Vous exagérez fortement le syndrome du 21 avril et le vote utile. Je n’ai pas du tout ressenti cette pression et cette peur. La seule pression qu’il y a eu, assez normale dans le contexte, est une prédominance de Ségolène et de Sarkozy dans les médias. Cette élection consacre le marketing politique. Les gens on voté ségo-sarko comme ils auraient acheté de la crème Nivéa, uniquement sur l’emballage et sans s’intéresser au contenu.
Maintenant il nous reste le choix entre la France métissée avec une europe soviétique par référendum ou bien la discrimination positive avec une europe soviétique par vote du parlement. Autant dire entre la peste et le choléra. Bonne chance.
Ces élections m’ont laissé pantois et triste. Non pas parceque mon favori n’est pas dans le tiercé gagnant mais parceque le choix des français s’est décidé sur l’emballage.
Je vois une contradiction énorme entre le ressenti des gens dans les discussions que l’ont peut avoir ou dans les compte-rendus des médias et le fait que 75% soient allé voter en masse pour que rien ne change. Comment ce fait-il que 55% des français aient dit non au TCE et que 75% votent en faveur de 3 candidats qui sont tous pour une europe supra-nationale ? Pourtant de Chivardi à Le Pen en passant par Nihous et de Villiers il y avait quand-même le choix entre plusieurs visions d’une europe différente du soviet.
On ne peut pas dire que les gens aient été manipulés. Je ne crois pas au syndrome du 21 avril, la presse ayant eu une position trés modérée sur ce thème. Il n’y a pas eu de chiffons rouges agités et de guignols brandis au bout d’un bâton par les « notables ». Tout simplement, les gens ont été éblouis par la présence médiatique des 2 principaux candidats. Oui, la démocratie est morte car les gens se décident sur l’emballage, sur la présentation, et non pas sur le contenu. On en arrive au système politique américain où Ronald Reagan est élu pour ses dents blanches.
Les mêmes qui viennent de voter pour la continuité, l’europe soviétique, l’immigration et les délocalisations iront demain manifester dans la rue contre le chômage ou le démantèlement de l’EDF. En plus, ils se sont levés tôt et en masse pour réclamer la continuité sans changement. C’est à désespérer. Ce vote qui balaye les petits partis est la porte ouverte à l’avénement du bi-partisme c’est à dire de l’égémonie de quelques lobbies sur les affaires du pays. Les français viennent de fermer eux-même les dernières petites portes de liberté qu’il leur restait.
Au second tour il nous reste le choix entre la France métissée et l’europe soviétique par réfrendum ou la discrimination positive et l’europe soviétique par vote du parlement. Amusez-vous bien, mais sans moi.
« Bien que démenti par l’intéressé, le magazine Challenges dans son édition du 18 avril indique que le ministre de l’Economie, Thierry Breton, serait personnellement intervenu,... »
Si on se met maintenant à croire ce que disent les journalistes où va-t-on ? Breton précise que le statut actuel d’EADS dans lequel le gouvernement français n’a plus son mot à dire a été mis en place par Jospin et les socialistes. Ils ont beau jeu aujourd’hui de critiquer Breton alors qu’il n’a pas le pouvoir de décider quoi que ce soit à EADS.
Publié le 20 avril 2007 à 22h23
CSA : Le Pen passe devant Bayrou
Jean-Marie Le Pen passe devant François Bayrou dans les intentions de vote au premier tour (16,5 contre 16%) et devient le 3ème homme derrière Nicolas Sarkozy (26,5%) et Ségolène Royal (25,5%), selon un sondage CSA-Cisco paru ce soir. Le Pen atteint son plus haut niveau depuis novembre 2006. Au second tour, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont toujours à égalité 50-50 dans cette enquête, la seule à donner ce résultat.
On ne tient compte de notre avis que 5 minutes tous les 5 ans. Croyez-moi, le seul vote utile est de dire ce que vous pensez et de voter pour celui qui correspond le mieux à vos aspirations politiques. Le reste, c’est du raccolage.
Article débile qui cherche à couper les cheveux en quatre. Aucun des candidats ne nous trompent sur la marchandise. Je ne vois donc pas où est le problème.