« ….un parlement à majorité laïque puisse tergiverser… ».
Si on y regarde de près, il n’est pas exact d’affirmer que le
parlement français actuel, pas plus qu’hier, est « à majorité laïque ». En effet, « La laïcité délimite la
frontière entre l’espace privé et l’Etat en ce qui concerne la religion » (1). Et personne ne peut
sérieusement prétendre que la physionomie de l’Assemblée Nationale ou du Sénat relève
de cette séparation. Il n’y a qu’à considérer les prénoms des parlementaires
dont la presque totalité sont judéo-chrétiens. Croire que le parlement est « à majorité laïque » lorsque presque tous
les parlementaires sont chrétiens, c’est être naïf, une polichinellerie. La vraie laïcité
du parlement supposerait peut-être de commencer par laïciser les noms des parlementaires.
On peut aussi noter dans cet article un petit arrière-goût de dépit vis-à-vis de l’impérialisme français comme si on pouvait en attendre une meilleure tenue sur le plan géostratégique. Mais le sujet de la France, gendarme du monde, lui même et l’analyse qui l’accompagne sont pertinents à part quelques illusions sur Barack Obama, un arriviste zélé.
Ces mots n’impressionnent plus grand
monde. On sait que le premier, c’est pour diaboliser son ennemi que l’on envie car il n’y a pas d’Etat sans dictature ;
et le second c’est pour ne rien dire et enfumer la galerie des galériens car il n’y a pas de démocratie sans dictature.