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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 31 janvier 2022 14:12

    @eddofr

    J’adhère en partie à ce que vous dites car toute peine mérite salaire.

    Cependant il faut considérer les marges souvent exorbitantes du vendeur, marges qui vont bien au-delà de ce qu’il lui faut pour subvenir à ses besoins. Cela se constate tous les jours. Nous sommes dans cette habitude que pour bien « gagner sa vie » il faut détourner à son profit et sans hésiter le bien-être d’autrui. C’est injuste et sommes-nous prêts à ne pas regarder ce qui se passe ?

    Toute société a ses injustices, me direz-vous, mais l’aveuglement, les coutumes, le confort moral et une certaine lâcheté nous font préférer ce qui nous entoure. La question se pose : peu-il y avoir un commerce raisonnable, et en quoi cela consisterait ? Quand je vois comment l’artisanat du bâtiment s’empiffre aux dépens de ses clients, ça me laisse rêveur...

    Il y a trop de pauvres en France et en Europe pour qu’on ne s’intéresse pas au caractère prédateur du commerce actuel.

    Cela dit, je n’ai pas de solution, mais qu’on commence à appliquer les lois existantes (et bien insuffisantes), et ça serait un début. Aucun politique qui veut être réélu ne s’attaquera à la vache sacrée du commerce prédateur.


  • Jason Jason 29 janvier 2022 16:05

    @L’apostilleur

    Vous me faites dire ce que je n’ai pas dit. Je ne veux pas supprimer la TVA qui reste quand même très injuste socialement, mais je voudrais qu’on cesse de nous marteler que X millions de foyers fiscaux ne paient pas d’impôt sur le revenu et de faire croire que ces foyers ne sont pas taxés. Et par conséquent que l’argent prodigué à tel ou tel groupe vient du ciel... En fait personne, absolument personne, ne peut dire combien il (elle) contribue aux rentrées fiscales de l’Etat en un an (par exemple).

    Mais, on s’éloigne du sujet.

    « Vouloir contrôler les marges autrement que par la concurrence est impossible ». Pas dans tous les domaines. Il existe le prix fixe du livre, le contrôle des prix de certains médicaments. Et le contrôle des prix a existé à la sortie de la Guerre de 40. Il existe une Commission de Régulation de l’Energie (CRE), etc. Je ne veux pas contrôler ces marges dont vous parlez, mais je voudrais bien les connaître. Toutefois, là on se heurte au secret des affaires. Crainte réelle d’informer la concurrence ou mauvaise conscience ? Les deux.

    Un exemple concret : quand un artisan (je préfère le mot fournisseur, l’artisanat n’étant qu’une forme juridique) me vend un équipement pour 9.000 € alors que le prix public affiché par le fabricant est inférieur à 4.000 €, il y a là un abus scandaleux. Et les exemples du commerce ici comme ailleurs sont infinis. Quand un terrassier, pratiquement illettré, se constitue en 12 ans un patrimoine d’un Million d’Euros, je sais bien d’où provient l’argent. Et beaucoup le féliciteront pour ce détournement massif de bien-être de ses clients.

    Je ne souhaite pas parler de contrôle (argument massue des « libéraux ») mais de rééquilibrage ou d’équité. Dans la République des notables ce n’est pas un sujet électoral, ni en d’autres temps. On préfère parler du marronnier « pouvoir d’achat » payé finalement par les contribuables et le consommateur lambda.

    Soulever un problème ne signifie pas qu’on ait une réponse.



  • Jason Jason 29 janvier 2022 09:39

    @perlseb

    « L’homme est devenu homme quand il a inventé le feu » et je dirai en plaisantant à moitié, qu’il est devenu un surhomme en inventant le commerce.

    Quant à se laisser dévorer par la nature, c’est plutôt le contraire qui se produit avec la disparition très grave de la faune et de la flore sauvages, sans parler des productions de déchets ou de gaz délétères (méthane, ozone, dérivés azotés, CO2, etc.). Des listes exhaustives existent.


  • Jason Jason 29 janvier 2022 09:29

    @L’apostilleur

    Oui, nous sommes sur la même longueur d’ondes. J’ajouterai que, entre le vendeur d’oignons et le marchand d’esclaves le principe reste le même : obtenir un maximum d’argent dans la transaction.

    Ce qui me frappe aujourd’hui, au moment où le pouvoir d’achat est très pressant, c’est que le discours politique est entièrement tourné vers un financement venant du consommateur au final (fiscalité, effets de rebond sur les prix par l’augmentation des salaires). L’octroi de primes diverses, d’exemptions fiscales pour les entreprises, l’augmentation du SMIC même, excluent la question des marges souvent abusives des entrepreneurs et des commerçants. Ce gouvernement met souvent en avant qu’un grand nombre de foyers ne paient pas d’impôt sur le revenu, mais cache que 60% des revenus du fisc proviennent de la TVA. Le commerce n’est jamais remis en question. Et des abus nombreux, que les lois existantes devraient contrer, continuent à faire leurs effets pervers. Nous sommes dans la République des notables, ne l’oublions pas.

    J’en ai fait un ou deux articles sur ce site il y a longtemps.


  • Jason Jason 28 janvier 2022 19:11

    @perlseb

    Vous dites : « Le vrai dénominateur commun aux biens que l’on échange, c’est le nombre d’heures de travail effectuées ». C’est en partie vrai pour les biens dans lesquels il entre du travail. Mais il existe des biens dont la valeur croît sans travail. Un bien sur la valeur duquel on n’a pas travaillé augmente par un phénomène qu’on appelle spéculation. Et ces biens sont nombreux. Si j’achète une pièce de vin à 10.000 € à la vente des Hospices de Beaune et que je le revends 15.000 € l’année d’après, il n’y entre aucun travail. De même pour l’immobilier. Etc.
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