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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
  • Modérateur depuis le 23/01/2009
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 21 novembre 2008 21:33

    @quen_tin

    Non, vous ne constatez pas que "mon" système de Droit privilégierait "économiquement ceux qui se fichent de la survie de l’espèce". C’est votre analyse. Ce n’est pas une constatation. Et votre analyse est inconsistante en ce qui concerne la survie de l’espèce. Les autres sujets que vous m’objectez sont tout aussi inconsistants, faute de m’avoir fourni aucun arguments, aucune critique sur aucun de ces divers sujets précis.

    Vous ne pouvez pas valablement soutenir que votre "politique de redistribution" ne serait fondé sur aucune conception du Droit. Sur quel système de Droit serait fondé votre prétendue "politique de redistribution" ? Et ensuite quel mystérieux agent économique assurerait cette prétendue "politique de redistribution" ?

    Un économiste français, François Guillaumat, soutient que l’Etat détruit la totalité du montant des impôts qu’il prélève dans le but de les redistribuer. Je dis bien la "totalité" et non pas seulement une petite partie. Certains imaginent qu’une petite partie des impôts est consommée afin de payer les fonctionnaires chargés de cette redistribution. Je partage la thèse de Guillaumat, à savoir que l’Etat détruit des richesses égal à la quantité de richesse prélevée pour cette redistribution. Avant Guillaumat, le fameux économiste suisse Pareto avait déjà fait, en 1897, un constat semblable.

    Vous semblez omettre ce coût considérable de cette redistribution par l’Etat. Vous omettez l’existence d’une gigantesque destruction de richesse égale au montant redistribué. Le coût élevé de la redistribution est une faille dans votre raisonnement.

    Vous revenez à la question du rôle de la "force" dans l’établissement d’un contrat commercial. Les économistes pensent, depuis plus d’un siècle, que les prix se forment par l’offre et la demande, et non par une fumeuse hypothétique "force". Votre thèse de l’existence d’une "force" est contraire à l’observation.

    Vous désignez, à tort, par le mot "force" ce qui est seulement les appétits du vendeur et de l’acheteur d’augmenter leur revenus. Le contrat, lorsqu’il se conclue, se situe toujours en un prix qui permet un profit pour le vendeur et pour l’acheteur. Les deux parties sont nécessairement satisfaits d’avoir conclu le contrat.
     



  • gdm gdm 21 novembre 2008 18:30

    @quen_tin

    Je répond à votre message commençant par "je suis d’accord qu’un échange profite a toutes les parties…". Ce profit ressentit par les deux parties, par l’acheteur et par le vendeur, constitue une double création de valeur, une double création de richesse, un "gain pour l’humanité" comme disait justement, au 17eme siècle, le philosophe Condillac.

    Oui, celui qui possède un plus grand capital gagnera plus que celui qui possède un capital plus petit. Vous trouvez cela "injuste". Mais votre n’avez aucune théorie de Droit qui vous permet d’asseoir ce sentiment d’injustice. Un système de Droit considérant qu’un individu plus riche pourrait valablement être vu comme une injustice par celui qui possède moins serait fondé sur un pure principe de haine, d’envie, de jalousie. Il ne peut pas être cohérent. C’est à dire que ce fondement de la haine d’un plus riche que soi ne peut pas former un système juridique cohérent.

    L’inégalité du patrimoine n’est pas, en soi, une injustice. L’inégalité des revenus n’est pas, en soi, une injustice. Une prétendue "tension sociale" qui serait fondée sur une inégalité ne serait pas acceptable dans une société de Droit.

    Vous revenez encore sur la question du prétendu "rapport de force" dans un échange marchand. Un tel "rapport de force" n’existe pas dans un échange marchand. Il ne peut pas exister. Le seul détenteur de la force est l’Etat. Le commerçant propose ses produits sans exercer de contrainte physique ou morale sur son client. La salarié vend son temps de travail à l’employeur sans exercer de contrainte physique sur son employeur.

