Si vous voyagez dans le temps et que vous êtes en 1880, alors oui, les « analyses » marxistes sont d’actualité. Si vous êtes en 2012, comme la plupart des gens je pense, alors ce ne sont que des élucubrations ridiculisées depuis longtemps. Marx n’a rien compris à l’économie, et ce n’est pas nouveau, il n’y a qu’à regarder le simple fait qu’il n’a pas compris la subjectivité totale de la valeur. D’ailleurs tous les régimes économiques « planifiés » se sont soldés par des échecs et des économies moribondes, alors que les régimes libres ont toujours mené à une augmentation de la richesse, comme c’était prévu. Vous êtes bien endoctriné, c’est triste. Vous devez encore murir et apprendre à penser par vous même.
Et j’oubliais aussi : si le pétrole vient à manquer, Total et consorts auront tôt fait de trouver un moyen d’exploiter les gisements d’hydrates de méthane qui représentent, rappelons le, plus du double des réserves énergétique de pétrole, de gaz et de charbon réunies !
Autant dire que l’énergie par chère n’est pas si prête à manquer que ça, et que les excités de la fin du monde qui crient à l’apocalypse s’en servent plutôt comme un prétexte de plus pour essayer d’imposer leur délires collectivistes contre les libertés des individus.
Je ne cherche pas particulièrement à avoir raison, mais si demain nous sommes incapables de se passer du pétrole pour faire tourner nos économie, tout le monde en souffrira, même moi (même si probablement bien moins que les pauvres).
Ce qui est certain, c’est que l’innovation et le développement de nouvelles technologies plus propres et plus respectueuses de l’environnement est impossible dans un régime collectiviste qui détruit la richesse et les motivations à produire. Ce qui est aussi certain, c’est que la majorité de l’humanité ne veut pas moins de confort, mais plus. Plus de richesses, plus de confort, plus de progrès économique et technologique. Le seul moyen d’imposer la décroissance « contrôlée », c’est la force, donc la dictature, autant dire que ça n’arrivera jamais. Les individus ne cesseront jamais d’agir pour augmenter leur niveau de vie, penser le contraire c’est être vraiment déconnecté de la réalité.
Je suis très bien au courant de notre dépendance au pétrole merci bien. Ça n’empêche pas que vous passez complètement à côté du sujet !
- Les mesures de « redistribution » ne sont acceptées que dans une période de prospérité économique ; dans une récession on travaille encore plus pour soi et encore moins pour les autres car les temps sont durs. Pendant une crise grave, c’est évidemment encore plus marqué. Demander des efforts à des gens qui voient leur niveau de vie baisser est logiquement voué à l’échec et à la résistance populaire. Autant dans une situation d’abondance on peut se montrer généreux, autant dans une situation de rareté c’est le « chacun pour soi » qui fait la règle.
- La fin du pétrole ne signifie pas pour autant la fin de la croissance, au pire une stagnation de quelques années en attendant la reprise. Le pétrole de synthèse existe, les prévisions les plus pessimistes situent à 10-12 ans le moment où on aura une capacité de production mondiale de 100 millions de barils / jour à 50$ / baril de pétrole issu du recyclage du CO2 via différentes algues modifiées. Le gap entre la capacité de cette production et la demande effective sera d’ici là comblé par les économies d’énergie d’une part et le développement des EnR d’autre part, ainsi que le gaz naturel notamment russe. Les grosses compagnies pétrolières et chimiques ont déjà investi des centaines de millions de dollars dans les filières innovantes qui leur assureront la continuité de leur production de fuels et d’énergie, c’est une réalité.
- La stagnation économique annoncée à cause du renchérissement du pétrole touchera principalement les plus pauvres, raison de plus pour accélérer l’innovation et la recherche de nouvelles sources d’énergie, ainsi que de nouvelles filières de recyclage des matières premières et notamment des terres rares (dynamique déjà en cours, Veolia par exemple développe des sites de retraitement des ampoules basse-conso pour récupérer les métaux rares). Et, encore une réalité, si on veut de l’innovation il faut de la liberté économique et de la concurrence ! Le hub le plus actif dans les greentech se situe dans la silicon valley, là où on essaye au mieux d’appliquer le libéralisme véritable, là aussi où les salariés sont les mieux lotis (comme par hasard).
Bref, la fin prévue du pétrole n’appelle qu’à une chose : une accélération critique de la transition de notre société étatisée vers une société libérée, où les esprits les plus brillants auront des raisons de travailler pour démocratiser les énergies propres, les process de recyclage, les technologies respectueuses de l’environnement dont l’humanité a tant besoin. Ces technologies propres coûtent chers, seule la croissance peut amener suffisamment de richesses pour que la majorité de l’humanité bénéficie de leurs bienfaits. La décroissance, c’est à dire la diminution de la richesse de l’Humanité, implique évidemment le retour à des pratiques économiques moins chères, donc plus polluantes.
« C’est la justice sociale qui est recherchée ainsi. » Ne pas respecter les droits des individus, c’est le contraire de la justice sociale. Mettre en place un régime tyrannique qui empêche la création de richesse et qui donc appauvrit tout le monde contre leur volonté, c’est le contraire de la justice sociale.
« Car les possesseurs des moyens de production exproprient par leur statut de possesseur, une part de la valeur du travail des non possesseurs. »
Analyse marxiste ridicule. Relisez un siècle d’analyses économique, vous vous êtes arrêté aux délires communistes du XIXème. Jusqu’à preuve du contraire, on n’empêcher personne de se mettre à son compte ou de créer une entreprise.