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Derniers commentaires



  • jakem jakem 9 février 14:40

    @jakem
    ( suite 1 ) 

    Prenons par exemple, parmi tant d’autres, ce merveilleux début de sa fable sur le héron  :

    Un jour, sur ses longs pieds, allait, je ne sais où

    Le héron au long bec emmanché d’un long cou.

    Il côtoyait une rivière.

    L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;

    Ma commère la carpe y faisait mille tours

    Avec le brochet son compère.

    Tout respire la grâce, la vivacité, l’élégance dans ces vers irrégulièrement distribués sur la page, d’où leur caractère presque tangible et leur tonalité conjointe à leur appréhension immédiatement visuelle. En procédant avec une économie de moyens qui élimine toute scorie, La Fontaine purifie la langue pour en extraire la quintessence. Voyez le héron : il est résumé d’un seul trait qui réunit la forme élancée du corps et le mouvement, tout en impliquant la saison et le lieu où se déroule l’historiette. C’est le comble de l’art classique : rien de trop, et rien ne manque. Tout est juste. On ne peut ni ôter ni ajouter un mot.




  • jakem jakem 9 février 14:38

    Á propos d’un autre poète ..... ( copié-collé d’un article du Figaro, par Guillaume Perrault )

    Jean-Michel Delacomptée : « Les fables de La Fontaine forment une image idéale de la langue française »

    Auteur de nombreux portraits littéraires salués par la critique et fin connaisseur du Grand Siècle, l’écrivain, essayiste et universitaire publie un remarquable tableau du plus illustre de nos poètes. Il dépeint le génie créateur de l’artiste, les ressources de son art et la singularité de son style aussi bien que son énigmatique personnalité. )

    En quoi l’auteur des « Fables » est-il un génie de la langue française ? D’où viennent l’ardeur et la fraîcheur qui se dégagent de ses vers ?

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    La Fontaine donne l’impression d’écrire avec une telle facilité qu’une de ses amies a dit de lui qu’il produisait des fables comme un pommier des pommes. La réalité est tout autre. Le premier vers lui venait sans doute spontanément, mais un extrême souci du rythme, des sonorités et de la narration l’amenait à soigner au plus haut point ce qu’il jetait sur le papier. Je souligne sa faculté d’être un rimeur visuel. On voit les scènes qu’il rapporte, et on les entend aussi grâce à la musique qui fait danser les mots. Ses phrases fluides, d’une harmonie délicieuse, sont littéralement évidentes.




  • jakem jakem 9 février 14:34

    @rosemar
    Oh ! non ! Il ne l’est pas !
    Il était resté ignoré au creux de la vague yéyé pendant une dizaine d’années avant de renouer avec le succès mérité.
    Et on ne l’entend plus. 
    Ceux qui l’écoutent sont des vieux comme vous et moi et quelques jeunes cadets qui apprécient la littérature, la musique ( du baroque à Pink Floyd en passant par la variété française et les chanson française, allemande, anglaise ... et autrichienne ), la peinture qui impressionne vraiment au lieu d’ennuyer et de dégoûter, la langue française ( dont je déteste les innombrables anomalies orthographiques créées par des privilégiés pour empêcher les gueux de pouvoir posséder leur propre langue ) avec ses infinies nuances, etc ...

    Aujourd’hui c’est le bruit qui domine. Lors de chaque évènement dit populaire ( sportif ou mémoriel ou horticole ! ) on entend de la zikmu-boum-boum propagée par de grands baffles, mais jamais une sélection de musique, de mélodies variées.
    Même les manèges pour les gosses sont enveloppés dans cette nuisance.
    Les gosses qui n’ont pas la chance d’entendre de la musique chez eux grandissent en étant persuadés que la Musique est ce qu’ils entendent ; càd du bruit.

    Et quand ce n’est pas ce bruit qui anéantit l’attention aux gens, aux animaux et aux choses, le discernement, la courtoisie, le sentiment, la sensation d’exister pleinement en étant là, en profitant du moment, alors c’est le trukàpuces de poche qui attire l’œil et les doigts.

    Vous êtes un dinosaure, comme moi ....



