à par Fab qui écrit « Ben c’est vous qui avez du mal à comprendre j’en ai peur. La valeur ajouté c’est la valeur ajouté. Qu’on calcule et prélève un impot sur la VA au moment de l’échange de biens, quand le consommateur achete le produit final, ou qu’on la calcule à posteriori quand les entreprises font leur bilan et qu’on la prélève à la fin de chaque exercice, c’est la même chose. »
Eh bien non ce n’est pas la même chose, la différence n’est pas celle qui existe entre un impôt à la source et un impôt payé a posteriori, cela n’a rien à voir.
L’impôt direct sur la valeur ajoutée est acquitté par l’entreprise qui a réalisé de la valeur ajoutée.
La TVA est acquittée par l’entreprise ou le consommateur qui achète le bien ou le service.
Réfléchissez-y... cela n’a strictement rien à voir, ni au premier degré ni au bilan.
Désolé que vous n’ayez pas vu cela vous même avant que de m’écrire que je n’aurais rien compris.
à polynesie61 qui écrit « cet article est intéressant mais je vois que l’on critique sans proposé quelques choses à la place. Ce projet de tva social n’est cas l’étude. »
Je vous suggère de relire l’article et les commentaires déjà postés.
Il y avait une proposition à gauche (j’écris il y avait puisque maintenant M Sarkozy est élu). Elle reposait sur l’idée d’une imposition directe des entreprises sur la valeur ajoutée, au lieu de reposer sur une augmentation de la TVA, comme imposition de substitution aux charges sociales.
Je vous suggère d’aller regarder dans les documents de proposition du PS, ce que vous n’avez manifestement pas fait, puisque comme tant d’autres vous vous contentez de dire, « ils n’avaient rien à proposer ».
Comme je viens de l’écrire à Totoro, la proposition d’impôt direct sur la valeur ajoutée me semble meilleure : recette individualisée dans le budget, donc fléchable, contrairement à une TVA qui augmente, effet direct plus net de basculement du coût de la protection sociale sur la richesse créée, principe d’imposition qui n’est pas une taxe proportionnelle sur la consommation.
Donc réfléchissez-y avant de répéter qu’en face il n’y avait rien.
Par ailleurs, sur le fait que la proposition n’est qu’à l’étude :
- le déficit budgétaire pour 2007 est d’ores et déjà annoncé à 42,5 milliards d’euros, bien au-delà des critères de Maastricht
- les mesures fiscales annoncées jusqu’ici se traduisent par 11 milliards de plus (estimation de M Fillon) ou 15 milliards de plus (estimation courante) voire 15 à 20 milliards de plus (M Hollande)
- la commission européenne a déjà envoyé des signaux pour dire qu’il faut faire quelque chose (pour réduire le gap)
- qu’est-ce qu’il va rester à votre avis comme options pour boucher un peu le trou ?
à Totoro qui écrit « oulala, ça chauffe dur dans les têtes ! Et avec »gros mots« : »Insultes, totalitarisme, mépris« et tout et tout... as-tu vraiment lu le commentaire jusqu’au bout ? je ne crois pas qu’il apparaisse comme partisan. »
Pour conclure notamment : « A gauche, la vacuité du programme PS vous rend super agressif. »
Clarifions les choses :
- j’ai rappelé ce qu’était la proposition à gauche, en quoi elle se distingue de l’augmentation de TVA sur laquelle travaille le gouvernement (pourquoi elle me semble meilleure : recette individualisée dans le budget, donc fléchable, contrairement à une TVA qui augmente, effet direct plus net de basculement du coût de la protection sociale sur la richesse créée, principe d’imposition qui n’est pas une taxe proportionnelle sur la consommation)
- ensuite qu’est-ce que je lis ?
« A gauche, la vacuité du programme PS vous rend super agressif »
- lorsque vous aurez discuté des avantages comparés des deux approches au lieu d’ânonner comme tant d’autres à répétition que la gauche n’a rien à dire et se limite à être agressive....
alors là oui je ne verrai pas de totalitarisme et d’insultes à répétition.
à frédéric lyon qui écrit « Cette fameuse imposition »directe" de la valeur ajoutée n’est donc qu’une taxe supplémentaire sur les entreprises et la création de richesse.
Au pire, elle aurait donc encouragé la fuite des entreprises, la fuite des capitaux et la fraude fiscale."
Donc :
- si on créé un impôt direct qui se substitue à des charges patronales et est donc à bilan positif pour les entreprises qui ont pas mal de main d’oeuvre, à coût nul pour les entreprises qui ont relativement peu de main d’oeuvre, et se traduit par un renforcement des coûts pour celles qui n’ont quasiment pas de main d’oeuvre, cela a un effet depressif et « incite les gens à frauder »
- si on augmente la TVA (d’où in fine augmentation de niveau variable suivant les produits pour les consommateurs) en parallèle d’une baisse des charges patronales, cela a un effet vertueux et tout va bien
c’est bien ça ?
Ma foi si vos raisonnements économiques s’arrêtent à ce niveau, si vous n’avez rien d’autre à dire...
à Totoro qui écrit :
« une nouvelle idée ? surtout pas malheureux !! L’opposition lui trouve immédiatement tous les défauts du monde. »
Pour mémoire le PS a dans différent documents proposé d’instaurer une imposition directe de la valeur ajoutée comme moyen d’alléger les cotisations sociales.
Pourtant on trouve des dizaines de commentaires comme le vôtre qui tendent à dire : ils n’ont pas d’idée et ne font que critiquer.
J’attends encore qu’un zélote UMP nous fournisse une analyse de la proposition PS qui ne se limite pas à mentir en disant que c’était l’augmentation de la TVA.
L’augmentation de TVA (trompeusement appelée ’’TVA sociale’’) n’est pas la seule possibilité pour transférer une partie du poids du système sociale sur la valeur ajoutée (au bénéfice des coûts salariaux).
Quand cesserez-vous le totalitarisme qui consiste à insulter les autres, à prétendre qu’ils n’ont pas d’idée, tout en refusant soigneusement d’écouter leurs arguments et d’examiner ce qui a été proposé par d’autres que la droite ?