    Vous dites que 10 euros auraient plus de valeur, auraient plus d’utilité, pour un pauvre que pour un millionnaire. Il est impossible de comparer valablement les utilités entre deux individus. Votre comparaison est donc mal fondée. Vous ne pouvez rien affirmer, a priori, sur cette pseudo-comparaison d’utilités entre ces deux personnages.

    Votre raisonnement économique et juridique fondé sur votre concept de "liberté positive" est incohérent juridiquement. Il est inexact en ce qui concerne les principes de l’économie.



  • gdm gdm 21 novembre 2008 18:06

    @quen_tin

    Je répond à votre message commençant par "l’idée des fondations...".

    Vous mélangez dans une même phrase, dans une même problématique des sujets de natures différentes. La question de la survie de l’espèce ne se pose pas aujourd’hui. La plupart des questions de l’environnement trouvent une solution par les droits de propriété de chacun. L’Etat ne propose pas non plus de solutions acceptables pour les autres questions d’environnement. Je n’ai jamais dit que qualité des relations sociales serait une question de fondation. Ni la culture, ni la connaissance humaine.

    Je n’ai pas parlé d’une quelconque question de survie de l’espèce, puisque, à mon avis, cette question politique ne se pose pas en ce moment.

    Vous me dites qu’un système de droit fondé sur la liberté individuelle conduirait à des aberrations. Le libéralisme est une théorie du Droit. Cette théorie est fondée sur la liberté individuelle. Vous seriez donc un adversaire du libéralisme.

    Vous rappelez qu’il existe deux sortes de libertés, deux définitions de la liberté. La liberté comme absence de contrainte. Et la liberté, comme champ des possibles. La première définition permet de définir une théorie du Droit fondé sur une telle liberté. La seconde définition de la liberté comme champ des possibles est un tout autre concept. Il ne peut valablement fonder des relations sociales fondé sur une telle "liberté". De multiples contradictions insolubles surgiraient, anéantissant tout système de Droit fondé sur ce que vous appelez la "liberté positive".

    Vous prétendez que les deux libertés seraient équivalentes, sous le prétexte que, dans certains cas, certains individus subiraient une égale impossibilité de faire certaines actions humaines. Ce raisonnement d’équivalence des deux sortes de libertés soufre de graves erreurs de raisonnement. Le bon sens et l’observation montre que la conséquence humaine est différente lorsque le passager que vous citez ne peut embarquer par manque d’argent ou parce qu’un voyou le retient de force attaché. Dans le deuxième cas, le voyou viole le droit de propriété du passager sur sa propre personne, viole sa liberté. L’analyse juridique des deux cas de votre exemple montre que ces deux concepts de "liberté" sont différents.

    Vous ne pourrez pas fonder une théorie cohérente du Droit sur une définition de la "liberté positive". Depuis le 18e siècle, le libéralisme est parvenu à fonder le Droit de manière cohérente sur le concept de liberté, c’est a dire la liberté comme absence de contrainte extérieure a soi-même. A tel point que les principes du libéralisme fondèrent directement la déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

    John Rawls ne fondait certainement sa théorie du droit en considérant la richesse de l’individu. Bien au contraire, Rawls inventa le concept de "voile de la Justice". La justice s’applique aveuglément quelque soit l’individu. On voit souvent l’effigie de la Justice sous la forme d’une femme avec un bandeau sur les yeux pour rappeler ce grand Principe de la Justice. Pour Rawls, ce "voile de la Justice" signifie que la règle de Droit s’applique de manière identique quelle que soit l’individu, riche ou pauvre. Le vol est également puni que le voleur soit riche ou pauvre. Le droit de propriété est le principal fondement des systèmes de Droits moderne, quelque soit la pays. Sauf les pays dont le système juridique est peu développé.

