• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Jacques RICHAUD

Né à Marseille peu avant la libération de la ville, militant de toujours pour l’émancipation humaine et la liberté des peuples. Chirurgien en hôpital public, j’ai vècu aussi au Cambodge un an et demi de chirurgie "de guerre" qui m’a fait vérifier la nature identique du sang de tous les hommes, versé si souvent en vain . Altermondialiste mais internationaliste, laîque mais tolérant, antidogmatique mais sans complaisance pour l’Empire arrogant qui prétend imposer son modèle au monde , par le fer, le sang et les dollars. La Paix est une attente universelle plus répandue encore que la croyance dans les légendes divines.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/01/2007
  • Modérateur depuis le 21/05/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 15 21 469
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 1 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Jacques RICHAUD 15 août 2008 02:03

    C’est à la mort de son ami de trés longue date EDOUARD SAID que MAHMOUD DARWICH écrivit cet ’HOMMAGE A EDOUARD SAID’ , autre voix également trés importante de ce siècle qui vit la fin des colonisations mais la perpétuation de l’esprit colonial, la fin des apartheid mais la perpétuation des racismes, le réveil des peuples mais l’exacerbation des intolérances croisées entre anciens maîtres et anciens esclaves ou asservis.
    Edouard Saïd , comme Mahmoud Darwich savait le chemin qui restait encore à parcourir pour que les hommes vivent ensemble sans la haine qui remplace la pensée, (Comme il peut être lu sur ce blog comme sur tous les blogs...)
    Le dépassement de la peur de l’autre était une démarche déja accomplie par ces deux là qui savaient en eux même porter le mal et le bien et que demain se construit aujourd’hui...
    Dans ce TEXTE , ces deux là "NOUS CONFIENT L’IMPOSSIBLE...".
    Tant pis pour ceux qui cultivent la barbarie ’du singulier’, ils ne sauront jamais de quoi ils se privent....

    Hommage à Edward Said

    New York. Novembre. 5e Avenue.
    Le soleil est une soucoupe éclatée.
    A l’ombre, j’ai interrogé mon âme étrangère : Cette ville est-elle Babylone ou Sodome ?


    Là-bas, au seuil d’un gouffre électrique haut comme le ciel, j’ai rencontré Edward, il y a trente ans.
    Les temps étaient moins impétueux.
    Chacun a dit à l’autre :
    Si ton passé est expérience, fais du lendemain sens et vision !
    Partons, partons vers notre lendemain, sûrs de la sincérité de l’imagination et du miracle de l’herbe.


    Je ne sais plus si nous avons été au cinéma ce soir-là, mais j’ai entendu des Indiens anciens me crier : Ne fais confiance ni au cheval ni à la modernité.

    Non. Aucune victime n’interroge son bourreau : Suis-je toi, et si mon glaive avait été plus grand que ma rose... Aurais-je agi comme toi ?

    Une telle question suscite la curiosité du romancier dans un bureau de verre donnant sur les lys d’un jardin... Là où l’hypothèse est blanche comme la conscience de l’auteur s’il solde ses comptes avec la nature humaine... Nul lendemain dans la veille, avançons donc !

    Le progrès pourrait être le pont du retour à la barbarie...

    New York. Edward se réveille sur la paresse de l’aube. Il joue un air de Mozart. Dispute une partie de tennis sur le court de l’Université. Réfléchit au périple de la pensée par-delà les frontières et les barrières. Parcourt le New York Times. Rédige sa chronique nerveuse. Maudit un orientaliste qui guide un général au point faible dans le cœur d’une orientale. Se douche. Choisit un costume avec l’élégance d’un coq. Boit son café au lait et crie à l’aube : Ne traîne pas !

    Sur le vent, il marche. Et dans le vent, il sait qui il est. Pas de toit au vent. Pas de demeure. Et le vent est une boussole pour le nord de l’étranger.

