A Vincent Perrier-Trudov qui écrit "Et pendant qu’il parle, nous on agit"
Ah... Et pourriez-vous nous donner des exemples de vos actions ?
Si on se fie à la composition du gouvernement il s’agirait de la réforme de la carte militaire et - surtout - de la désastreuse programmation militaire qui a amené un collectif de généraux à protester dans le Figaro ?
Ou s’agit-il des coupes dans le budget du logement social ?
Ou de la pantalonade que représente la réforme du droit du travail ? Ca faisait des années que la CGC n’avait pas appelé à manifester, au point même de se hasarder à le faire fin juillet...
Ou s’agit-il de l’appui à un président qui fait main basse sur les contre pouvoirs potentiels (télévision publique, CSM, etc.) ?
Quoi au juste ? Je ne demande même pas que ce soit un exemple positif, juste concret.
à Vincent Perrier-Trudov qui écrit "Personne n’aurait jamais su que Charles de Courson (Nouveau Centre) s’était opposé de manière constante à un jugement arbitral si le compte-rendu n’était pas parvenu au Canard Enchaîné. "
Vous travestissez la réalité. M de Courson s’est poliment oppposé à la décision de l’état et de la majorité à laquelle il appartient lors de la séance du conseil d’administration il y a plusieurs mois.
Ensuite il a été remarquablement discret, il s’est tu pendant des mois, soumis à la discipline majoritaire.
Nul ne l’a entendu s’exprimer sur le sujet jusque une dizaine de jours après que le scandale fût devenu public et dénoncé comme tel.
Il n’a donc aucune antériorité sur qui que ce soit, ou alors son antérioté est celle de quelqu’un qui savait et qui s’est tu aussi longtemps que possible.
Ce qui est pour le moins regrettable.
- qu’on avait beaucoup entendu pendant la campagne présidentielle au sujet de la nécessité d’équilibrer le budget a été dans l’ensemble très discret sur cette affaire depuis la tenue du conseil d’administration de l’EPFR ; il lui a fallu 10 jours pour exprimer dans les médias un avis sur ce sujet et bien plus timidement qu’il ne s’exprimait pendant la campagne présidentielle
- vous le défendez en disant que le tapage médiatique a fait qu’on ne l’entendrait pas. Ceci est contredit par son silence pendant des mois depuis le conseil, pendant plus d’une semaine depuis que le scandale a commencé et par le fait qu’il savait très bien se faire entendre pendant la campagne présidentielle
- que n’a t’il exprimé sa position publiquement après le conseil d’administration ?
Je trouve que la position de M Bayrou, pour lequel je n’ai pas voté, a été plus claire et plus rapidement publique. Pour ne pas parler de son intervention dans Le Monde.
Alors non, vraiment, il n’y a aucune raison de rejoindre le Nouveau centre, qui plus est pour soutenir un parti qui soutient le gouvernement actuel sur toutes ses entreprises ou peu s’en faut.
Au fait : c’est pour quand la déclaration publique du Nouveau centre pour dénoncer le scandale CDR-Tapie-Lagarde-Sarkozy ?
On n’en a pas encore entendu parler !
à l’auteur qui fait partie de ceux qui ont gobé ou veulent nous faire gober le conte de Noël suivant lequel la réforme des institutions irait "dans le sens d’une réduction des pouvoirs présidentiels", sans aller comme certains jusqu’à parler de "démocratisation"
"La réforme des institutions visant à rééquilibrer les pouvoirs devrait surtout profiter aux groupes majoritaires des deux chambres, actuellement l’UMP, mais n’empêchera en rien l’exécutif de garder la haute main sur le Parlement."
""Pour l’exécutif, il va falloir plus argumenter et convaincre que faire acte d’autorité" sur la majorité, estime le constitutionnaliste Didier Maus.
Mais pour son collègue Dominique Rousseau, la réforme renforce le "pouvoir présidentiel" et constitue non pas "un pouvoir gagné par le Parlement, mais un pouvoir supplémentaire" pour les députés UMP."
"Cela n’a pas échappé aux sénateurs : Jean-Jacques Hyest (UMP) a évoqué "des garanties très insuffisantes"
et
"de nombreuses possibilités d’empiètement" pour l’exécutif." Sur l’assez virtuelle initiative parlementaire : ""on ne peut pas imaginer qu’un texte arrive en séance sans que les ministres aient dit ce qu’ils en pensaient" en commission, prévient Roger Karoutchi (Parlement)."
dixit le secretaire d’état chargé des relations avec le parlement... etc.
Je rappelle que les déclarations dans le papier cité viennent d’élus de droite voire d’un membre du gouvernement (soutenus par Vincent Perrie-Trudot et par vivelecentre) et de constitutionnalistes pas réputés pour être TSS ou socialistes, tandis que la dépêche est publiée dans Le Point.
Je ne vous cite donc pas la bile d’opposants TSS aigris etc.
Voilà des constats factuels que je voudrais vous voir contester.
- le droit d’amendement sera soumis au bon vouloir de la majorité parlementaire, laquelle a rejeté tous les amendements de l’opposition dans le débat sur cette réforme et dans plusieurs débats parlementaires depuis quelques années
- la réforme constitutionnalise la prééminence de la droite au congrès en plafonnant le nombre de sièges de députés au nombre actuel mais celui des sénateurs à un nombre supérieur, sachant que le mode de scrutin sénatorial favorise la droite. Quand on reproche à la gauche de ne pas avoir fait de réforme constitutionnelle il est souvent omis de dire qu’elle ne pouvait guère le faire : le découpage électoral lui rend quasi impossible d’avoir une très large majorité à l’assemblée tandis que la droite a par construction la majorité au sénat
- le contre pouvoir censément instauré quant aux nominations n’a pas d’existence concrète en cas de majorité de droite, l’opposition de gauche ne pouvant jamais rassembler 3 votes sur 5 au parlement ou dans ses commissions
etc.
Après quelques semaines de propagande / communication infernale les yeux se descillent et on commence à faire de vrais constats... après le vote, ce qui est l’essentiel pour certains manipulateurs...
Pourquoi pour vous la " vision complètement réductrice et négative de l’Etat" ... "a été batie depuis 25 ans" ?
Vous avez mal calculé... vous vouliez dire depuis 1981 et vous avez tapé sur 1983, dommage...
Au-delà de la naïveté du propos quelques faits :
- le commissariat général au plan que vous regrettez a été supprimé en 2005 (M. Raffarin premier ministre, M Chirac président).
- la fonction publique n’était pas moins au clair quant à ses missions dans les années 80 que dans les années 60, vos amis du ministère de l’agriculture doivent ête des cas atypiques
En revanche, il est vrai que les fonctionnaires, à force depuis vingt ans de s’entendre dire par la droite et par une part croissante de français qu’ils sont une engeance nuisible à réduire le plus possible et le plus vite possible,... ont du vague à l’âme.
Vous devriez aussi vous intéresser aussi à ce facteur là...