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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 25 novembre 2008 19:23

    @Léon
    Je citais la cas d’un francais qui achète à un chinois à moitié prix. Vous m’objectez que cela produirait du chomage. Vous supposez ainsi que le chômage pourrait aussi provenir de la concurence. La question que vous posez devient alors de savoir si la concurence, francaise ou étrangere, provoquerait du chomage.

    Imaginez qu’une entreprise francais imagine un procédé pour produire deux fois moins cher. Produira-t-elle du chomage ? ou au contraire, l’invention de ce procédé enrichira-t-il le pays ? La réponse est évidement que les inventions qui augmentent la productivité enrichissent le pays. Il s’en déduit que l’innovation industrielle ne produit pas de chomage, mais enrichit la pays.

    L’importation est parfaitement equivalente, en tous point, à l’invention d’un procédé industriel qui enrichirait le pays. Donc l’importation enrichit aussi bien le pays qu’une invention industrielle qui augmente la productivité.



  • gdm gdm 25 novembre 2008 18:16

    @Sébastien Ticavet
    La question de savoir si le protectionisme est bon ou nuisible pour un pays fait débat depuis plusieurs siecles. C’est un débat de sciences économiques. Les économistes universitaires sont quasiment unanimes pour dire que le protectionisme appauvrit un pays.

    Le protectionisme n’est pas une these qui serait soutenue par des entreprises imaginaires qui rechercheraient leurs interets au détriment des populations. Bien au contraire, les industriels nationaux font du lobbying pour que l’Etat instaure des taxes a l’importation pour augmenter les prix et donc leur bénéfices. Les industriels étrangers n’ont aucun poids sur l’Etat francais.

    Il est facile de montrer que si vous acheter un produit en chine a moitié prix, vous vous enrichissez de la moitié de ce prix. Et le vendeur chinois s’enrichit, lui aussi. Vous ne trouverez aucune démonstration qui montrerait que cet échange entre un chinois et un francais appauvrirait un ouvrier francais plus qu’il enrichit l’acheteur francais.

    Les protectionistes n’ont aucune démonstration dans ce sens. Mais les adversaires du protectionisme montre avec évidence la richesse que crée l’absence de taxes à l’importation.




  • gdm gdm 23 novembre 2008 14:19

    Votre ton me convient. Nous pourrons continuer nos dialogues lorsque vous le souhaiterez.



  • gdm gdm 22 novembre 2008 21:16

    Je vous remercie. Bonne continuation de votre reflexion.



  • gdm gdm 22 novembre 2008 08:43

    @quen_tin

    Si vous avez compris que j’aurais dit que "préserver une chose qui n’appartient à personne était une perte de richesse", c’est que je me suis mal exprimé. Plus exactement, un individu agit si cette action a de la valeur pour lui. Si un individu considère que telle action n’aurait aucune valeur pour lui, il ne ferait pas cette action. Si un individu considère qu’il existe un risque pour la survie de l’espèce, et que telle action en ce sens aurait de la valeur pour lui, alors, il effectuera cette action. Cette logique de l’action humaine est un postulat, presque une évidence.

    Le terme "préserver la culture" est un terme qui a un contenu différent selon l’individu qui le considère. Idem pour "les liens sociaux". Idem pour "l’environnement". Chacun de ces thèmes est différent. Il est préférable de les envisager séparément, et non pas au sein d’une même phrase.

    Vous ne pouvez pas fonder le Droit d’une "politique de la redistribution" sur le droit de propriété. En effet, le droit de propriété est violé par l’Etat lorsqu’il spolie le contribuable pour prélever ce qui appartient, de plein droit, au contribuable. Lorsque l’Etat s’accapare le bien d’autrui, sous le seul prétexte que cet individu possède un montant de revenu supérieur à un certain seuil, il viole évidemment le droit de propriété du contribuable.

    Le système fiscal ne peut pas se fonder sur le droit de propriété puisqu’il le viole. Ainsi l’impôt progressif sur le revenu est un impôt de la haine, un impôt de l’envie et de la jalousie. Son existence sert uniquement à assouvir ce sentiment de haine de la part des citoyens qui exprime ce sentiment de haine envers ceux qui perçoivent plus d’argent qu’eux-mêmes. L’impôt a deux fonctions. D’une part, permettre à l’Etat d’obtenir des ressources financières pour ses dépenses politiques. D’autre part, assouvir un sentiment de haine de certains citoyens envers les "riches". L’impôt progressif sur le revenu est nuisible pour augmenter les ressources financières de l’Etat. Les chiffres tendent à le montrer. Cet impôt progressif sert à assouvir ce sentiment de haine ce nombreux citoyens.

    Cet étrange sentiment de haine proviendrait, à mon avis, d’une analyse économique erronée. En effet, ceux qui considèrent que la richesse ne se crée pas, considéreront que l’enrichissement des uns se fait au détriment d’autres qui se seraient appauvris.

