La France récipiendaire des devises issues des investissements étrangers qui déferlent en Françafrique.
En ce qui concerne la Françafrique, il ne faut pas aussi et surtout oublier un cinquième larron, la France. En effet, c’est l’Etat français qui récupère tous les roubles, les yuans, les pétrodollars et dollars qui déferlent en Françafrique et les mets dans son compte personnel, ses caisses noires. L’une des caisses noires de l’Etat Français s’appelle les « Compte d’Opérations » (1).
Il ne faut surtout pas oublier que la seule monnaie qui a cours dans la zone Franc en général, en Françafrique en particulier, c’est le Franc CFA, une monnaie française.
Cela veut dire que toutes les devises étrangères destinées aux pays de la Françafrique déferlent d’abord dans la caisse de l’Etat Français qui les encaisse en Francs Français voire en Euros. L’Etat français est ensuite sensé convertir ces devises étrangères de la Françafrique en Francs CFA à destination de la Françafrique. Or, cette conversion est actuellement de 50 pour 100.
Autrement dit, pour 100 Francs français de devises encaissés par la France et initialement destinés à un pays de la Françafrique, le Trésor Français garde 50 F gratos pour lui, pour la France, et donne 50 F à l’Etat du dit pays de la Françafrique. De 194 à 1994, ce taux de conversion était de 65 F pour la France et 35 F pour la Françafrique pour une rentrée de devise de 100F. Le taux actuel 50/100 date depuis la dernière dévaluation par la France en 1994.
On notera que sur 50 F remis aux pays de la Françafrique, plus de la moitié de cette somme revient en France par mille et un canaux sans atteindre les populations en Afrique. A noter aussi que les 50 F sur 100 F confisqués par la France ne rentrent pas dans le calcul des « Comptes d’Opérations » car ces 50 F sur 100 F sont considérées comme la recette directe de l’Etat Français même si cette recette fait aussi partie des caisses Noires de l’Etat. Les « Comptes d’Opérations » sont alimentés par les recettes que les Etats africains réalisent sur l’exploitation de leurs populations et non sur les devises extérieures qui elles sont récoltées par la France comme il a été dit plus haut.
Il faut toutefois savoir que :
« Les opérations liées au franc CFA sont secrètes et seul le Trésor françaisconnaît le montant desfonds appartenant aux pays de la zone franc placés sur les comptes d’opérations. Seul le Trésor français peut indiquer le niveau de rémunération ainsi que les frais de gestion de compte. Le système est donc opaque et autoritaire. » (1)
On comprend donc pourquoi le coût des guerres coloniales françaises n’inquiète pas les finances de l’Etat français. C’est la zone Franc CFA, à 95 % la Françafrique, qui les finance.
« …les sommes d’argent produites par le gestion du Franc CFA sont placées
dans des bourses et l’État français n’en dispose pas librement. »
Vous n’avez peut-être pas entièrement
lu l’article du lien indiqué et répété ci-dessous (1), il est écrit :
« Les opérations liées au franc CFA sont secrètes et seul le Trésor
françaisconnaît le montant desfonds appartenant aux pays de la zone
franc placés sur les comptes d’opérations.
Seul le Trésor français peut indiquer le niveau de rémunération ainsi que les
frais de gestion de compte. Le système est donc opaque et autoritaire. »
Qu’est-ce que c’est donc que gérer un
compte bancaire « seul, en secret, de manière
opaque et autoritaire, étant seul à en connaître le montant des fonds et
rémunérations », si ce n’est en disposer librement ? Il serait étonnant
que l’Etat français se serve de cet argent pour jouer en bourse. En tout cas,
jouer en bourse, çà ne peut que rapporter à l’Etat ! Si l’Etat y trouve
son goût !
« D’après votre lien, il s’agirait de 1500 milliards de francs CFA, soit
environ 2,5 milliards d’euros ».
2,5 milliards d’euros. Il faut
ajouter « PAR AN ». Et c’est une évaluation certainement en dessous du minimum.
En effet :
« …la Zone Franc,
principalement la
Françafrique, rapporte en devises à l’Etat Français 5,51 fois
plus que la France
métropolitaine. » (2)