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Krokodilo

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Médecin généraliste, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m’intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.


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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 6 juillet 2021 17:49

    @pissefroid On trouve toujours une raison quand on veut justifier ce qui est une perte de souveraineté de plus, et totalement inutile pour le coup. D’ailleurs, sur la nouvelle carte nationale d’identité, pas plus d’écriture à l’angloaméricaine que d’ISO...



  • Krokodilo Krokodilo 27 juin 2021 18:31

    @amiaplacidus 

    @ amiaplacidus "Nous sommes plus proches, culturellement des Russes que des Étatuniens. " Tout à fait d’accord, j’écris souvent à peu près la même chose- en tout cas au moins aussi proches. Bien sûr, chacun connaît l’énorme influence culturelle des USA depuis l’après-guerre (moi-même suis de l’époque des BD Blueberry, Jerry Spring, Buck Danny, de scénaristes français et belge mais héros étastuniens, sans parler du jazz et de ses dérivés, des films), qu’ils entretiennent par tous les moyens possibles, culturels mais aussi économiques, politiques et militaires, en bons pragmatiques qu’ils sont. Mais ils ont des problèmes spécifiques, génocide indien, violence sociale inouïe et difficultés avec les afroaméricains, que malheureusement, certains veulent importer ici.

    Alors que la Russie partage avec toute l’Europe une histoire commune, depuis des siècles, faite de conflits mais aussi de relations commerciales et culturelles : même après les guerres napoléoniennes, le français demeurait une langue de l’élite, et de nombreux officiers prisonniers y sont devenus des précepteurs pour la noblesse. Le particularisme est bien sûr la période de l’URSS et la guerre froide, mais même à cette époque, les films français y étaient appréciés, certains de nos acteurs y étaient très connus (les comédies avec De funès, celles de F. Veber avec P. Richard, etc.) mais ils ont tourné la page, l’URSS n’existe plus et la Russie est devenue capitaliste.

    Ils sont en tout cas bien plus proches culturellement que, par exemple, la Turquie, l’Egypte ou le Maghreb, où certes une géographie méditerranéenne partagée faite d’affrontements et de colonialisme aboutit à une histoire locale commune comme décrite par Fernand Braudel, mais le monde musulman n’est pas le nôtre, même si une moitié de ces peuples en gros souhaiterait une évolution vers notre système - cf les élections tunisiennes.

    En dernier ressort, ce sont nos médias qui font barrage, érigent un mur d’inculture, entretiennent un fantasme d’un monde barbare au-delà de l’Allemagne, comme jadis les Romains craignaient les peuples de forêts au-delà du Rhin, quasiment des Sumériens ! Curieusement, ils ont la fusée la plus fiable, le plus gros brise-glace nucléaire, le plus gros avions porteur, et ont inventé la chirurgie de la myopie, sans oublier Mendeleïev qui était pas un manche non plus ! Ils sont Chrétiens, mêmes après le schisme, les femmes y ont eu le droit de vote bien avant la France, et bien que l’église orthodoxe ait repris du poil e la bête depuis la fin de l’URSS, ils tiennent plus d’une forme de laïcité que du communautarisme à l’américaine. La coopération spatiale est une réalité de longue date, la lutte contre le terrorisme islamique probablement aussi. Plusieurs de nos cosmonautes ont dû apprendre le russe pour leurs missions conjointes. A cause de nos dirigeants et des USA, on a raté le moment du rapprochement après la chute de l’URSS.

    Ce mur du silence des télévisions et des principaux journaux n’est dû qu’aux sanctions prises par l’UE sous la pression des USA (qui nous ont fait perdre la vente des navires Mistral et de produits agricoles.) Mais la multiplicité des producteurs de divertissement fait qu’on peut se rendre compte de la qualité des récentes productions cinématographiques russes, et de leur proximité culturelle. A l’inverse, en regardant des films de « Bollywood », ou égyptiens, d’Arabie saoudite (le superbe « Wajda » la petite fille qui veut un vélo) ou franco-tunisiens (la fine comédie « Un divan à Tunis »), on voit à l’évidence les différences sociales.

