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  • JPL 16 juin 2007 16:59

    à Fab
    Vos raisonnements souffrent d’approximations assez monstrueuses.
    Je passe sur le fait qu’entre temps M Sarkozy a déclaré avec force que la TVA ne sera pas augmentée si elle devait faire augmenter les prix (alors qu’en même temps on nous explique qu’elle va augmenter les prix des produits importés pour faire baisser les importations... ce qui n’aura bien sûr aucun impact sur les prix) et aussi qu’il faudra d’abord bien étudier avant d’appliquer (une mesure annoncée comme cruciale pendant sa campagne), bref qu’on verra après les législatives...

    En somme, relever les contradictions entre membres du gouvernement et président, relever les revirements etc. n’est pas de si mauvaise politique pour un parti accusé de manière répétitive de ne pas avoir de programme cohérent, d’être désuni etc. Où l’on constate qu’au-delà de l’effet « que la victoire est jolie » il n’y a pas grande différence sur ce point entre UMP et PS.

    Revenons sur vos approximations. La mesure proposée par le PS porte aussi sur la valeur ajoutée mais cela ne veut pas dire, en aucune manière, qu’il s’agisse de la même chose. C’est le seul point commun.
    Le gouvernement veut augmenter la TVA (après on appelle ça TVA anti-délocalisations, TVA sociale etc. mais il s’agit de la même chose qu’en 1995). Cette augmentation portera d’abord sur les produits achetés, à la fin de la chaîne des diverses récupérations de TVA. L’impact sera faible pour toutes les activités de service et de négoce, y compris d’import (si ce n’est pas renchérissement éventuel de produits importés, mais cela n’impacte qu’à la marge la valeur ajoutée de l’entreprise donc son revenu).
    Le PS propose d’imposer, impôt direct, les entreprises sur la valeur ajoutée pour alléger les charges patronales assises sur les salaires, ceci concerne toutes les activités en les impactant de la même manière en pourcentage de leur valeur ajoutée.
    Au final la répartition de l’effort n’est sensiblement pas la même.

    L’objectif au premier niveau est différent aussi :

    - le gouvernement nous parle d’infléchir le déséquilibre existant en faveur des importations. Sa proposition a un effet marginal et transitoire sur les importations venant des pays européens et à peu près aucun effet sur les importations venant d’Asie (si ce n’est pour certains produits de renchérir un peu le prix payé par le consommateur, mais cela ne suffira pas à rendre une production nationale - disparue - compétitive avec ces pays)


    - le PS propose plus largement d’asseoir les charges patronales par un impôt direct sur l’ensemble de la valeur ajoutée des entreprises pour financer la protection sociale sur la valeur ajoutée et non plus sur le travail.



  • JPL 16 juin 2007 16:37

    à etarcomed

    Je vous suggère de regarder les prévisions de croissance pour l’Allemagne en 2006 et en 2007, la hausse de 3% de la TVA étant intervenue en janvier : 27% de croissance en 2006, 1,8% de croissance en 2007.
    Mais bien sûr ceci n’a strictement rien à voir avec cela.



  • JPL 16 juin 2007 16:34

    A l’auteur etarcomed qui commet une grossière erreur.

    Vous écrivez Prenez une mesure qui ressemble à celle auquel le PS refléchissait : changer l’assiette d’une partie des charges patronale sur la valeur ajoutée plutot que sur la masse salariale. On conçoit que cela aurait un impact négligeable sur les prix. Quelle est la différence avec la TVA sociale ? Dans le cadre de la TVA sociale, les importations sont taxés et les exportation exhonérés, alors qu’un simple changement d’assiette ne taxerais pas les importations, mais les exportations. On peut comprendre que par conséquent il y a une redistribution plus compliquée à gérer, mais on peut y voir tout le mécanisme positif également.