    Vous vous posez la question de savoir si la rémunération du capital serait "injuste". La réponse est qu’il est impossible que cette rémunération soit injuste quelles que soient les circonstances, à condition que le droit de chacun ait été respecté. Dans le commerce et dans le travail, les rémunérations des uns et des autres proviennent exclusivement de contrats librement acceptés par des individus responsables de leurs décisions. Puisque ces contrats ont été acceptés, puisqu’il existe un accord, aucune spoliation de quiconque n’a pu exister. A chaque étape de la formation de valeur, chaque agent économique a donné son accord. Il n’existe donc aucune injustice dans la rémunération du capital. La rémunération du capital est morale et juste, par essence.

    La création de valeur est, à chaque instant de sa vie, le premier motif de toute action humaine volontaire. A l’instant ou vous effectuer telle action, c’est qu’à cet instant, cette action est celle qui le plus d’importance pour vous. C’est en ce sens que la création de valeur signifie la création de richesse, c’est en ce sens que chacun cherche naturellement à produire de la valeur, à produire de la richesse, à produire ce qui est de la richesse, à ses yeux.

    Vous revenez sur la question scientifique du réchauffisme. Le débat politique semble clos en France sur ce sujet scientifique. Les plus grands scientifiques français qui contestent les thèses réchauffistes sont dénigrés ou ignorés par les médias. Mais à l’étranger, le débat scientifique continue.

    La destruction de richesses par l’Etat est multiforme. En effet, l’Etat détruit tout ce qu’il touche. Il existe tant de chapitres à ce sujet que j’ignore quelle serait la meilleure manière de le traiter dans ma conversation avec vous. Aucun sujet, mais vraiment aucun sujet, n’échappe à cette critique de destruction totale par l’Etat. Routes, culture, environnement, liens sociaux, santé, retraite, écoles, police, justice, armée, "redistribution", "survie de l’espèce", seraient des voies possibles différentes, parmi d’autres manières, pour évoquer cette calamité systématique de l’action de l’Etat, cette action de spoliation et de destruction systématique. Et je ne cite ici que des thèmes que vous aviez précédemment évoqués. Un discours global plus abstrait, plus conceptuel, mais peut-être moins convaincant, serait aussi possible.

    Vous revenez sur la question de la formation des prix des marchandises. Chaque vendeur préfère vendre plus cher. Chaque acheteur préfère payer moins cher. Certains économistes ont cherché à expliquer la formation des prix par l’offre et la demande en ayant recours à un commissaire-priseur fictif. C’est un bon moyen pédagogique.

    Imaginez donc que vous êtes acheteur et envisagez d’acheter des sac de blés en salle des ventes devant un commissaire-priseur qui vend aux enchères des sacs de blé identiques dans un hangar contenant des sacs de blé. Le nombre de sacs de blé dans le hangar est limité. Le commissaire-priseur vend chaque sac, l’un après l’autre. Vous êtes boulanger. Les boulangers du département sont présents à cette vente et font leurs achat pour la semaine. Il y a aussi qq spéculateurs, c’est a dire des marchands de blé. Après qq enchères, vous verrez se dégager un prix moyen du sac de blé. C’est un exemple de formation du prix par l’offre et la demande. Vers la fin de la vente, le prix du sac peut monter très fort si certains boulangers n’ont pas encore acheté. Ou bien baisser très fort, si tous les boulangers ont déjà reconstitué leur stock de blé pour la semaine.

    Les spéculateurs achèteront les sacs de blé au cas ou les prix baissent trop afin de les revendre ultérieurement. Et si les prix s’envolent, les spéculateurs revendent afin d’empocher la différence avec le prix moyen. Ainsi, grâce aux spéculateurs, les prix du blé se stabilisent. Le "commissaire-priseur" est alors un ordinateur central. C’est ainsi que sur les écrans des traders de blé, le prix du blé reste particulièrement stable sur les trois premiers chiffres. Les variations de prix se font à partir du quatrième chiffre significatif. Le travail du spéculateur consiste à intégrer dans un prix immédiat les prévision des prix futurs. Le spéculateur est celui qui travaille à rassembler des informations pour prévoir l’avenir des ressources et qui traduit ce travail de prévision en prix immédiat.

    J’espère que cet exemple du commerce du blé aura illustré utilement un fonctionnement du marché, de l’offre et de la demande, et de la nécessité vitale des spéculateurs, de la spéculation.

    Vous évoquez le salaire. Le marché du travail est comme tous les autres marchés. Un entrepreneur qui veut un bon maçon devra payer 2000 euros minimum par mois. Tous les maçons le savent bien. Sinon, l’employeur ne trouvera pas. Il existe un prix moyen des qualifications dans la plupart des métiers. Ensuite, la négociation finale se fait un dialogue direct entre l’employeur et le candidat. Le candidat peut refuse si le prix est inférieur au prix moyen. Le maçon trouvera mieux ailleurs. L’employeur refusera des prétentions trop élevées, sauf s’il juge que le candidat le vaut bien.

    Vous parlez des supermarchés. Carrefour fait un bénéfice net de 1,5% sur son chiffre d’affaires. Les acheteurs de Carrefour gagnent peu, mais sur des grandes quantités. Leur travail est de faire baisser les prix. Les clients se réjouissent de prix plus bas. Ils souhaiteraient même des prix encore plus bas. Et les fournisseurs souhaiteraient des plus encore plus haut. Augmenter de 2% les prix des fournisseurs, ce serait condamner Carrefour à la faillite.


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