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Je suis ingénieur, libertarien, de l'école autrichienne d'économie.

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  • Premier article le 25/01/2008
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Derniers commentaires



  • gdm gdm 3 décembre 2008 20:53

    @quen_tin
    Vous parlez du droit de propriété d’une maison avec un jardin. Un droit de propriété est un "panier de droits", un panier de plusieurs droits différents. Chacun des droits de ce panier de droits est défini et limité. Ainsi, le propriétaire d’un terrain ne possède pas le sous-sol en dessous de 5 ou 10(?) mètres. De même, un permis de construire est nécessaire pour construire, ou même changer la couleur des volets de sa maison. L’eau d’une nappe phréatique coulant sous votre maison ne vous appartient pas.

    La question du fondement du Droit est essentielle. Le système de droit en vigueur dans une société fonde la société. En Angleterre, les tribunaux sont à l’origine du Droit par les jugements successifs au cours des siecles. La jurisprudence anglaise est un fondement du Droit anglais, et même, fut le seul fondement du Droit jusqu’au 20eme siecle.

    Dans la plupart des pays, le droit positif prévaut, au détriment du Droit Naturel ou de la jurisprudence. C’est l’Etat qui dit le Droit, au bon plaisir du prince, au bon plaisir de l’Etat. L’Etat dit le Droit, parce qu’il est le plus fort, parce qu’il met en prison ceux qui n’y obéissent pas.

    Le Droit allemand est formellement fondé sur le "Droit Naturel". Dans un système de droit fondé sur le Droit Naturel, le législateur recherche quelle est la règle de droit qui correspond le mieux au Droit Naturel. C’était le travail des jusrisconsultes de l’époque romaine, au temps du droit justinien.

    Revenons à votre question sur le bruit. C’est au Tribunaux d’interpréter, cas par cas, s’il existe une nuisance à la propriété d’autrui, nuisance à autrui, à la tranquilité d’autrui.







  • gdm gdm 3 décembre 2008 14:39

    @Léon

    Vous invoquez les externalités. Un externalité peut se définir comme un bien économique reçue par un individu ou une nuisance subie par cet individu. Elle est positive ou négative. Cette externalité a une origine, laquelle origine est un individu, un agent économique. Il est ainsi souvent possible d’identifier la cause, voire le responsable de cette production d’externalité.

    Ainsi, Vous avez raison de remarquer qu’il est difficile d’évaluer les richesses produites par les externalités. Mais dans une entreprise comme le TGV, il n’existe aucune externalité. C’est un service de transport de personnes et de marchandises. Chaque client paye pour le transport. Ce service de transport a un coût, a un prix. Les règles de la comptabilité des entreprises sont valides pour mesurer les coûts, les recettes, le profit.

    Vous citez deux références d’articles que vous avez écrits. Une des deux références montre la mauvaise qualité de mesurer la richesse produite par un pays en comptabilisant le PIB. C’est bien de le dire pour ceux qui l’ignorent, mais c’est bien banal. La "comptabilité nationale" usurpe le mot de "comptabilité", celle des entreprises. C’est un ensemble d’agrégats statistiques imprécis et parfois incohérents. Notre propos concernait seulement la rentabilité d’un investissement industriel, et non pas la mesure de la richesse d’un pays. C’est très différent.

    Votre deuxième référence concerne l’excellent livre de Fourastié, "pourquoi les prix baissent". Bizarrement, vous ne citez pas le titre de l’ouvrage. Là encore, notre propos concernant la rentabilité du TGV. Ayant lu ce livre de Fourastié, je conteste les critiques que vous rapportez. Fourastié, associé à une équipe de 50 chercheurs se sont attaqué à une gageure de retracer l’évolution des prix au cours des siècles. Trouver une manière de comparaison de prix au cours des siècles fut difficile.

    Toute entreprise commerciale de formation peut calculer sa rentabilité. Ensuite c’est à chaque client de savoir si cette formation lui fut utile ou non. Nul commerçant ne peut évaluer la production de richesses que ses clients ont produits. Mais ce n’est pas la bonne question a se poser lorsqu’on évalue la rentabilité d’un investissement.

    Votre exemple du péage de l’autoroute montre cette même bizarrerie de raisonnement économique. Ou alors, ce serait nier la pertinence de la comptabilité des entreprises pour mesurer la rentabilité des investissements, que ces investissements soient fait par l’Etat, et même par des investisseurs privés.



  • gdm gdm 3 décembre 2008 14:03

    @quen_tin
    Le droit de propriété de soi-même est le fondement du Droit. Votre vie, votre corps vous appartient. Le droit de propriété de ce que vous produisez en découle logiquement. Votre êtes propriétaire de ce que vous faites avec votre corps. Le droit de propriété est un concept mais pas du tout abstrait. Chacun le vit a chaque instant, chacun peut ressentir dans son corps, dans sa chair, ce concept du droit de propriété.

    Une crapule est celui qui viole le droit de propriété d’autrui. Du moins, c’est une définition ici acceptable du mot "crapule". Or, par définition du libéralisme, le libéral ne viole aucun droit de propriété. Il est incohérent de qualifier de "crapule" un libéral. Ou sinon, comme je le disais, un tel individu ne peut pas etre liberal dans cette action de crapulerie.





  • gdm gdm 3 décembre 2008 10:47

    @Léon
    Vous dites "on connait la titanie par coeur". Votre réponse est elliptique. J’ignore ce que vous connaissez. J’ignore de quelle litanie il s’agit. Mais vous ne répondez pas au point essentiel de mon argument. Le libéralisme consiste, par essence et par définition, à respecter la droit de propriété. Il est donc impossible qu’un individu libéral viole le droit de propriété. Ou sinon, il n’est pas libéral. Votre prétendu terme "générique" de "crapule libérale" est donc infondée.

    Ma remarque, très logique, conduit à dire que certains se prétendent libéraux, alors qu’il ne le sont pas. Cette remarque sur le libéralisme montre que votre prétendue critique du libéralisme se trompe de cible. S’il vous voyez une crapule, il ne peut pas être libéral.

    Vous me posez ensuite une question sur la "privatisation de la Poste". Ce qui importe est que la loi francaise, datant de Napoleon, cesse d’interdise de transporter le courrier de ses voisins, cesse d’interdire aux entreprises de rendre des services de transports de courrier.

    Vous me posez ensuite une question sur la "transplantation d’organes humains". Il existe une pénurie d’organes humains à transplanter. Cette pénurie provoque le décès de centaines de malades. L’interdiction de vente d’organes est fondée sur une ethique qui se contredit elle-meme. Cette prétendue éthique est, de surcroit, contraire à des conceptions habituelles de la morale.




  • gdm gdm 2 décembre 2008 13:46

    @Léon,
    Votre critique "générique" de tous les libéraux est mal fondée puisque trop générale. Vous dites que le libéral "se pare de toutes les vertus". Ce n’est pas exact. Mais celui qui se prétend libéral renonce à contraindre quiconque de quelque manière que ce soit. Un libéral renonce aussi a etre complice d’un spoliateur, refusant ainsi tout argent volé. Mais certains osent s’habiller du mot "libéral" alors qu’il sont bien loin des sources du libéralisme.

    Et vous auriez tort de prétendre, sans violation grave des définitions, que celui qui ne spolie personne serait, par nature, une crapule.

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