    Un hypothétique système juridique qui serait fondé sur votre concept de "liberté positive" serait contraint de comparer les "libertés" relatives d’un infirme, d’un jeune homme, d’un vieillard, d’un homme, d’une femme. Vous avez justement remarqué à quel point votre "liberté positive" est "subjective". Cette subjectivité conduit au constat d’une impossibilité de construire le Droit. Or la question sociale, est d’abord de construire un système de Droit.

    Vous dites que la "situation" d’un pauvre serait moins enviable que celle d’un "riche". C’est parfois vrai, parfois inexact, mais toujours subjectif. Mais votre concept de "situation" ne peut fonder un système de Droit. Or c’est la seule question valable à se poser.

    Vous dites que la science économique ne serait pas une science. Allez sur le blog "éconoclastes" de Alexandre Delaigue. Il a écrit un bon article sur ce sujet. Mais votre sentiment de dire que la science économique serait une "escroquerie intellectuelle" est sans fondement sérieux. Je vous invite à lire "Principes d’économie" de Gregory Mankiw. C’est très pédagogique. Simple, clair et puissant. C’est un livre classique pour les étudiants de fac d’économie de première année. Ce livre se lit agréablement.

    Mankiw fut le premier conseiller économique de Clinton. Il avait vu et dénoncé le risque fou des "subprimes" pour le contribuable américain. Les "subprimes" était, de fait, une décision politique pour donner des logements aux noirs les plus pauvres. Mankiw n’eut pas assez de poids politique pour stopper cette mesure politique, démagogique et dangereuse. Mankiw ne fut pas surpris de la crise des subprimes.
     



  • gdm gdm 20 novembre 2008 19:15

    @quen_tin
    Je repond a votre post commencant par "le gros a moins de concurents ..."

    Je vous suggère de parler de monopole, d’oligopole plutot que de "gros" ou "pas gros". les économistes ne supposent pas qu’il existerait un prétendu rapport de force qui serait a l’origine du prix. Bien au contraire, les économistes acceptent que le prix provient de l’offre et de la demande.

    Vous vous fourvoyez en imaginant que le prix proviendrait de la force sur un marché. D’une part, par ce que la force y est, par définition, totalement exclue. et d’autre part, l’analyse pertinente consiste a travailler sur l’offre et la demande, et non pas une inexistante force de contrainte.

    Vous vous fourvoyez aussi en omettant que la richesse est crée par l’échange commercial et le travail rentable. Le travail est un échange gagnant-gagnant. l’employeur s’enrichit et le salarié s’enrichit aussi. La valeur, la richesse se crée ainsi, et non pas en spoliant quiconque. Vous mentionnez souvent un enrichissement qui proviendrait de la spoliation de qq’un d’autre. C’est une erreur totale.




  • gdm gdm 20 novembre 2008 19:05

    @quen_tin
    Je répond a votre message concernant l’atmosphere. J’ai déja répondu a cette question précédemment. je vous disais que, lorsqu’un bien économique ne peut pas etre possédé par un individu, alors, il y a nécesairement un échec du marché. La marché ne peut pas alors faire émerger une solution. Et l’atmosphere était l’exemple que nous citions alors. mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible pour les hommes d’agir. L’homme dispose d’autres moyens que la vente et le marché.

    Une formule alternative au marché serait une intervention d’un Etat, de plusieurs Etats, et de faire pression diplomtique sur les Etats qui refusent d’agir. L’Etat est un si médiocre gestionnaire que toute intervention de l’Etat détruit invariablement tout ce qu’il touche. Je craindrais principalement toute intervention de l’Etat dans la mise en oeuvre d’une solution.

    Une autre formule alternative est la creation d’une ou de plusieurs fondations qui mettent en oeuvre leurs solutions. Ces solutions peuvent etre différentes, voire incompatibles, selon les fondations. Ces fondations sont financées par ceux qui le souhaitent.

    J’ignore a quel "modele" vous attribuez l’impossibilité d’une survie de l’espece humaine. Je n’ai jamais parlé de modele politique.

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