« Makhaiski s’oppose à Marx en affirmant le potentiel radical que portent
en eux les chômeurs et les « houligans »du
LUMPENPROLETARIAT »
Voici une belle perle d’âneries que
l’anarcho-trotskiste jaja a
l’habitude de débiter. Selon jaja, Makhaïski,
l’une des éminences de l’anarchisme au temps de la révolution en Russie, affirme
le « potentiel » « radical » que portent en eux les « houligans » et les chômeurs tandis
que Karl Marx, lui, nierait ce « potentiel
radical ».
D’abord, Marx n’aborde pas la
question du lumpenprolétariat sous
l’angle du radicalisme. Marx aborde cette question sous l’angle de la Révolution prolétarienne. Jaja visiblement n’a
pas une idée tant soit peu claire de la révolution prolétarienne qu’il conçoit
comme une simple question de « radicalité »,
notion qui n’a pas un contenu de classe sociale car on trouve des « radicaux » dans la plupart des classes
sociales.
Assimiler la radicalité à la révolution, c’est ne rien piger ni de la
radicalité, ni de la révolution. Le mot « potentiel »
auquel jaja associe celui de « radical », pour fairel’expression « potentiel radical », n’est pas d’un grand secours pour dédouaner jaja. En fait, du point de vue de la
révolution prolétarienne, Marx, quant à lui, reconnaît bien que le « lumpenprolétariat, ce produit passif de la
pourriture des couches inférieures de la vieille société,…peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne… » (1).
Le lumpenprolétariat, de façon très
aléatoire et individualisée, peut se trouver entraîné dans le mouvement
révolutionnaire prolétarien. Mais, étant un agglomérat hétéroclite d’individus désocialisés,
sans rapport avec la production, vivant de mendicité, de vol, de brigandage et
autres mœurs d’accès facile sans effort à l’argent et aux bien-être matériel,
le lumpenprolétariat ne constitue ni une classe, ni une sous-classe, ni même
une fraction de la classe ouvrière. Par sa manière de vivre aux dépens de la
société, le lumpenprolétariat s’apparente plutôt aux classes exploiteuses dont
elle reproduit le mode d’existence dans les bas-fonds de la société. Pour le
lumpenprolétariat, la révolution sociale n’est pas une nécessité pour réaliser
son aspiration au bien-être. La question de la révolution sociale ne se pose
même pas.
Et cette nécessité pour la classe
ouvrière, ou prolétariat, de réaliser sa révolution en renversant la
bourgeoisie, Jaja la rejette
catégoriquement en se référant à Makhaïski, idéologue de l’anarchisme syndical
et animateur de la contre-révolution russe. Jaja cite Makhaïski :
« Il est indispensable que les ouvriers exigent de la bourgeoisie cultivée,
comme le font les houligans, non pas des droits politiques, non pas des idées
grandiloquentes et l’éducation, mais de l’argent bien réel, des biens matériels
les plus terre à terre ».
Voilà au moins qui est clair pour jaja. La classe ouvrière ne doit pas
s’occuper de la politique, ni demander à être éduquée, ni chercher à réfléchir
pour avoir des idées. Elle doit seulement se contenter de revendiquer de l’argent
bien réel, des biens matériels terre-à-terre. Elle doit éternellement attendre
tout cela de la bourgeoisie. C’est du délabrement mental.
Ensuite, quand jaja évoque « les chômeurs et
les ‘’houligans’’ du lumpenprolétariat »,
cela veut dire que pour jaja, les
chômeurs et les houligans font tous partie du lumpenprolétariat. Là encore, jaja démontre qu’il n’a rien pigé ni
sur les chômeurs, ni sur les houligans, ni sur le lumpenprolétariat.En effet, ce que jaja ne peux
comprendre, c’est que les chômeurs, eux, forment la masse des ouvriers en
surnombre, « l’armée de réserve
industrielle » (2), font partie de la
classe ouvrière ou prolétariat, tandis que le lumpenprolétariat, lui, est « ce produit passif de la pourriture des couches
inférieures de la vieille société »,« cette lie d’individus déchus de toutes les classes »(1).
Ainsi, le
lumpenprolétariat n’est pas une sous-classe du prolétariat. Le lumpenprolétariat
est plutôt un agglomérat d’individus roués, pourris, hors-classes, déclassés,
vivant de mendicité, de truanderie, de brigandage et réfractaires à tout
travail productif. Le seul objectif de tels individus, c’est l’accès facile à
l’argent, aux biens terre-à-terre, par tous les vils moyens. En ce sens, le
lumpenprolétariat constitue bien une pourriture étroitement liée, non pas au
prolétariat, mais plutôt aux classes exploiteuses. C’est ce que nous décrit
Karl Marx :
« A côté de « roués » ruinés, aux moyens d’existence douteux et d’origine
également douteuse, d’aventuriers et de déchets corrompus de la bourgeoisie, on
y trouvait des vagabonds, des soldats licenciés, des forçats sortis du bagne,
des galériens en rupture de ban, des filous, des charlatans, des lazzaroni, des
pickpockets, des escamoteurs, des joueurs, des souteneurs, des tenanciers de
maisons publiques, des portefaix, des écrivassiers, des joueurs d’orgue, des
chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, bref, toute cette
masse confuse, décomposée, flottante, que les Français appellent la bohême.
