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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 24 octobre 2013 09:33

    Bonjour Jack Mandon, et merci pour votre long commentaire.

    « La poésie, la philosophie, au fond ça ne sert à rien, à tout »

    Elles offrent souventt des modèles, des pistes de réflexion. Je m’intéresse surtout à ce dont on ne parle pas ordinairement, à l’évitement des contrastes, des contraires. Non parce que nous sommes tentés par le nouveau à tout prix, mais pour cerner un ensemble avec ses reliefs et ses manques. Une sorte d’équilibre, en somme.

    Je m’insurge souvent contre les émissions de télé montrant le côté doré, presque incantatoire, l’adulation, envers une histoire béate montrant les vieilles pierres de « notre patrimoine ». jamais on ne montre les conditions sociales et économiques d’élaboration de ces monuments. L’histoire est confinée dans une série d’images d’Epinal consternantes. Le « comme c’est beau » évacue complètement le contexte historique. Il y a création de récits idylliques appauvrissants. Il y a création de mythes, et ceux-ci ne sont jamais neutres.

    C’est cet équilibre que j’aimerais voir paraître lorsqu’on évoque l’amour courtois. Une méthode d’investigation plus équilibrée. La question finale : pourquoi tel regard plutôt que tel autre ? Et comment les messages lénifiants émoussent tout sens critique.

    Cordialement



  • Jason Jason 23 octobre 2013 19:34

    Rocla,
    Bien sûr, mais le cher homme était méchant et vaniteux ; mais il avait du talent, ce qui ne gâchait rien.



  • Jason Jason 23 octobre 2013 19:10

    Fergus,

    Rappelons que Louis XIV n’a pris que deux bains dans sa vie, et sur recommandation de ses médecins.



  • Jason Jason 23 octobre 2013 18:45

    Il en est des historiens du Moyen-Âge comme des archéologues ; ils ne peuvent parler que de ce qu’ils trouvent lors de leurs fouilles. Idem avec les textes médiévaux. Ces derniers ne concernant qu’une infime partie des populations, il est tout à fait erroné d’attribuer à toute une époque les canons de l’amour courtois. Tout au plus cela concernait 3 à 5% des populations.

    Mais, c’est distrayant, et ça fait briller dans les salons.

    Quant à : « De cet amour courtois, fondateur de noblesse et de chevalerie, » désolé, les moeurs de nos si réputés chevaliers étaient d’une brutalité rare. Tout au plus l’amour courtois se voulait une tentative d’idéaliser ce qui n’existait pas dans la pratique. C’est peut-être en cela que ces théories sont intéressantes. Pour évoquer un manque. C’est là qu’elles prennent tout leur relief.

    Qant à gloser sur la psychologie des modèles amoureux que ces textes évoquent, libre à chacun d’aiguiser ses fantasmes.

    Pour finir : « Connaissez-vous une maman qui au moment de l’accouchement se refuse à libérer son enfant ? », non, mais il y en a qui les tuent.

    Et puis, l’altruisme, offert en tartines, c’est vraiment très fatigant !



  • Jason Jason 23 octobre 2013 12:43

    Nabum,
    Le talent, ce n’est pas contagieux, contrairement à la bêtise, qui, elle, est très répandue et communicative. Asinus asinum fricat.

    Louis Jouvet aimait à le rappeler quand, rencontrant une actrice débutante sur la scène de son théâtre de l’Athénée, il lui tendit la main. La jeune femme, ébahie par cette apparition soudaine du grand comédien, hésita à lui serrer la main. Et Jouvet de lui dire : « Vous pouvez me serrer la main mademoiselle, le talent n’est pas contagieux ».

    A méditer.

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