    Il dit : Je suis de là-bas. Je suis d’ici et je ne suis ni là-bas ni ici. J’ai deux noms qui se rencontrent et se séparent, deux langues, mais j’ai oublié laquelle était celle de mes rêves. J’ai une langue anglaise, au vocabulaire docile, pour écrire. Et une autre, venue des conversations du ciel avec Jérusalem. Son timbre est argenté, mais elle est rétive à mon imagination.

    Et l’identité ? J’ai dit.
    Il répondit : Autodéfense...
    Donnée à la naissance, l’identité est finalement façonnée par celui qui la porte, elle n’est pas héritage. Je suis le multiple... En moi, mon dehors renouvelé. Mais j’appartiens à l’interrogation de la victime.
    N’étais-je de là-bas, j’aurais entraîné mon cœur à élever, là-bas, la gazelle de la métonymie...

    Porte donc ta terre natale où que tu ailles et sois narcissique s’il le faut.

    – Exil, le monde extérieur. Exil, le monde caché. Qui es-tu donc entre eux ?
    – Je ne me présente pas de peur de me perdre. Et je suis ce que je suis.
    Et je suis mon autre dans une dualité harmonieuse entre parole et signe.
    Si j’étais poète, j’aurais écrit :
    Je suis deux en un, telles les ailes d’une hirondelle
    Et si le printemps tarde à venir, je me contente de l’annoncer !

    Il aime des pays et les quitte. (L’impossible est-il lointain ?) Il aime migrer vers toute chose. Car, dans le voyage libre entre les cultures, il y a place pour tous ceux partis à la recherche de l’essence de l’homme.

    Voici qu’une périphérie avance, qu’un centre recule. L’Orient n’est pas totalement Orient ni l’Occident, Occident. Et l’identité est ouverte au multiple.
    Elle n’est ni citadelle ni tranchée.


    La métaphore dormait sur l’une des rives du fleuve. N’était la pollution,
    Elle aurait enlacé l’autre rive.

    – As-tu écrit ton roman ?
    – J’ai essayé... Tenté de retrouver mon image dans les miroirs des femmes lointaines. Mais elle se sont enfoncées dans leur nuit fortifiée. Et elles ont dit : Notre univers est indépendant du texte. Aucun homme n’écrira la femme, énigme et rêve. Aucune femme, l’homme, symbole et star. Nul amour ne ressemble à un autre, nulle nuit à une autre nuit. Laisse-nous donc énumérer les vertus des hommes et rire !
    – Qu’as-tu alors fait ?
    – J’ai ri de mon absurdité et mis mon roman au panier.

    Le penseur bride le récit du romancier et le philosophe dissèque les roses du chanteur.

    Il aime des pays et les quitte : Je suis qui je serai et deviendrai. Je me construirai moi-même et choisirai mon exil. Mon exil est l’arrière-plan de la scène épique. Je défends le besoin des poètes de gloire et de souvenirs, et défends des arbres qui habillent les oiseaux de pays et d’exil, une lune encore apte à un poème d’amour, une idée brisée par la fragilité de ses défenseurs et un pays enlevé par les légendes.

    – Pourrais-tu revenir à quoi que ce soit ?
    – Ce qui m’attend me tire et se presse... Je n’ai pas le temps de tracer des traits sur le sable. Mais je peux visiter le passé comme le font les étrangers quand ils écoutent le poète pastoral dans le soir triste :
    « A la fontaine, une jeune fille emplit sa jarre de larmes des nuages
    Et elle pleure et rit d’une abeille qui a piqué son cœur à l’heure du départ.
    L’amour est-il douleur de l’eau ou maladie dans la brume... »
    (Et cætera, et cætera, jusqu’à la fin de la chanson.)

