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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 4 décembre 2008 22:44

    @quen_tin

    J’interprète librement votre pensée en disant que votre remarque consiste à dire qu’une gestion collective doit se mettre en place lorsqu’un problème social ne peut être résolu par les mécanismes automatiques du droit de propriété.

    Il serait utile, dans un premier temps, d’identifier quels sont les problèmes sociaux qui semblent ne pas pouvoir être résolus par le jeu naturel des droits de propriétés individuels.

    Les mécanismes du droit de propriété permettent aux individus d’organiser collectivement des sociétés commerciales qui répondront aux besoins solvables des citoyens. C’est ainsi que le marché permet de répondre à la plupart des besoins des êtres humains dans le monde.

    Parfois, le marché est en échec, et il est utile d’analyser les causes de cet échec. Dans la totalité des cas, l’échec du marché provient soit d’absence de droit de propriété, soit de droits de propriété non respectés.

    Vous parlez de la "gestion collective" comme pouvant être une manière de résoudre les problèmes sociaux qui se posent. Il existe deux manière d’envisager une gestion "collective". Soit ceux qui savent résoudre tel problème forment une société, commerciale ou non, et vendent leur production à ceux qui en ont besoin. Soit, l’Etat crée un machin qui va tenter de se pencher sur le problème.

    Vous posez la question de savoir si l’édictions de règles peut suffire à assurer une bonne gestion d’un problème social. Ou bien l’Etat doit-il corriger le tir constamment, en niant toute règle durable pour les bénéficiaires ? régulation par l’Etat ou par les marchés ? intervention de l’Etat ou non ?



  • gdm gdm 4 décembre 2008 17:54

    @quen_tin
    Les libertariens sont soit "anarcho-capitalistes", c’est à dire supression totale de l’Etat, soit partisans d’un Etat minimal. La frontiere entre les deux tendances est ténue. En effet, un Etat libertarien serait une société commerciale proposant des contrats d’assurance et de service à ses "clients-citoyens".
    Le libertarianisme est une thèse de philosophie politique et non pas de "libéralisme économique".




  • gdm gdm 4 décembre 2008 17:31

    @mycroft
    Il n’est pas inutile de s’attarder sur la définition du mot "crapule". Mais il me semble bien plus intéressant, dans un tel débat politique et économique, de poser la question du Droit, de la morale, de l’indépendance entre la morale et le Droit.

    Ainsi, revenons à votre remarque initiale sur l’égoisme. Il existe une vertu d’être égoiste, sans toutefois, dire que tout égoisme serait une vertu. Lorsque l’égoisme consiste à commencer par se préserver soi-même et ses proches, il est une vertu. La religion chrétienne, fondement de notre culture occidentale, le rapelle justement. "charité bien ordonnée commence par soi-meme".

    Ce concept de charité dépasse la religion. La charité consiste à considérer que la satisfaction de l’autre me satisfait. Ou encore, la charité consiste à voir son propre bien dans le bien d’autrui. C’est un phénomène d’empathie analysée par le philosophe David Hume au 18eme siècle. Chacun ressent spontanément, naturellement, l’empathie. On s’attriste de voir qq’un dans le malheur. On se réjouit de voir que d’autres sont heureux. L’humeur est communicative. Cela semble être une constante d’un être humain. Quoique certains drogués perdent, parait-il, ce sens de l’empathie.

    Mais revenons à la vertu d’un égoisme bien compris. Pour un chrétien, l’égoisme sera de rechercher d’abord son salut éternel. Et ce salut passera par l’accomplissement de ses convictions chrétiennes de charité.



  • gdm gdm 4 décembre 2008 17:14

    @quen_tin
    Le concept de propriété de soi-meme est clair, accessible à la connaissance immédiate, charnelle. Cette propriété est exclusive, c’est à dire nul autre ne peut y accéder sans l’autorisation du propriétaire. Le concept de "propriété de soi-meme" est un concept doctrinal, un concept de philosophie du Droit, une manière , parmi d’autres de fonder un système de Droit dans une société humaine.

    En effet, le fondement du Droit est l’objet de thèses différentes. Le droit de propriété qui découle d’un système de droit est plus pragmatique, quelque soit le système de Droit que vous choisissez. Un droit de propriété marchand idéel sera un droit cessible et exclusif. Plus un bien aura un droit sera librement cessible et plus ce droit attaché au bien sera exclusif, plus le droit de propriété sur ce bien se rapprochera de l’idéal de droit de propriété du bien marchand.

    Ainsi, un titre financier est le bien économique auquel est lié un droit de propriété presque parfaitement cessible et presque parfaitement exclusif. Un titre financier, tel un billet de banque ou une action en Bourse, est le bien économique qui a le droit de propriété le plus performant. exclusif et cessible. Le droit de propriété sur un terrain est moins facilement cessible puisqu’il nécesite des conditions multiples, et moins exclusif, puisque l’Etat peut exproprier, et taxer.

    Ainsi, il ne faut pas confondre un principe doctrinal de philosophie du Droit et la complexité inévitable de tout droit de propriété de tel objet.



  • gdm gdm 3 décembre 2008 20:58

    @Mycroft
    Vous dites : "un égoiste est une crapule". Votre définition est inexacte. De plus vous semblez confondre le Droit et la morale. Chacun a le droit d’etre égoiste. L’égoisme n’est pas contraire au Droit. Une crapule est malhonete et viole le Droit.

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