  • jakem jakem 9 février 11:58

    @jakem
    ( suite 3 et fin )

    22 h 00. Philippe Poutou dénonce l’extrémisme de la droite, qui souhaite limiter l’immigration et construire des prisons. Son programme à lui est raisonnable : collectivisation des moyens de production, régularisations de 38 millions de sans-papiers, retraite à 52 ans, semaine de trois jours, fermeture des prisons, dissolution des forces de l’ordre, démilitarisation et dénucléarisation du pays.

    22 h 15. Gilles Bouleau interroge les candidats : comment concilier réindustrialisation et transition environnementale ? Pour une fois, tous tombent d’accord : la France doit arrêter d’importer des fruits et des légumes et subventionner la construction d’un petit potager écologique dans chaque foyer (sauf chez les gens soumis à l’ISF qui devront se débrouiller seuls ces salauds).

    22 h 45. Comment répondre aux défis de l’intelligence artificielle ? Il faudra s’assurer, répond Clémentine Autain, que les agents IA qui remplacent les employés ne soient pas exemptés de charges sociales et d’impôts. Soucieuse de montrer qu’elle aussi peut avoir de la hauteur de vue sur les sujets technologiques, Ségolène Royal effectue un petit calcul sur son pupitre : si l’on considère que ChatGPT a effectué 1 % du travail des employés français depuis deux ans, OpenAI doit à l’État Français 1 000 milliards d’euros de cotisations sociales. Si elle est élue présidente, elle enverra une lettre d’huissier à Sam Altman.

    23 h 30. Il se fait tard, il reste cinq minutes pour parler d’immigration. Il existe, affirme Nathalie Arthaud, un grave problème migratoire en France : les Blancs n’émigrent pas assez vers l’Afrique. Un symptôme des ravages de l’occidentalo-centrisme, du désintérêt total pour la culture d’autrui. Si elle est élue présidente, elle mettra en place une politique incitative d’émigration. Reconnaissons tout de même, suggère Raphaël Glucksmann, qu’il existe parfois un problème avec les individus arrivant en France. Non pas un problème d’immigration, bien sûr, mais de composition des flux. L’immigration québécoise en particulier pose un problème, puisqu’une fois en France, les Québécois sont surreprésentés sur CNews. S’il est élu, il mènera une politique intransigeante vis-à-vis du Québec, promet-il.



  • jakem jakem 9 février 11:57

    @jakem
    ( suite 2 )

    22 h 00. On passe aux sujets économiques. Là encore, deux lignes s’affrontent. La ligne libérale de Raphaël Glucksmann, qui prévoit de laisser ouvertes quelques entreprises privées (afin de pouvoir les taxer davantage que dans toute l’histoire de l’humanité) et la ligne sociale de François Ruffin, qui prévoit de toutes les nationaliser et de mettre leurs dirigeants en prison (puisque de toute façon, ce sont des gens qui pratiquent l’évasion fiscale). Finissons-en avec le capitalisme, renchérit Fabien Roussel, et mettons en place l’un des nombreux autres systèmes économiques qui ont fait leurs preuves partout dans le monde. Les riches, explique Lucie Castets, détiennent une partie disproportionnée de la richesse nationale et privent ainsi les classes populaires de ressources. C’est pourquoi l’on vit généralement beaucoup mieux dans les pays où il n’y a pas de riches.

    22 h 00. Anne Hidalgo (dissidente PS) propose d’offrir à chaque Français un logement social à la naissance (un « coup de pouce pouvoir d’achat », cumulable avec le chèque énergie et le bonus réparation textile). La proposition indigne Olivier Faure. Le PS, le vrai, dit-il, ne réintroduira pas la préférence nationale mais offrira un logement à tous ceux qui le souhaitent, sans distinction de nationalité, de genre, d’ethnie, ou d’orientation sexuelle. Attention, l’interrompt Raphaël Glucksmann. Cela pourrait inciter des Hongrois à immigrer en France. Or cette population, qui vote pour Viktor Orban, est porteuse de valeurs aux antipodes des nôtres, et pourrait imposer chez nous des idées et des mœurs rétrogrades. Oui à l’ouverture des frontières, oui à la générosité, mais non à la naïveté. Restons vigilants face à la peste brune.

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