    En effet : toutes les entreprises, y compris celle qui procèdent à des importations, engendrent de la valeur ajoutée (c’est même la base du fonctionnement de n’importe quel entreprise).
    1) Donc premier point : faire passer l’assiette des charges patronales sur la valeur ajoutée concerne les importations puisqu’elle s’applique aux opérations d’importation
    2) et deuxième point, faire passer l’assiette des charges patronales sur la valeur ajoutée au lieu des salaires revient à
    charger la barque pour les entreprises qui utilisent peu de salariés mais font beaucoup de valeur ajoutée,
    et à l’alléger pour les entreprises qui ont beaucoup de salariés mais font peu de valeur ajoutée.
    Une entreprise de manufacture en France est typiquement dans le second cas (quand la marge brute est de 6% c’est bien), tandis qu’une entreprise de négoce, d’importation, est dans le premier cas (marge brute souvent de l’ordre de 25% et plus).
    En d’autres termes, la mesure proposée par le PS touche au moins tout autant les importations que la TVA sociale, mais s’applique à tous les revenus au lieu de ne toucher que la consommation, laquelle reste massivement le fait des gens modestes : les riches consomment beaucoup plus mais sont 5% au plus de la population.

    Enfin dernier élément déjà rappelé par d’autres : l’impact sur les importations ne peut être qu’à la marge et transitoire :

    - vis à vis des pays développés il sera absorbé en 2 à 3 ans

    - il ne touchera pas les importations venant de pays à bas coûts (Chine, Inde etc.), la différence de départ est bien trop considérable. Nous parlons là de pays où l’ingénieur touche 500 dollars par mois, l’ouvrier 2 à 400 dollars au mieux. Avant que les salaires et charges ici aient été rabotés jusqu’à niveler cette différence... le pays aura explosé depuis belle lurette !



  • JPL 16 juin 2007 16:30

    A l’auteur etarcomed qui commet une grossière erreur.
    Prenez une mesure qui ressemble à celle auquel le PS refléchissait : changer l’assiette d’une partie des charges patronale sur la valeur ajoutée plutot que sur la masse salariale. On conçoit que cela aurait un impact négligeable sur les prix. Quelle est la différence avec la TVA sociale ? Dans le cadre de la TVA sociale, les importations sont taxés et les exportation exhonérés, alors qu’un simple changement d’assiette ne taxerais pas les importations, mais les exportations. On peut comprendre que par conséquent il y a une redistribution plus compliquée à gérer, mais on peut y voir tout le mécanisme positif également.

    En effet : toutes les entreprises, y compris celle qui procèdent à des importations, engendrent de la valeur ajoutée (c’est même la base du fonctionnement de n’importe quel entreprise).
    1) Donc premier point : faire passer l’assiette des charges patronales sur la valeur ajoutée concerne les importations puisqu’elle s’applique aux opérations d’importation
    2) et deuxième point, faire passer l’assiette des charges patronales sur la valeur ajoutée au lieu des salaires revient à
    charger la barque pour les entreprises qui utilisent peu de salariés mais font beaucoup de valeur ajoutée,
    et à l’alléger pour les entreprises qui ont beaucoup de salariés mais font peu de valeur ajoutée.
    Une entreprise de manufacture en France est typiquement dans le second cas (quand la marge brute est de 6% c’est bien), tandis qu’une entreprise de négoce, d’importation, est dans le premier cas (marge brute souvent de l’ordre de 25% et plus).
    En d’autres termes, la mesure proposée par le PS touche au moins tout autant les importations que la TVA sociale, mais s’applique à tous les revenus au lieu de ne toucher que la consommation, laquelle reste massivement le fait des gens modestes : les riches consomment beaucoup plus mais sont 5% au plus de la population.

    Enfin dernier élément déjà rappelé par d’autres : l’impact sur les importations ne peut être qu’à la marge et transitoire :

    - vis à vis des pays développés il sera absorbé en 2 à 3 ans

    - il ne touchera pas les importations venant de pays à bas coûts (Chine, Inde etc.), la différence de départ est bien trop considérable. Nous parlons là de pays où l’ingénieur touche 500 dollars par mois, l’ouvrier 2 à 400 dollars au mieux. Avant que les salaires et charges ici aient été rabotés jusqu’à niveler cette différence... le pays aura explosé depuis belle lurette !



  • JPL 16 juin 2007 08:03

    à vivelecentre
    Je n’ai jamais compris le choix du pseudo vivelecentre de la part d’un sarkozyste forcené comme vous.

    Sur le fond : il y a une marge entre
    pratiquer une ouverture qui revient à discuter des programmes et des choix en cherchant des compromis
    et débaucher quelques individualités assez veules pour venir alors qu’on leur dit clairement qu’il faudra appliquer strictement et à 100% ce que le nouvel élu aura décidé de faire (ce qui signifie bien que leur rôle est purement de cautionner et non de participer à un gouvernement ouvert)

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