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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Ambiance française

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4670 visites 22 jui. 2025 | 0 réaction | Krokodilo  



Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2009 14:23

    "l’adoption d’une langue commune est donc un bien. À part le fait que cette phrase est très mal formulée, l’idée que la langue adoptée ne devrait en aucune manière chasser ni limiter l’utilisation des langues nationales et des autres langues utilisées dans l’UE, sous-entend qu’une langue commune pourrait aussi avoir ces effets. Encore une déclaration. "

    Cette phrase est simplement une précaution oratoire contre ceux qui utilisent la métaphore de l’euro, monnaie commune, pour faire croire que l’Eo remplacerait les langues nationales ou maternelles, idée absurde mais argument efficace dans les mains des pro-anglais.
    La seule langue dont l’usage serait limité par l’adoption de l’Eo comme langue véhiculaire serait l’anglais, sauf dans les métiers où celui-ci est bien implanté. Pour les autres langues, quasiment chassées de nos établissements scolaires par la poltiique du tout-anglais (allemand, espagnol ,italien), ce serait au contraire un regain d’intérêt.
    La facilité de l’Eo fait que son étude comme langue commune laisse du temps et du cerveau disponibles pour l’étude d’une autre langue étrangère, selon les besoins professionnels, la famille ou les goûts.



  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2009 14:02

    Que veut dire "parler anglais" ? Broken english, kitchen english, anglais d’aéroport, "fluent", maîtrise réelle ? Eurobaromètre est un excellent outil pour manipuler l’opinion publique de l’UE ! On ne dira jamais assez qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucune étude scientifique sur le niveau en langues étrangères dans les pays de l’union, par catégories socioprofessionelles, uniquement des sondages où chacun répond de façon subjective à des questions floues "parlez-vous anglais ?" Ce qui laisse toute latitude à des débats d’opinion, aux dogmes. Les seuls résultats fiables, genre Toefl et autres, ne concernent qu’une popualtion particulière, des études supérieures ET motivés pour valider leur examen.



  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2009 12:10

    La modération ayant supprimé plusieurs de vos messages "courtois", je ne peux malheureusement plus donner d’exemples de votre courtoisie bien connue sur AVox....



  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2009 00:06

    Les difficultés phonétiques de l’anglais sont reconnues par des instructions officielles du ministère de l’Education nationale, références dans mon article sur l’anglais langue difficile, ou la comparaison entre langues. Elles sont indirectement attestées par le plus fort taux de dyslexie (apprentissage de la lecture accru par la discordance phonèmes -graphèmes).
    Effectivement, pour certains métiers, comme traducteur français-chinois, l’anglais est indispensable !
    Ceci dit, je concède qu’à force de reculade, de mesures en sa faveur, de non-débat des questions linguistiques, sa place dans l’UE est de plus ne plus forte, ce qui d’ailleurs me rend de plus en plus "noniste"...



  • Krokodilo Krokodilo 4 février 2009 00:00

    Docdory,
    évidemment, le soutien par l’UE de l’Eo comme langue véhiculaire, même progressif, serait ipso facto un énorme stimulant à sa plus grande diffusion mondiale, car tous les autres continents l’étudieraient forcément.
    On peut d’ailleurs être favorable à l’Eo et opposé à son adoption comme langue véhiculaire de l’UE (de toute façon extrêmement peu probable), certains espérantistes ne le souhaitent pas du tout, ou craignent la mainmise et des transformations par une espèce d’Académie européenne bureaucratique.
    De même qu’on peut être pour la construction européenne et à fond pour l’anglais, comme Darcos et Pecresse.
    Notre monde est bien compliqué et surtout toujours instable, en mouvement.

    Pour ta question sur la tradcution des langues rares, la réponse de l’uE :
    « Les services du Parlement européen traduisent-ils de toutes les langues vers toutes les langues ?
    En principe, le Parlement européen pratique la traduction directe ; cependant, les unités linguistiques ne sont pas encore en mesure de couvrir les 506 combinaisons possibles entre les 23 langues officielles. C’est pourquoi le Parlement a institué un système de "pivot" qu’on pourrait décrire comme suit : si une unité linguistique ne peut pas traduire un document à partir de la langue originale, elle fait appel à sa traduction dans une des langues "relais", à savoir, pour le moment, l’allemand, l’anglais ou le français. »

    « Le Parlement européen travaille donc aujourd’hui en 20 langues, ce qui donne 380 combinaisons linguistiques possibles. L’utilisation du système du retour s’est développée tout comme l’interprétation en « relais » qui consiste à traduire une langue vers une autre en passant par une troisième langue, la langue pivot. Mais plus les interprètes apprennent de langues, plus ces langues seront interprétées directement. Les interprètes travaillent en équipe de trois par cabine. L’équipe complète d’une session plénière compte ainsi 60 interprètes.
     
    Et cela ne s’arrête pas là, avec la Roumanie et la Bulgarie qui rejoindront l’UE en 2007. Les interprètes roumains et bulgares ont déjà commencé à travailler pour offrir à leurs compatriotes, en position d’observateurs, la possibilité d’écouter les débats parlementaires dans leur langue maternelle. À l’avenir, le Parlement pourrait répondre aux demandes d’interprétation de l’irlandais. La Croatie et la Macédoine ont demandé à rejoindre l’Union européenne. Le gouvernement espagnol a proposé d’ajouter le catalan, le galicien et le basque pendant les sessions plénières. Et les demandes affluent toujours... »
    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT PRESS+20060403FCS06935+0+DOC+XML+V0//FR
    En somme, la qualité de l’interprétation a baissé dans certaines circonstances, entre des combinaisons rares, mais chuut, c’est un secret !


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