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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 5 février 2019 15:18
    Pouvez-vous imaginer ce que c’est que de siéger dans une assemblée du Parlement européen de 751 députés représentant 380 millions d’habitants ? Ces quelques Gilets jaunes seront perdus dans la masse !

    Si l’intention d’une partie des GJ est d’avoir recours au parlementarisme tel qu’il existe, ils lâchent la proie pour l’ombre. Car s’ils veulent une forme de parlementarisme, il leur faudra refonder les mécanismes de la représentation nationale. Et exiger la dissolution du Parlement français, une refonte de la Constitution, sans parler la mise à plat (et là je suis gentil) de toute la techno-structure.

    S’ils ont des élus à Bruxelles, laissez-moi vous dire qu’ils ne serviront pas leur cause, qui ne surnagera pas dans la masse des intérêts particuliers nationaux. Ils auront bel et bien perdu une partie de leur pouvoir. Un pouvoir qu’ils détiendraient, parti de France, serait plus considérable que quelques pingouins perdus à Bruxelles !

    Bruxelles, ne l’oublions pas c’est entre 20000 et 30000 (on ne ne sait même pas combien) lobbyistes. Ce qu’ils font exactement, personne n’en sait rien, à part orienter la pétaudière européenne dans le sens inverse de l’intérêt général.


  • Jason Jason 4 février 2019 15:43

    @Arogavox

    Vous considérez les obstacles que je décris comme un dénigrement stérile, ce qu’il n’est pas.

    Devant le nombre considérable des remontées que j’évoque, des problèmes de tri et d’interprétation existent.

    1. Une équipe est chargée de trier à la main les différentes « doléances ». Cela prendra des mois et peut-être des années. De ce tri émergeront combien de sujets recevables ou pouvant engendrer une (des) action(s) possible(s) ? Qui seront les décideurs ? Quel sera le retour vers les plaignants (feed back) ? Les demandeurs seront-ils satisfaits des délais ?

    2. Une lecture au scanner avec OCR (Optical Character Recognition, i.e. reconnaissance du texte qui devient informatisé) puis traitement avec des algorithmes pour situer les grandes masses de sujets. Combien de sujets vont émerger et comment seront-ils traités ? Est-ce techniquement possible, quels en seront les coûts ?

    3. Les données recueillies sur le site du Grand Débat seront traitées par informatique car il s’agit de grilles de choix multiples (et limitées quant aux thèmes).

    4. Il sera aisé de nommer cette foule de documents comme incohérents et d’accuser les demandeurs d’être des rêveurs chaotiques, avec force termes techniques et obstacles financiers. Les données recueillies par un débat (le Grand) et le Vrai seront-elles confrontées ?

    Il s’agit là d’une perspective bien réelle qu’aucune réalité de terrain ou de constats ne pourra éviter. Je n’ai pas de proposition constructive face à cette marée d’informations.

    Pour moi, cette phase 2 sera encore plus critique que la première collecte. Notez que ces aspects ont été discutés dans la phase préliminaire du projet de la Démocratie numérique proposé par l’assemblés nationale il y a environ 3 ans.


  • Jason Jason 4 février 2019 10:38

    @Fergus

    Bonjour Fergus,

    Un cafouillage sans nom se profile à l’horizon car le nombre de « doléances » (j’aurai préféré revendications ou demandes) exprimées, et reçues par qui ? dépasserait les 100.000. Comment se fera le tri ? On peut envisager des algorithmes et la sélection de mots-clés, mais rien n’a été dit sur le dépouillement. Tout ça risque de devenir ingérable.

    Le choix de questionnaires à choix multiples proposé par le Grand débat résout en partie le problème parce que l’informatique pourra opérer facilement des statistiques.

    J’ai l’impression que le gouvernement « qui ne lâche rien » et tient son soi-disant cap évite soigneusement les questions économiques, par exemple en ne considérant que la fiscalité pour influer sur le pouvoir d’achat. Or, on sait que la solvabilité accrue du consommateur fait mécaniquement monter les prix. Donc, en ne considérant pas le volet économique du commerce, celui-ci continuera d’écraser la population.

    Regardons surtout ce que le gouvernement ne dit pas !


  • Jason Jason 4 février 2019 10:17
    Bonjour,

    J’ai eu la même démarche que vous, après avoir consulté les pages du Grand débat et ses quatre sujets très orientés, je me suis tourné vers le Vrai débat, qui balaie beaucoup plus large.

    Spontanément j’ai voulu faire une contribution au Vrai débat. J’ai eu la surprise de voir que le seul moyen de contribuer se fait par un compte Paypal, situé au Luxembourg, comme chacun sait. J’ai envoyé un email pour savoir s’il y a des alternatives, sans réponse.

    Par qui ce compte est-il alimenté ? Mystère.


  • Jason Jason 31 janvier 2019 15:47
    Quel est le pouvoir explicatif de la notion d’identité ? Cette notion a été utilisée a des fins de discriminations et de clivages par le passé, et l’est encore.

    On est ceci ou cela, et les autres ne le sont pas. A moins que chacun accepte tous les autres, quels qu’ils soient ; ce qui n’est pas le cas.

    Je connais Alfred Grosser depuis les années ’80 dans ses prises de position et son rôle de passeur entre la France et l’Allemagne . Mais les différends actuels sont économiques, financiers, fiscaux, portent sur la concurrence, et restent sur un socle diffus : la latinité opposée à la germanité. J’en ai été témoin.
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