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Hermes

Hermes

Quelqu'un qui essayer d'être moins con au jour de sa mort.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/09/2006
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Derniers commentaires



  • Hermes Hermes 18 février 2010 21:30

    " Finalement, j’aurais préféré que cette déclaration confirme les principes qui ont préludé à sa création et qui ont motivé son rapide et relativement impressionant succès entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle (les mêmes raisons qui ont permit le succès du volapük malgré sa pratique absolument impossible, c’est dire si l’idée d’une langue internationale pour - enfin ! - faire la paix était populaire !). Parce qu’un peu de niaiserie sirupeusement humaniste et pleine de bonnes intentions, c’est tout de même moins déprimant qu’une simple course au finish des opinions. "

    Une longue, si longue phrase, si creuse, pourtant. Moi, en tout cas vous m’avez bien fait rire. Si je me souviens bien, vous étiez dans le camps des gens bêtes et méchants. Et bien vous me révélez une chose, pas besoin d’être méchant, faut juste être bête pour l’être. Ce que vous semblez bien me confirmer dans vos magnifiques propos.

    Sinon pour mon point de vue, toute chose ne peut être objective à 100% et c’est ainsi. Mais elle peut s’approcher de l’objectivité. L’objectivité est la plus vraie quand on étudie le plus possible un sujet. Donc pour ma part, connaissant mieux l’espéranto et ce qui est autour. Mon avis est bien plus objectif que le votre, car j’ai beaucoup plus de données que vous.



  • Hermes Hermes 18 février 2010 21:29

    " Ah, tiens, un petit ajout de dernière minute. La déclaration commence par "l’espérantisme est l’effort fait pour répandre dans le monde entier l’usage" de l’espéranto. Sémantiquement parlant, un espérantiste est donc un adepte de l’espérantisme, c’est-à-dire quelqu’un qui oeuvre pour répandre dans le monde entier l’usage de l’espéranto. "

    Biologiste, chimiste, c’est pas pour autant un partisan du biologisme et du chimisme et je ne sait pas si cela existe en plus. Donc votre lien me semble assez douteux.

    " Or le dernier titre précise que "est nommé espérantiste celui qui sait et emploie la langue espéranto, pour quelque but que ce soit" (vous noterez qu’il est bien mentionné qu’il faut un but pour employer l’espéranto, voila une confirmation supplémentaire de la dimension largement idéologique de l’espéranto). "

    Houa donc un but genre discuter avec untel est une idéologie, donc je redis les anglophones sont des anglicistes sont des anglicismes donc l’anglais est une idéologie

    " C’est donc associer connaissance de l’espéranto et promotion de l’espéranto, autrement dit asséner que le seul bon practicien de l’espéranto est celui qui vise à en répandre l’usage.  Donc c’est faire de l’espéranto une cause (dois-je encore faire le lien avec l’aspect idéologique sous-jacent  ?), et de son practicien un prosélyte par définition. Je pensais que cette conception (qui me force à réévaluer largement à la baisse le nombre des « vrais » practiciens de l’espéranto) n’était présente que dans l’esprit de Krokodilo et de quelques autres. « 

    Encore alors une idiotie

     » Finalement, j’aurais préféré que cette déclaration confirme les principes qui ont préludé à sa création et qui ont motivé son rapide et relativement impressionant succès entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle (les mêmes raisons qui ont permit le succès du volapük malgré sa pratique absolument impossible, c’est dire si l’idée d’une langue internationale pour - enfin  ! - faire la paix était populaire  !). Parce qu’un peu de niaiserie sirupeusement humaniste et pleine de bonnes intentions, c’est tout de même moins déprimant qu’une simple course au finish des opinions. "

    Une longue, si longue phrase, si creuse, pourtant. Moi, en tout cas vous m’avez bien fait rire. Si je me souviens bien, vous étiez dans le camps des gens bêtes et méchants. Et bien vous me révélez une chose, pas besoin d’être méchant, faut juste être bête pour l’être. Ce que vous semblez bien me confirmer dans vos magnifiques propos.

    Sinon pour mon point de vue, toute chose ne peut être objective à 100% et c’est ainsi. Mais elle peut s’approcher de l’objectivité. L’objectivité est la plus vraie quand on étudie le plus possible un sujet. Donc pour ma part, connaissant mieux l’espéranto et ce qui est autour. Mon avis est bien plus objectif que le votre, car j’ai beaucoup plus de données que vous.