    – Tu pourrais donc être atteint du mal de la nostalgie ?
    – Une nostalgie pour le lendemain. Plus lointaine, plus élevée et plus lointaine
    . Mon rêve guide mes pas et ma vision pose mon rêve sur mes genoux, chat familier. C’est le réel imaginaire, le fils de la volonté : Nous pouvons modifier la fatalité du gouffre !
    – Et la nostalgie du passé ?
    – Un sentiment qui ne concerne que le penseur soucieux de comprendre l’attrait de l’étranger pour les outils de l’absence. Quant à ma nostalgie, elle est un combat pour un présent qui s’agrippe au lendemain.
    – T’es-tu infiltré dans hier, le jour où tu t’es rendu à la maison, ta maison, à Jérusalem, dans le quartier de Tâlibîya ?
    – Tel l’enfant s’il a peur de son père, je m’étais préparé à me cacher dans le lit de ma mère. J’ai essayé de revivre ma naissance, de suivre le chemin du lait sur le toit de ma vieille maison, essayé de palper la peau de l’absence, de sentir le parfum de l’été dans le jasmin du jardin. Mais l’hyène de la vérité m’a éloigné d’une nostalgie qui, derrière moi, se tenait sur ses gardes telle une voleuse.
    – As-tu eu peur et de quoi ?
    – Je ne peux rencontrer la perte face à face. Tel le mendiant, je me suis tenu à la porte. Demanderai-je à des inconnus qui dorment dans mon lit la permission de me rendre visite à moi-même cinq minutes ? Me courberai-je avec respect devant les occupants de mon rêve d’enfance ? Demanderont-ils : Qui est ce visiteur étranger et indiscret ? Pourrai-je seulement parler de paix et de guerre entre victimes et victimes des victimes, sans mots superflus et sans incises ? Me diront-ils : Pas de place pour deux rêves dans le même lit ?

    Ni lui ni moi n’aurions pu.
    Mais lui est un lecteur qui s’interroge sur ce que nous dit la poésie au temps du désastre.

    Sang
    et sang
    et sang
    dans ta patrie
    Dans mon nom et le tien, dans la fleur d’amande, la peau de banane, le lait de l’enfant, la lumière et l’ombre, le grain de blé, la boîte à sel. Des snipers virtuoses touchent leur cible.

    Sang
    sang
    sang
    Cette terre est plus petite que le sang de ses enfants, offrandes dressées aux seuils de la résurrection. Cette terre est-elle bénie ou baptisée

    Par le sang,
    le sang
    le sang
    Que n’assèchent ni les prières ni le sable ? Pas de justice suffisante dans les pages du Livre saint pour donner aux martyrs la joie de marcher librement sur les nuages. Sang, le jour. Sang, la nuit. Sang dans les mots !

    Il dit : le poème pourrait accueillir la perte, filet de lumière luisant au cœur d’une guitare ou un christ monté sur une jument et ensanglanté de belles métaphores. Qu’est le beau, sinon la présence du vrai dans la forme ?

    Dans un monde sans ciel, la terre se change en gouffre. Et le poème est l’un des présents de la consolation, l’une des qualités des vents, qu’ils soient de sud ou de nord. Ne décris pas ce que la caméra discerne de tes blessures.
    Crie pour t’entendre et crie pour savoir que tu es encore vivant et vivant, que la vie sur cette terre est encore possible. Invente un espoir pour les mots. Crée un point cardinal ou un mirage qui prolonge l’espérance et chante, car le beau est liberté.

    Je dis : la vie définie par son contraire, la mort, n’est pas une vie !
    Il dit : Nous vivrons, même si la vie nous abandonnait à notre sort.
    Soyons ces seigneurs des mots qui rendent leurs lecteurs éternels, pour parler comme ton génial ami Ritsos...

    Et il dit : SI JE MEURS AVANT TOI , JE TE CONFIE L’IMPOSSIBLE !
    Je demande : Est-il lointain ?
    Il répond : A distance d’une génération.
    Je dis : Et si je meurs avant toi ?
    Il répond : Je consolerai les monts de Galilée et j’écrirai : « Le beau n’est que l’accession à l’adéquat. » Bon ! Mais n’oublie pas.
    SI JE MEURS AVANT TOI , JE TE CONFIE L’IMPOSSIBLE !


    A ma visite dans la nouvelle Sodome, en l’an deux mille deux, il résistait à la guerre de Sodome contre les gens de Babylone et au cancer. Dernier héros épique, il défendait le droit de Troie à sa part du récit.

