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Gérard Faure-Kapper

Gérard Faure-Kapper

Expert bancaire, écrivain

Tableau de bord

  • Premier article le 03/07/2017
  • Modérateur depuis le 06/07/2017
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Derniers commentaires



  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 24 juillet 2017 19:34

    @magneticpole

    Le taux effectif global TEG s’applique à toutes les formes de crédit. Un découvert est un crédit non amortissable et limité à 3 mois. Comme tous les autres crédits, il coûte des intérêts (le loyer de l’argent), ainsi que des frais fixes. Le calcul des intérêts est le résultat du rapport montants, durées taux nominal. Plus l’on rajpute à ce résultat les frais rémunérant l’accord du crédit, à savoir les frais d’intervention. Le TEG est donc l’expression du rapport montants durées, coût. 
    Effectivement, le TEG n’est pas réservé au enprunts amortissables.


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 24 juillet 2017 13:51

    @HELIOS 

    Vous avez résumé tout le problème. Quand nous demandons à un banquier de décrire le travail fourni lors du « traitement d’un incident contractuel », il en est incapable.

    Si vous me le demandez, moi qui ai fait ce travail pendant près de 20 ans, je vous répondrais ::

    Par exemple, un prélèvement edf se présente sur un compte à zero.

    Soit le chargé de clientèle accepte d’accorder un découvert de 80€, l’écriture passe et il n’y a donc pas d’incident.

    Soit le chargé de clientèle refuse d’accorder ce découvert, le prélèvement n’est pas payé.
    Il y a donc « incident de paiement ». Mais celui ci concerne edf et le client.

    la banque est mandataire des paiements et elle n’est pas concernée par l’incident.

    Et pourtant elle va justifier l’intervention par « traitement d’un incident de paiement »

    De plus, la banque parle de « découvert non autorisé ». Ca n’existe pas, car seule la banque peut permettre à un compte d’être débiteur. Le terme exact est découvert non contractualisé.

    Dans ma carrière, je n’ai accordé qu’une seul fois un « découvert non autorisé ». C’était en septembre 1977 au Crédit Lyonnais de Chatou (78). Il y a eu un hold up. Le gars est reparti avec 24.000 Francs, et pourtant je ne l’avais pas autorisé.

    Pour résumer, la seule vrai définition d’une commission d’intervention est : Etude d’une demande tacite de découvert afin d’honorer une écriture. 
    C’est exactement la même chose que des « frais d’étude de crédit ».

    Toutes les autres explications ont été mise au point par les banques, en complexifiant à outrance, en parlant de traitement (une étude de crédit n’est pas un traitment), en parlant d’incident (comme je l’ai démontré, il n’y an n’a pas), etc...

    Ces explications ont été inventées par les banques pour échapper au fait que les commissions d’intervention sont incluses dans le calcul du TEG. (cassation du 5 février 2008)

    Je peux rappeler qu’outre mon expérience pratique, en 1992, j’étais responsable du marketing au Crédit Mutuel Fédération de Valence. A ce titre, j’ai établi la première grille tarifaire. Je sais donc ce qu’il y a derrière le terme commission d’intervention.

    Vous imaginer ma souffrance quand j(’entends au tribunal des couilles de loup d’avocat qui essayent de m’expliquer ce que j’avais voulu faire à l’époque.


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 23 juillet 2017 13:06

    @Lugsama
    A mon avis, il ne peut être question que ce soit l’état qui rachète les créances irrécupérables. Ce n’est pas à vous, contribuable qui louez un appartement et qui roulez dans une vieille voiture, de payer, par vos impôts la Mercedes neuve et la maison de vos voisin.

    La responsabilité est entière à la banque qui a fait un crédit un peu limite, donc qui a pris des risques, et qui n’est pas bien organisée pour récupérer les créances douteuses. C’est le directeur général qui doit être viré par les sociétaires lors de l’assemblée générale.




  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 23 juillet 2017 13:01

    @Lugsama Je me place du point de vue mutualiste et de celui des sociétaires de la Banque Populaire. C’est légal, mais pour moi c’est une erreur de gestion que de brader les créances irrécouvrables. 

    Soit ces créances sont « récupérables » par les voies normales, alors le chargé de clientèle est le mieux placé pour le faire, puis l’huissier de la banque.
    Soit c’est vraiment irrécupérable, alors se pose la compétence du service engagement de la banque populaire qui a fait n’importe quoi dans l’attribution des crédits.
    Et dans ce cas, la banque a vraiment arnaqué les cabinets de recouvrements en leur vendant des titres pourris.


  • Gérard Faure-Kapper Gérard Faure-Kapper 22 juillet 2017 02:03

    @Lugsama Il s’avère que dans cette affaire, il s’agissait d’une femme. J’ai enquêté auprès de la banque en question. Elle avait effectivement l’argent sur son compte. Mais j’ai aussi d’autres affaires qui concernait des hommes. C’est vrai que pour une banque, le baisé est asexué.

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