    Quelques exemples russes : « Attraction » film SF 2017, la série « Better than us » ou « Mieux que nous », « T 34- machine de guerre » film de genre appelé à devenir un classique, série fantasy « Nox, les sentinelles de la lumière » (moyenne), et le superbe « Bolchoï. » La proximité est bien sûr la même dans les autres domaines culturels, musique, littérature. C’est donc uniquement un consensus politique qui fait que nos grands médias privilégient les USA jusqu’à nous informer de détails sur la vie quotidienne des USA qui ne nous concernent en rien, tandis qu’ils ne semblent jeter un oeil sur la Russie que pour parler de la Crimée, de la guerre civile ukrainienne ou de la « nouvelle guerre froide ».




  • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2021 15:40

    @Fergus La meilleure façon de valoriser le français était de défendre son rang dans la guerre des langues qui a sévit au sein de l’UE au minimum d’en rester à trois langues de travail. Bien sûr, l’espéranto serait le meilleur choix pour une langue véhiculaire de l’union, ou, à défaut, l’espagnol ou l’italien, plus régulier sur le plan phonétique vous savez que j’en ai parlé ici. Au moins vous reconnaissez que tout ça est le résultat de rapports de force politiques et économiques entre les pays.



  • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2021 15:34

    @Eric F Au contraire, c’est très symbolique de la place grandissante accordée à l’anglais dans son rôle de langue officieuse de l’UE, alors même qu’il n’est la langue officielle d’aucun pays membre (pas même l’Irlande). Depuis la création de l’UE, chaque pas en faveur de l’anglais a pu être présenté comme anodin, on a dit qu’on exagérait, que c’était pas si grave, que l’UE tendait au plurilinguisme, etc. Cette nouvelle CNI est une représentation physique d’un abandon de souveraineté, et des mensonges répétés sur le plurilinguisme. Il a toujours été évident qu’une langue commune était nécessaire à un fonctionnement plus ou moins fédéral de l’Union. Cela s’est fait sans étude technique (quelles langues seraient les plus adaptées à ce rôle), sans débat citoyen ou parlementaire, sans vote démocratique, selon la loi du plus fort et avec la complicité des médias et des milieux pédagogiques certains par naïveté, d’autres sciemment. Ces deux milieux détestent l’expression « guerre des langues », pourtant nous l’avons vécue en direct pendant plus d’une décennie !



  • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2021 15:23

    @ Samson.Merci de cette revue détaillée des méandres du plurilinguisme structurel. Depuis plus de 15 ans, l’UE prétend promouvoir le plurilinguisme européen, et les milieux pédagogiques sont naïvement tombés dans le panneau en acceptant et répercutant le dogme alors que, dans le même temps, tout était fait pour que l’anglais devienne de fait la langue de l’UE, dont la catastrophique réforme « des » langues à l’école primaire – j’en ai souvent parlé ici. Or, à l’évidence, les exemples divers de plurilinguisme national montrent tous, sans exception, que c’est à la fois complexe et difficile : Belgique certes, mais aussi de nombreux pays d’Afrique (scolarité dans une autre langue que le dialecte familial), Inde et même Suisse. Je ne dis pas que c’est impossible mais les milieux pédagogiques ont été assez naïfs pour croire que c’était l’idéal de l’UE ! A un moment, les recommandations officielles étaient d’étudier sa langue nationale+ une langue régionale+ l’anglais+ une langue du pays voisin (allemand, espagnol par exemple), voir en plus une autre « grande langue internationale » -chinois, russe, portugais) ! Dans le plus grand déni de la réalité, du niveau visé, des capacités de chacun, du temps nécessaire pour un niveau « fluent » (qui est en fait un niveau moyen), de la motivation (tout le monde n’en a pas l’envie et n’en ressent pas le besoin). Bref, on se fait enfumer depuis le début ! Il faut rappeler que l’avant-projet de réforme du primaire indiquait clairement initiation à l’anglais... (source dans mes articles de l’époque) Et maintenant, nous avons un président qui ne parle pas toujours en français dans ses fonctions officielles.

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