    Aigle, là-haut,
    Là-haut,
    Faisant ses adieux à ses cimes,
    Car la résidence au-dessus de l’Olympe
    Et des sommets
    Génère l’ennui.
    Adieu
    Adieu, poésie de la douleur !
    Mahmoud Darwich. (Traduit par Elias Sanbar)





  • Jacques RICHAUD 15 août 2008 01:20

    LA PALESTINE LUI COLLAIT A LA PEAU , SANS AVEUGLER SON ESPRIT

    Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de croiser les textes de MAHMOUD DARWICH, deux illustrations de son héritage universel, UNIVERSEL car il savait que le sort de son peuple n’était pas ‘unique’, ni ‘élu’ dans la félicité ni élu dans le malheur. Il savait ce sort partagé par tous les opprimés, les migrants et les espérants de la terre. Oui son ‘universalité’ suintait dans chacun de ses écrits et il était le premier à dire qu’il parlait de ‘la vie’ et non seulement de son peuple.

    - Oui j’ai écrit « La Palestine lui collait à la peau » car il partageait, de son peuple, le sentiment d’injustice immense d’une expulsion qui fut celle de son enfance et d’une injustice qui se poursuivait à sa mort encore. Lire de Mahmoud DARWICH, ‘je suis arabe’ c’est entrer dans cette compréhension là. :

    « JE SUIS ARABE »

    Je suis Arabe

    Inscris ! Je suis Arabe Le numéro de ma carte : cinquante mille Nombre d’enfants : huit Et le neuvième... arrivera après l’été ! Et te voilà furieux !

    Inscris !

    Je suis Arabe

    Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine

    Et j’ai huit bambins

    Leur galette de pain

    Les vêtements, leur cahier d’écolier

    Je les tire des rochers...

    Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte

    Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais

    Et te voilà furieux !

    Inscris !

    Je suis Arabe

    Sans nom de famille - je suis mon prénom

    « Patient infiniment » dans un pays où tous

    Vivent sur les braises de la Colère

    Mes racines...

    Avant la naissance du temps elles prirent pied

    Avant l’effusion de la durée

    Avant le cyprès et l’olivier

    ...avant l’éclosion de l’herbe

    Mon père... est d’une famille de laboureurs

    N’a rien avec messieurs les notables

    Mon grand-père était paysan - être

    Sans valeur - ni ascendance.

    Ma maison, une hutte de gardien

    En troncs et en roseaux

    Voilà qui je suis - cela te plaît-il ?

    Sans nom de famille, je ne suis que mon prénom.

    Inscris !

    Je suis Arabe

    Mes cheveux... couleur du charbon

    Mes yeux... couleur de café

    Signes particuliers :

    Sur la tête un kefiyyé avec son cordon bien serré

    Et ma paume est dure comme une pierre

    ...elle écorche celui qui la serre

    La nourriture que je préfère c’est

    L’huile d’olive et le thym

    Mon adresse :

    Je suis d’un village isolé...

    Où les rues n’ont plus de noms

    Et tous les hommes... à la carrière comme au champ

    Aiment bien le communisme

    Inscris !

    Je suis Arabe

    Et te voilà furieux !

    Inscris

    Que je suis Arabe

    Que tu as rafflé les vignes de mes pères

    Et la terre que je cultivais

    Moi et mes enfants ensemble

    Tu nous as tout pris hormis

    Pour la survie de mes petits-fils

    Les rochers que voici

    Mais votre gouvernement va les saisir aussi

    ...à ce que l’on dit !

    DONC

    Inscris !

    En tête du premier feuillet

    Que je n’ai pas de haine pour les hommes

    Que je n’assaille personne mais que Si j’ai faim

    Je mange la chair de mon Usurpateur

    Gare ! Gare ! Gare

    À ma fureur !

    Mahmoud Darwich

    Oui j’ai écrit que ses racines revendiquées n’aveuglaient pas sa pensée . Il faut lire de Mahmoud DARWICH ce texte ‘Si nous le voulons’ :

    « SI NOUS LE VOULONS »


    Nous serons un peuple, si nous le voulons,

    lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres.

    Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’actions de grâce à la patrie sacrée chaque fois que le pauvre aura trouvé de quoi dîner.

    Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan, sans être jugés.

    Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.

    Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous dit la tribu..., que l’individu s’attachera aux petits détails.

    Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée... et plus belle !

    Nous serons un peuple lorsque la police des moeurs protégera la prostitué et la femme adultère contre les bastonnades dans les rues.

    Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba. Seulement.

    Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé à psamoldier un verset de la sourate du rahmân dans un mariage mixte.

    Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur.

    M. Darwich, à paraître en 2009 à Actes Sud, exclusivité L’Humanité 11/08/08




  • Jacques RICHAUD 12 août 2008 23:52

    QUI PEUT CROIRE QUE LE SORT DES OSSETES EST LA RAISON DE CE CONFLIT ?

    Tout ce qui est dit déjà sur les causes de ce conflit est exact et important, mais le tableau reste incomplet… Je rajoute qu’il peut sembler difficile à comprendre que Tel Aviv s’intéresse à la présence de ’l’axe du bien’ dans cette région du Caucase . La presse présente le conflit comme opposant la Géorgie à la Russie, alors que le véritable enjeu n’est pas le voisin ’du nord’ mais la possibilité d’implanter des bases US à proximité du voisin ’du sud’ que représente l’Iran, au delà de la Turquie voisine, ainsi que l’Arménie et l’Azerbaidjan déja ’sous influence’car dépendant des pétrodolars et en rivalité avec la Russie. Nous savons aussi le désaccord diplomatique entre USA/Israel et Russie au sujet du peu lointain voisin iranien. Le président géorgien veut intégrer l’Otan et déja plusieurs milliers de conseillers US préparent l’implantation de leur tête de pont...La flotte US et l’Otan dans la mer noire c’est un cauchemar pour la Russie .

    En arrière plan du conflit déclenché par la Géorgie, peu de commentateurs français évoquent les tentatives d’ingérence par Israel, avec le consentement US évident, sur cette zone du Caucase d’intérêt stratégique majeur d’un double point de vue : Le contrôle des acheminements pétroliers , mais aussi l’implantation stratégique au nord-ouest de l’Iran en vue d’un conflit ultérieur déjà programmé . Le sort des Ossètes n’est certainement pas le souci premier de ceux qui poursuivent la guerre contre ce qu’ils nomment ‘l’axe du mal’…Trois notes brèves à verser à ce débat pour une compréhension plus complète :


    - 1 / Plus de 1 000 conseillers militaires Israéliens en Georgie selon Debka File
    11 août 2008 - Par IsraelValley Desk
    Selon le journal israélien Debka File, " ces conseillers ont indubitablement participé de façon active aux préparatifs militaires de l’armée géorgienne pour la prise de Tskhinvali, la capitale sud-ossète, vendredi ". Et pour cause : les compagnies pétrolières occidentales, parmi lesquelles des firmes israéliennes, aimeraient bien s’assurer le contrôle du transport du pétrole d’Azerbaïdjan et les gazoducs du Turkménistan, qui traversent la Géorgie.
    Selon Debka File, citant des sources militaires israéliennes, " d’intenses négociations ont lieu entre Israël, la Turquie, la Géorgie, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan pour que les pipelines atteignent la Turquie puis, de là, le terminal pétrolier d’Ashkelon et enfin le port d’Eilat, sur la Mer rouge. A partir de là, les supertankers pourront acheminer le gaz vers l’Extrême-Orient à travers l’Océan indien ".
    L’année dernière, le Président géorgien a mandaté plusieurs centaines de conseillers militaires travaillant pour des compagnies privées israéliennes de sécurité - un nombre que l’on estime à plus d’un millier - pour entraîner les forces armées géorgiennes. Tbilissi a également acheté à l’Etat hébreu des systèmes de renseignement et de sécurité électronique.
    Ces dernières semaines, Moscou a demandé de façon répétée à Israël de cesser son aide militaire à la Géorgie…..
    http://www.desinfos.com/article.php?id_article=10904


