaie-or, mais inexacte pour une monnaie de crédit, utilisant la monnaie moderne. Le raisonement de la robinsonade des poissons fumés ne dépend pas de la nature de la monnaie. Dans cet exemple, vous pouvez changer la nature de la monnaie, vous aurez exactement le meme fonctionement des échanges qu’avec la monnaie-or de la robinsonade.



  • gdm gdm 1er janvier 2009 13:29
    @Forest Ent
    Le blocage du marché interbancaire fut une telle méfiance des banques entre elles qu’elles refusaient de se prêter de l’argent entre elles. Vous prétendez que la cause de ce blocage serait le "surendettement". Je ne partage pas votre avis sur la cause de ce blocage. Néanmoins, ce blocage fut une étape majeure et incontestable dans la chaîne des causes qui formèrent la crise actuelle. Ce blocage ne fut pas un "symptôme" puisque que ce blocage fut la cause directe de chute des banques qui ne trouvant pas a emprunter, tombèrent en faillite.
     
    Le niveau de l’endettement ne peut jamais être, en lui-même, une cause d’instabilité monétaire. Le seul souci d’un banquier est que les créances sur les emprunteurs ne soient pas douteuses. Les créances sur les emprunteurs sont garanties, soit par des hypothèques suffisantes, soit par un risque suffisamment faible. Le savoir-faire d’un banquier est de savoir reconnaître l’emprunteur qui risque de ne pas rembourser.
     
    Le Communauty Reinvestment Act, le CRA, est certes ancien. Le CRA pouvait apparaître comme neutre, mais il commençait une intrusion dangereuse sur la liberté de choix du banquier pour choisir ses clients. Ainsi, certains assureurs français vendent leur police d’assurance-accident quatre fois plus cher aux nouveaux conducteurs, si ce sont des hommes. Les assureurs ont besoin d’une totale liberté de leurs critères pour choisir leur client et les prix selon le risque estimé. Parler de discrimination honteuse serait ici stupide. Il en va de même pour les banquiers.
     
    En 1999, la pression du gouvernement Clinton fut telle que Freddie mac annonça qu’il garantissait les crédits hypothécaires "subprime". Les mises en gardes de Gregory Mankiw, son chef économiste, fut vains. Les politiciens résistent rarement à la démagogie.
     
    La folie des subprimes commença ainsi à partir de 1999. Les banques, dans leur logique de profit, prêtèrent volontiers un grand nombre de contrats "subprime", puisque ces contrats subprime semblaient être garantis par le gouvernement, au travers de Freddie mac. Le poison toxique commençait alors son oeuvre. La baisse des prix de l’immobilier révéla la présence de ce poison toxique qu’étaient les contrats subprimes. La cause de la baisse des prix d’une partie de l’immobilier américain est un autre débat.
     
    Les banques qui ont fait faillite manquaient de fonds propres.
     
    Nous sommes d’accord que le fait que la crise provient d’une mauvaise gestion de la monnaie par l’Etat. J’en déduit qu’il faut d’urgence dénationaliser la monnaie. Il faut que l’Etat permette aux banques de créer de la monnaie sans Banque Centrale. Il faut que les Etats cesse d’interdire la circulation d’autres monnaies sur leur territoire.
     
    Vous n’êtes malheureusement pas le seul à penser que l’échange commercial ne créerait pas de richesses. Dans votre erreur, vous êtes en bonne compagnie, avec Aristote et Montaigne qui commettaient la même erreur. Lorsque vous versez un euro pour acheter un pain, c’est que vous jugez que le pain vendu vaut, pour vous, plus que un euro. Cela signifie que pour vous, le pain a plus de valeur que 1 euro. Apres votre achat, vous êtes donc un peu plus riche. Il en est de même pour le vendeur. Pour le vendeur, le pain vaut 0,50 euro. Il vous le vend 1 euro. Le boulanger gagne ainsi 0,50 euro.
     



  • gdm gdm 31 décembre 2008 21:22
    @Forest Ent
    Vous affirmez que la cause principale de la dépression actuelle serait le libre-échange. La cause technique de la dépression actuelle fut le blocage du marché interbancaire, aujourdhui débloqué. Ce blocage du marché interbancaire est venu d’une insuffisance d’actifs de certaines banques. Cette insuffisance d’actif des banques provient des 1000 milliards d’euros de créances douteuses des subprimes. La crise des subprimes provient d’une loi anti-raciste qui forçait les banques à prêter à des insolvables. Les banquiers ainsi piegés se sont débarassés, légalement, de leur créances toxiques en les dissimulant dans des titres hypothecaires respectables et ne les vendant aux autres banques.
     
    Cette crise financière a révélé que les banques commerciales étaient sous-capitalisées. Cette sous-capitalisation était autorisée par la garantie de la Banque Centrale, qui s’affirmait, et qui est "prêteur en dernier ressort". Un tel "prêteur en dernier ressort" permet aux banques commerciales de s’exempter d’avoir des capitaux propres plus importants pour garantir leurs risques. En effet, en cas de manque de liquidité, le risque est assuré par la Banque Centrale, c’est à dire par les contribuables.
     
    Vous avez donc raison de dire que c’est "un Etat qui peut battre monnaie qui a créé le problème". La crise actuelle provient directement la gestion étatique de la monnaie. les règles de fonctionnement de la monnaie et de la Banque centrale ne correspondaient pas exactement aux exigences du marché financier actuel. Elles étaient et restent encore trop rigides, inadaptées, "obsolètes" disait Paulson.
     
    Je reviens sur votre affirmation contestable que le libre-échange puisse être "la principale cause de la dépression actuelle". Cette question du libre-échange un débat récurent depuis deux siècles entre les économistes, et entre les politiciens.
     
    Il n’est pas sérieusement contestable que tout échange commercial crée de la valeur, crée de la richesse pour le vendeur et pour l’acheteur. Autoriser l’acheteur à acheter moins cher à l’étranger a pour conséquence d’enrichir le gentil acheteur national, mais aussi d’enrichir le vendeur qui est un salétranger, même pas français. Et le gentil vendeur français ne peut plus vendre ses marchandises invendables et risque alors d’être contraint de changer de métier pour produire d’autres richesses vendables.
     
    Le seul argument des adversaires du libre-échange est de postuler que le gentil vendeur français sera incapable de changer de métier pour produire des marchandises vendables, pour produire des produits compétitifs. Cet argument est contraire à l’observation, contraire à l’évidence. En effet, chaque mois des dizaines de milliers d’emplois sont détruits et environ autant sont créés. Parfois plus, parfois moins. Ce ne sont donc pas les mêmes salariés qui perdent un emploi et ceux qui restent longtemps au chômage. L’argument des adversaires du libre-échange ne tient donc pas.
     
    Pour conclure, la cause du chômage français provient de la rigidité excessive du Code du Travail français, provient aussi du fait que l’Etat prélève une taxe de 100% sur le travail salarié. En effet, lorsqu’un smicard reçoit 1000 euros, son employeur verse 1000 euro à l’Etat. Le coût total d’un smicard est ainsi de 2000 euros pour un employeur. Peu de marchés pourraient survivre à une taxe qui double le prix de vente. Il y a aussi l’essence qui subit 400% d’impôt.

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