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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 23 décembre 2018 09:31

    @Alain

    Merci pour ces précisions. En effet, les médias (télé, radio, journaux) ne rendent pas compte de la diversité des revendications. A force de ne regarder que les grands nombres et les moyennes, bon nombre d’idées généreuses sont laissées en chemin.

    Il y a fort à parier qu’au cours des négociations à venir, la consommation, le budget des ménages, bref, les marges, la rente et le patrimoine et leur distribution, ne seront même pas évoqués.


  • Jason Jason 22 décembre 2018 20:25

    @JC_Lavau & Alren

    Donc, selon vos généralisations, les GJ seront perdants. Manifs inutiles !



  • Jason Jason 22 décembre 2018 19:17
    Bonjour,

    Quelle que soit la couleur du gilet, ceux qui se massent dans les ronds-points ou ailleurs ont le tort de ne voir que ce qu’ils ont dans leur porte-monnaie, et dans un premier temps je les ai compris. Certains voient un peu plus loin en voulant changer la constitution en y incluant un référendum d’initiative populaire, jusque-là à géométrie variable.

    Je ne dis pas qu’ils ont tort. Toutefois, ils passent complètement à côté du phénomène le plus âprement défendu par tous les gouvernements : le pouvoir d’achat, non pas celui qui consiste à baisses les taxes, mais qui consiste à plafonner les prix à la consommation, au sens large. Si les GJ ne revendiquent pas les deux : baisse des taxes et contrôle des prix, leurs manifs ne serviront à rien.

    Déjà en 1789, les manifestants réclamaient « le maximum », càd. le prix plafond du pain, prix qu’il était interdit de dépasser par les marchands de farine et les boulangers.

    En exigeant seulement plus de pouvoir d’achat, ici et maintenant, les GJ seront perdants très rapidement ; je le redis.

    Imaginons une baignoire dans laquelle on veut faire augmenter le niveau d’eau (pouvoir d’achat), mais dans laquelle la bonde ou écoulement est contrôlé par quelqu’un d’autre. En ouvrant très fort le robinet, le niveau montera un peu, jusqu’à ce que l’opérateur (le commerce) n’ouvre à son tour plus grand la bonde. Et le niveau baissera à nouveau.

    Sans contrôle des prix à la consommation (loyers, charges, produits de première nécessité, énergie, etc.), la demande de plus de pouvoir d’achat ne servira qu’à produire une embellie d’un an ou deux. C’est donc le court terme qui prévaut.

    Dommage.


  • Jason Jason 18 décembre 2018 17:08
    Bonjour, et merci pour cet article très bien documenté.

    Ce mouvement me plonge dans la plus grande perplexité. Autant je me réjouis de son ampleur, de la ténacité de ses participants et de la teneur des premières revendications, autant je m’inquiète de la suite.

    Les plus radicaux, rejoints par des partisans d’un grand changement, réclament le départ du président. D’autres, tout en approuvant le remplacement, se contenteraient d’une amélioration du pouvoir d’achat tout en remplissant des cahiers de doléances. Doléances que notre monarchie républicaine prendra en considération ou non.

    Toutefois, ces exigences qui semblent confuses aux yeux de beaucoup, sont très insuffisantes. Car, il ne faut pas demander, il faut exiger et garder des ressources en cas de refus, de tergiversations, ou d’égarements dans des labyrinthes bureaucratiques, des considérations économiques européennes, et un appel à la raison... Qu’est-ce qui sera à l’agenda des discussions à venir ? Fixé par qui et dans quelles conditions ?

    Car, que nous promet ce gouvernement dans son offre d’une grande table de discussions promise de janvier à mars 2019 ?

    Dans tous les cas de figure, ce gouvernement (ou un autre), ce président (ou un autre) ne toucheront pas l’hégémonie, à la prédation des forces de la finance et du capital sur la (les) société (s). Ils ne toucheront pas au salariat dépendant des marchés, à la financiarisation, aux sacro-saints axiomes de l’investissement, de la compétitivité, de l’internationalisation du commerce (la fameuse globalisation qui fait peur et taire tout le monde !), aux grands principes que personne ou presque ne sait remettre en question dans le monde politique ; sinon pour justifier ce qui est.

    Alors, satisfaire une demande de pouvoir d’achat ne fera que continuer à faire payer les contribuables les plus vulnérables pour une embellie illusoire d’un an ou deux.

    Si le mouvement des GJ ne voit pas que ce gouvernement se garde bien de toucher à la consommation des ménages (toutes dépenses, loyers et charges incluses) par une intervention vigoureuse, la population retournera à la case départ. Et en général, les républiques, depuis leur fondation en France il y a plus de 200 ans, n’aiment pas toucher au capital, à la rente et au patrimoine. 


  • Jason Jason 14 décembre 2018 18:15
    Bonjour, merci pour cette belle évocation. En voici une autre :

    Saint Amant (1594-1661)

    Sonnet

    Assis sur un fagot, une pipe à la main
    Tristement accoudé contre une cheminée,
    Les yeux fixés vers terre, et l’âme mutinée,
    Je songe aux cruautés de mon sort inhumain.

    L’espoir, qui me remet du jour au lendemain,
    Essaie de gagner temps sur ma peine obstinée,
    Et, me venant promettre une autre destinée,
    Me fait monter plus haut qu’un empereur romain.

    Mais à peine cette herbe est-elle mise en cendre,
    Qu’en mon premier état, il me convient descendre,
    Et passer mes ennuis à redire souvent :

    Non, je ne trouve point beaucoup de différence
    De prendre du tabac à vivre d’espérance,
    Car l’un n’est que fumée, et l’autre n’est que vent.

    Tiré de : Maurice Allem, Anthologie poétique française, éd. Garnier, 1965.

    La cheminée, lieu de méditations, le feu qui nous attire depuis plus de trois cent mille ans, et ses fascinations ataviques.
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