Il faudra qu’un jour vous ayez le courage de nous expliquer votre reconversion. Pourquoi, en deux ans, êtes-vous passé des rangs de Wall-Street à ceux de Main-Street ? Mystère et boule de gomme.
Il est dommage que cet article, bien écrit par ailleurs, reste dans l’émotionnel de l’après Mandela sans faire aucune analyse de l’histoire de l’Afrique du Sud qui est pourtant un cas d’école. Ainsi il ne nous apprend rien et ne fait que nous donner un petit pincement au coeur pour cette histoire touchante.
On pourrait aussi décrire le sort actuel des blancs, les plus faibles étant pourchassés sans pitié. Dans les familles blanches on entraine des filles de 10 ans à se servir de fusil pour se protéger. C’est un saut en arrière de 200 ans. On en revient au Far-West de l’époque des diligences. Je ne pense pas que ce soit un progrès. Les fermiers qui en ont eu les moyens ont tout vendu pour s’installer au Queensland que malheureusement les bien-pensants font envahir par une immigration galopante venant du moyen-orient. Le même problème se reposera là-bas pour les blancs dans 25 ans.
La leçon de l’Afrique du Sud, que personne n’a voulu comprendre à part quelques membres éclairés du KKK américain, est qu’un territoire appartient nécessairement à celui qui l’occupe. Le nombre d’individus dicte sa loi bien plus fortement que toutes les lois et contraintes militaires que l’on essaye d’imposer. Le temps joue pour le nombre. Mandela en est la preuve et la leçon à en tirer n’est pas une admiration béate de la « libération des noirs » ou la jouïssance d’une prétendue démonstration de « l’égalité des races » mais uniquement la dure loi du jeu de Go. Le terrain appartient à celui qui l’occupe et cela se calcule en nombre d’habitants par kilomètres carrés. Les communistes disaient « La terre appartient à celui qui la travaille » et ils avaient totalement raison.
Les blancs ont commis l’erreur fatale de vouloir le beurre et l’argent du beurre, de vouloir le travail du noir sans voir le noir. S’ils avaient composé avec la minorité Zoulou et travaillé eux-mêmes leur terre, nettoyés eux-mêmes leurs maisons et leurs autos, ils seraient toujours heureux dans leurs pays. Au lieu de cela ils se sont voilés la face et ont crû que l’apartheid leur permettrait de profiter des noirs tout en les excluant du pays. C’est impossible.
Le même problème se pose avec acuité aujourd’hui aux Etats-Unis. Dans des fermes de 300 hectares de fruits on trouve des centaines de mexicains qui travaillent et une seule famille d’américain. Son futur est connu. Il a déjà été écrit par Mandela. En France nous subissons le même phénomène avec l’immigration. Dans notre cas, le pire et que nous ne profitons même pas de leur force de travail puisque la moitié sont chômeurs. Cependant, l’implacable la loi du nombre s’appliquera de la même manière. Malheureusement, l’histoire de l’Afrique du Sud ne nous servira pas de leçon.
Excusez-moi d’avoir été un peu long, mais ce phénomène de société méritait qu’on s’y attarde.
« De ces seins allait sortir du lait et l’idée même de cette sécrétion m’était vaguement écœurante. »
Le problème est que vous êtes beaucoup trop formattée par le féminisme et le politiquement correct ambiant. Déjà, faire cas de la vieille Badinter est significatif. Il n’y a rien à attendre d’une bonne femme dont le mari a participé à la loi Gayssot. Ce ne peut être qu’un carcan lourd à porter, qu’il soit féministe, humaniste, machiste ou ce que vous voulez. La liberté de l’individu n’existe pas pour ces gens là, autre que la leur d’exercer leur pouvoir et d’imposer aux autres une façon de se comporter.
L’égalité des femmes telle que vous la concevez est-elle nécessaire ? Pourquoi cette course à toujours vouloir faire ce que font les messieurs ? Je suis convaincu qu’une société moderne doit offrir l’égalité des droits mais pas le reste. Les individus sont différents, les hommes ne vivront jamais la maternité quelles que soient les lois les plus répressives qui soient votées et je ne vois pas pourquoi tout le monde devrait vivre pareil.
J’aime bien l’idée d’une société diversifiée où chacun trouve son bonheur dans son espace. Vouloir tout mélanger, tout égaliser, non seulement est irréalidable mais en plus ne provoque que des frustrations. C’est comme cette nouvelle lubie stupide de la parité homme-femme dans les conseils d’administration.
Pour en revenir à la phrase du début de ce commentaire, lourde de sens, il est vrai que la maternité est mal vue dans nos sociétés. Dans d’autres pays vous voyez une femme allaiter son enfant dans le métro sans que cela soit un archaïsme moyen-âgeux. Les bien-pensants et les féministes ont réussi qu’en France nourrir son enfant soit devenu quelque-chose de dégueulasse et c’est cela qu’il faut changer. Commençons par discrétier les féministes et les bien-pensants comme Batinder et la femme retrouvera sa liberté.
La répudiation de la dette s’est faite en France sous la Révolution. Il y a plusieurs manières de le faire (cf l’article de Werrebrouck). La manière forte est de dire qu’on ne paye plus. La manière douce est de laisser filer l’inflation par augmentation de la masse monétaire et de rembourser avec une monnaie de singe. C’est la forme de répudiation la plus répandue dans le tiers monde, qui s’installe aux USA le dollar ayant perdu 99% de son pouvoir d’achat depuis 1913 et que nous allons suivre une fois de plus. On va d’abord prêter aux pays de l’Euro qui ont des problèmes, puis la BCE finira par émettre de la monnaie et tôt ou tard l’inflation annulera la dette. On doit 1.000 euros avec lesquels on peut s’acheter (disons) une auto puis on remboursera 20 ans plus tard 1.200 euros avec lesquels on n’arrivera tout juste à s’acheter un pain. C’est l’écrasement des rentiers au profit des travailleurs qui eux voient leur revenus augmenter.
L’économie se fout de la politique et les règles sont exactement les mêmes pour tous, que ce soient les US, la France sous la Révolution ou bien la Corée du Nord de Kim il Sung. C’est pour cela que je m’étonne que certains puissent confondre la banque et la démocratie. Ce sont deux notions qui n’ont rien à voir.
« Il se produit un drainage inéluctable de la richesse vers les individus qui détiennent le pouvoir d’émettre la monnaie. »
Oui, sauf que ce processus n’est pas linéaire mais cyclique. Sans cela il y a longtemps que les banques seraient propriétaires de tout ce qui existe sur la planète et leurs clients morts de faim. La fin du cycle est la répudiation de la dette qui redonne la main aux travailleurs. Le grand balancement de la monnaie se fait entre les rentiers et les travailleurs, depuis la nuit des temps.
On peut lire ici l’excellente analyse du Pr. Werrebrouck de Lille qui résume bien la question.