    - 2 / Le ministère israélien des Affaires étrangères pour un gel des ventes d’armes à la Géorgie
    10 août 2008 - LE MONDE | AFP
    Le ministère israélien des Affaires étrangères a recommandé un gel des ventes d’armes israéliennes à la Géorgie de crainte de réactions de la Russie si ces exportations se poursuivaient, a rapporté dimanche le quotidien Haaretz. Le journal, citant des responsables, a précisé que les Affaires étrangères redoutaient que Moscou vendent des armes anti-aériennes à l’Iran et la Syrie au cas où Israël continuait ses livraison d’armes à la Géorgie.
    Lire l’article sur : http://www.lemonde.fr/
    http://www.desinfos.com/article.php?id_article=10902


    - 3 / Rice : "Israël décide seul sur le cas Iranien"
    10 août 2008 - Le Flash info du Jerusalem Post édition française
    La secrétaire d’Etat américaine a défendu ce week-end le droit d’Israël à décider d’une action militaire autonome contre l’Iran. Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de spéculations et de rumeurs. Selon certaines, Washington met en garde Israël contre une attaque sur l’Iran.
    Rice multiplie les rencontres diplomatiques et prône le dialogue : "Nous sommes en étroites relations avec les Israéliens et nous discutons en permanence des issues diplomatiques possibles".
    http://www.desinfos.com/article.php?id_article=10901

    Jacques Richaud 12 août 2008



  • Jacques RICHAUD 12 avril 2008 22:23

    A l’auteur, "Justement, c’est parce que certains commentateurs ont cité leurs sources et que j’ai pu avoir accès à ces informations que j’ai reconnu ces faits. Comment pouvez-vous dire que je suis de mauvaise foi alors que je démontre le contraire ? Mais je pense néanmoins que R.S.F. a raison d’accepter cet argent à partir du moment où cela n’entrave pas son indépendance : là, c’est un problème de déontologie pour cette organisation, mais je ne veux pas lui faire de procès d’intention." dites vous !

    Là j’avoue ma trés grande perplexité...Depuis quand un mercenaire à d’autres activités que flinguer les ennemis de ceux qui le paient ? Robert Menard n’a pas "raison" d’accepter cet argent, il le sollicite et sait trés bien de qui et pourquoi et dans quelles missions ces sommes seront engagées. Robert Ménard a été nommé chevalier de la légion d’honneur dans la dernière fournée par Nicolas Sarkozy lui-même ; on peut dire qu’il est devenu un véritable "Chevalier de l’axe du bien", reconnu, encouragé et financé ; et en dernier terme instrumentalisé par tous les néoconservateurs de la planète, auxquels notre président s’est rallié trés clairement. Mais ne le plaignons pas il sait exactement ce qu’il fait et son adhèsion idéologique est totale.

    Ce qui est grave c’est l’usurpation d’une place qui en fait une sorte de "porte parole" de la profession des journalistes, qui dans leur immense majorité valent mieux que celui-ci que l’on voit plus souvent sous la mtraille des caméras et des flashs, encadré de militaires et en sécurité, que sur le front des vrais reportages où d’autres laissent parfois leur peau....Il a fondé sa notoriété sur le "marché ses otages" et c’est une ignominie ! Les documents de RSF "oublient" simplement de mentionner les journalistes tués par les forces US, plusieurs dizaines depuis Belgrade jusqu’en Irak comme le démontre trés bien le livre de Maxime Vivas dont la documentation et le travail sont irréprochables.

    La tromperie est aussi celle du "public" et des donateurs sincères à cette singulière ONG, totalement "imbedded" dans le choc des civilisations ; (j’ai été donateur un an à la création !) et ai commencé à ouvrir les yeux aprés les premières démissions de son entourage et l’observation des "empathies" sélectives et des "inimitiés ciblées" de Rober Ménard qui n’ont rien à voir avec la défense du journalisme indépendant désormais...

    J’ai moi aussi des "bons amis d’enfance" qui ont mal tourné...

    Jacques Richaud



Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv