Entre le déjeuner chez la belle mère et le digestif et la ballade au bois voisin.
Endimanchés.
Certains avec toutes leurs décorations et leurs médailles, l’air graves et concentrés. Comme au jour de la commémoration de la libération. C’est le jour d’une sortie organisée par la mairie et la maison de retraite. Ils débarquent en car, regardant mauvais les jeunes.
Certains en jogging et pas rasés, parce que c’est leur rôle de citoyen, entre sortir le chien et ramener la baguette.
Ceux d’origines étrangères bien plus sérieusement que les natifs.
Chaque séance d’élection est un spéctacle à la Dubout.
De la quincaillerie biologique, des tas de cellules et d’organes qui fonctionnent à peu près correctement par miracle. Mais tellement fragiles et tellement instables.
Par contre, comme dans IA, je suis certain que les robots se heurteront à un racisme des humains envers eux.
On connait déjà le refrain : ils nous piquent notre travail, etc.
Ils devront avoir afaire à des frondes, des actes de violence purement racistes.
Je crois pour ma part que les androïdes devront se fondre dans la masse et surtout ne rien laisser paraitre de leur androïdité. Manger, boire, dormir, se laver, raler, être fatigués, s’amuser de puérilités, ils devront faire comme tout le monde pour s’intégrer et ne pas se dévoiler.
Ils devront s’inventer une histoire, une enfance, des souffrances, des joies, un passé.