C’est avec ces éléments qui lui étaient proches que Bonaparte constitua le
corps de la société du Dix-Décembre. « Société de bienfaisance », en ce sens que
tous les membres, tout comme Bonaparte, sentaient le besoin de se venir en aide
à eux-mêmes aux dépens de la nation laborieuse. Ce Bonaparte, qui s’institue le
chef du lumpenprolétariat, qui
retrouve là seulement, sous une forme multipliée, les intérêts qu’il poursuit
lui-même personnellement, qui, dans ce rebut, ce déchet, cette écume de toutes
les classes de la société, reconnaît la seule classe sur laquelle il puisse
s’appuyer sans réserve, c’est le vrai Bonaparte, le Bonaparte sans phrase. » (3)
Et voici jaja, en bon anarcho-trotskiste disciple de l’anarcho-syndicaliste
Makhaïski, défenseur-champion du lumpenprolétariat contre le prolétariat, qui
parle de « l’unité de la classe et de ses différentes
strates »
comme une « nécessité de la révolution ouvrière » pour « l’égalité sociale de toute la classe anciennement
exploitée ». L’unité
du lumpenprolétariat avec le prolétariat, c’est de la pure démagogie. La « révolution
ouvrière égalitaire » makhaïevskienne de
jaja, le
lumpenprolétariat n’en a cure pour satisfaire ses besoins car la révolution suppose un minimum d’éducation, des idées et des droits politiques.
Or, selon le mot d’ordre même de Makhaïevski, l’idole de jaja,« Il est indispensable que les ouvriers exigent de la bourgeoisie cultivée, comme le font les houligans, non pas des droits politiques, non pas des idées grandiloquentes et l’éducation, mais de l’argent bien réel, des biens matériels les plus terre à terre ». Et même si « la bourgeoisie cultivée » pouvait accéder à la revendication égalitariste du lumpenprolétariat, çà ne sera surement que l’égalité vers le bas dans les bas-fonds.
Le lumpenprolétariat n’a pas seulement un
aspect matériel. Il a aussi ses intellectuels comme jaja. Dans la révolution russe à la
quelle jaja a fait allusion, certains de ces intellectuels lumpenprolétariens se sont
trouvés entraînés, çà et là comme dit Karl Marx, dans le mouvement de la
révolution prolétarienne d’Octobre 1917.
Mais, au fur et à mesure que la
révolution d’Octobre s’approfondissait, ces intellectuels lumpenprolétariens,
tels Jan Waclav Makhaïski, se sont révélés être de redoutables militants de la
contre-révolution capitaliste formant divers groupes oppositionnels tels que
l’« opposition ouvrière », les « communistes de gauche », les « centralistes démocrates », etc. L’idéologie lumpenprolétarienne
recruta des intellectuels petit-bourgeois idéologiquement ruinés dont certains
basculèrent dans le terrorisme à l’instar du plus connu d’entre eux,
Trotski.
« Le phénomène
de la religiondans les quartiers correspond à une avancée
de la pauvreté, si l’on fait reculer cette pauvreté et les injustices sociales,
la religion retournera à une sphère strictement privée ; il faut traiter
la cause et non le symptôme, stigmatiser une religion ne sert à rien.
L’islamisme radical touche le plus souvent des jeunes en quête d’identité ou de
reconnaissance sociale. »
Certes,
dans nos quartiers, on constate
l’effervescence de la religion. Par religion, on entend ici le monothéisme
hébraïque, qu’il soit juif, chrétien ou mahométan. Certes la pauvreté nourrit
l’effervescence religieuse. La pauvreté est la nourriture de l’effervescence
religieuse. Parlant de pauvreté, il s’agit bien souvent de la pauvreté
matérielle. Mais, la pauvreté matérielle n’est pas une fatalité collective qui
engendrerait nécessairement la religion.
La cause
de la religion est plutôt la pauvreté, non pas matérielle, mais mentale, chez
certains individus dans la société. La pauvreté mentale ne prospère pas
seulement dans les quartiers pauvres. La pauvreté mentale prospère aussi dans
les quartiers riches tant il est vrai que la richesse matérielle ne procure pas
nécessairement la richesse spirituelle, loin de là. D’ailleurs, la nomenklatura
religieuse qui encadre nos quartiers n’a rien à voir avec la pauvreté.
La cause
de la religion, c’est l’attitude mentale qui consiste à convoiter les biens des
autres, à spolier les autres. La religion, c’est l’expression mentale expiatoire
de la prédation. C’est de cette façon que la religion, le monothéisme judéo-christo-mahométan
est apparu. Voici comment se résume la religion monothéiste, hébraïque,
allahique. C’est Yahvé, allia Allah, qui parla à Abraham et lui dit :
« Quitte ton pays en proie à la famine. Prends
ta famille et va. Je vais t’installer dans un autre pays. Ce nouveau pays
appartient à Canaan, fils Kham, qui l’a fait fructifier par sa sueur. Comme tu
m’adores et que tu crois en moi, ce pays que je te donne n’appartiendra plus à
Canaan. Je vais te prêter main forte pour t’emparer de ce pays. Tu massacreras
Canaan. Tu le feras disparaître avec toute sa famille. Tu mangeras les fruits
des champs que tu n’as pas cultivés car c’est Canaan, que je vais te livrer,
qui les a cultivés. Tu boiras le lait qui coule abondamment dans ce pays comme
des rivières car ce lait provient des élevages de Canaan que je vais te livrer.
Tu mangeras le miel qui dégouline partout dans le pays de toutes les cavités
que tu n’as pas creusées car c’est Canaan, que je vais te livrer, qui les a
creusées et a élevé les abeilles. Tu dormiras d’un sommeil profond dans de
belles maisons que tu n’as pas construites de tes propres mains car c’est
Canaan qui les a construites. Je te prêterai main forte. Tu massacreras Canaan
et tout son monde sans pitié puisque Canaan ne m’adore pas et ne crois pas en
moi et que toi tu crois en moi et m’adore. Je t’installerai dans ce pays en
lieu et place de Canaan ».
La religion n’est donc qu’une
entreprise diabolique, yahvéiste, allahiste, wouakhbariste, de prédation,
conçue par un peuple errant et miséreux, le peuple hébreux. La religion est la
déviation de la spiritualité vers la prédation. Contrairement à la religion, la
spiritualité, depuis la nuit des temps, a toujours été le ciment mental pour
l’harmonie comportemental au sein des sociétés humaines. La religion ou
abrahamisme est pour la spiritualité, ce qu’est l’homosexualité pour la société,
c’est-à-dire un parasite. Ici, c’est un parasite spirituel et là, c’est un
parasite sociétal. Pour combattre l’un comme l’autre, l’éducation culturelle
doit être la clé de voûte. C’est-à-dire qu’il faut bannir la religion (monothéisme
abrahamique parasitaire) du système éducatif et la remplacer par la
spiritualité basée sur les valeurs de travail, d’entraide, d’harmonie et sur la
connaissance scientifique de l’histoire des races et civilisations.
« …pour moi la psychologie est
parfois une science de charlatans »
La psychologie serait plutôt une science de gens
malins et manipulateurs, des gens qui vivent de la naïveté des autres. Ce ne
serait donc pas une science de charlatans, mais plutôt une science de gens
intelligents, une science des prédateurs, qui savent comment parvenir à leurs
fins en amadouant leurs proies et mobilisent à cet effet tous leurs moyens
matériels et mentaux.
« Et ils semblent que les juifs qui
se disent descendants des hébreux (à tort ou à raison mais pour le moment je ne
rentre pas dans le débat) attendaient ou attendent un messie à la Moïse. Et ce d’autant
plus qu’ils pensent qu’ils sont entourés d’antisémites »
L’entourage
géographique des juifs, c’est le monde arabe. Or les juifs et les arabes
forment la race des sémites (descendants de Sem). Les arabes ne peuvent donc
pas être plus anti-sémites que les juifs ne le sont. En réalité, entre juifs et
arabes, le problème n’est pas l’anti-sémitisme puisqu’ils sont tous sémites. Le
problème c’est l’accaparement, par l’une ou l’autre branche sémite, de
l’héritage commun, l’héritage abrahamique, noachique ou adamique comme on
voudra.
La
distinction entre juifs et arabes ne repose pas sur le sémitisme ou
l’anti-sémitisme. Cette différence est une question de lignée dans la même
famille sémitique. Les juifs étant les descendants d’Israël (alias Jacob),
fils biologique de race blanche, second d’Abraham, et les arabes étant les
descendants d’Ismaël, fils biologique de race noire, premier d’Abraham.
L’antisémitisme
ne se trouve donc pas du côté arabe. Il se trouve historiquement du côté européen, indo-européen, comme on a le voit avec l’extrême droite européenne
avec comme point culminant l’hitlérisme. Mais votre sujet de dissertation est
le charlatanisme messianique. Il faut s’arrêter là.