  • Hermes Hermes 18 février 2010 21:28

    " Je passe sur le titre 3, à vocation juridique (même si la partie sur l’autorisation de se servir de la langue est très drôle), pour aborder le titre 4 qui m’a bien fait rire. « 

    Alors rions un bon coup

     » En somme, l’espéranto ne peut plus évoluer que sur la marge. "

    Le fundamento est un noyau de langue très restreint, donc on peut faire beaucoup autour

    " C’est donc que Zahmenof a été saisi par la grâce divine et qu’il s’est vu révélé la langue, la seule, qui n’aurait pas besoin d’évoluer jusque dans ses fondements pour exprimer le monde. Je ne suis pas philologue, mais enfin on m’a toujours dit que le statut d’une langue dont les règles sont fixées  une fois pour toutes et pour laquelle les évolutions sont cantonnées à la marge est celui de « langue morte ». "

    C’est surtout le coté tendance naturalistes de certains partisans, donc une multitude de réformes infinies qui aurait détruit la langue. L’exemple du volapuk et de l’ido en sont de parfaits exemples, chaque reforme «  bien meilleur  » que l’ancienne à conduit à des conflits tellement extrème. Pour vous dire les conflits dans l’espéranto sont minimes en comparaison de celle de l’ido et du volapuk. Que cela à conduit à la fin de ces deux langues

    " Et le titre 5 est, quant à lui, totalement dispensable, quoique révélateur. Outre la « définition » du terme « espérantiste » (j’ai mit « définition » entre parenthèses pour la simple raison que celle avancée pour le mot « espérantiste » est stricto sensus celle du terme « espérantophone » et que si « espérantiste » doit être employé, il conviendrait de lui donner un autre sens), la recommandation d’adhérer à une société espérantiste révèle en effet que l’espéranto... est apparemment vouée au vase clos  ! Voila qui est pour le moins contradictoire avec la vocation affichée au titre 1 (même si, déjà, elle est bancale) "

    Mais écrit non obligatoire. Car de nombreuses ideologies existent associer à l’esperanto, donc à chacun ses affinités. Moi pour ma part je ne suis affilier à personne



  • Hermes Hermes 18 février 2010 21:25

    " Merci pour ce lien très instructif, Hermes  ! « 

    De rien

     » Il donne de l’eau à mon moulin et confirme au-delà de toutes mes analyses le caractère profondément orienté idéologiquement de l’espéranto comme langue et comme pratique. « 

    Je suis pas sûr de votre analyse du sujet

     » D’abord, quelle langue « utilitaire » à but de communication serait doté d’une règle d’airain  ? "

    Tout simplement car certains ont voulus associer à cette langue une idéologie propre et indissociable de la langue. Alors que divers idéologies existaient pour cette langue. Encore votre méconnaissance du sujet

    " Ensuite, si on considère que cette déclaration était indispensable, il eu mieux valu se limiter à cette portion du premier titre  : l’espéranto est une langue dont la finalité est de "donn[er] aux hommes des diverses nations la possibilité de se comprendre entre eux, [et servir] pour les institutions publiques dans les pays où se trouvent des rivalités de langues". Là, on peut dire que c’est donner une utilité à l’espéranto. On identifie un besoin (permettre aux hommes des diverses nations de se comprendre entre eux, ou dans une nation avec rivalité de langue, servir dans les institutions  ; on peut aussi ajouter aujourd’hui  : servir dans les institutions communautaires supranationales) et on y propose une solution  : l’adoption d’une langue internationale véhiculaire. Jusque là, rien à dire. "

    Bravo, quelle intelligence de votre part. Enfin c’est surotut ce que je dis depuis un bout de temps et pas selement moi


    " Là où cela se gâte, c’est dans la suite. Dès le titre 2, on parle de "partisans de l’idée d’une langue internationale". Ouïlle ouïlle ouïlle  ! S’il y a partisans, c’est donc qu’il y a partis (pas forcément structure, organisation ou autre, on dirait aujourd’hui « bord » ou « tendance »). Dès lors, on entre dans la bataille d’opinion. On ne cherche plus à apporter une solution à un problème identifié et mentionné mais à imposer ses vues à d’autres. Quels autres  ? La déclaration ne les mentionne pas, mais ils doivent exister, sans cela il n’y aurait pas de « partisans ». Un seul parti, cela n’existe pas. Même sous régime de parti unique, il y a plusieurs partis dans le parti. "

    Essayez un peu de réfléchir en dehors des partisans d’une langue internationale quels autres partisans existent t’ils ? Tous bonnement des partisans d’une langue nationale, des nationalistes et communautaristes. Relisez votre histoire de l’époque. De plus prenons un exemple simple. Lors de la SDN en 1930 je crois, c’est la France qui a fait échoué principalement l’adoption de l’esperanto à cause des partisans nationalistes.




  • Hermes Hermes 18 février 2010 14:10

    Tiens cadeau pour Brath : Boulogne 1905 faite par l’iniciateur

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