• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

louphi

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 738 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • louphi 29 mars 2013 18:25

    Njama

    « Le marxisme ne s’occupe pas de religions, les religions ne sont pas son adversaire, ou de façon très marginale. »

    Vous érigez là un dogme contraire à l’esprit scientifique dynamique de la théorie de Karl Marx. Voyons encore très subrepticement ce que Marx pensait et disait de la religion :

    « Un spectre hante l’Europe  : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne. » (1)

    « Le prolétaire est sans propriétéLes lois, la morale, la religion sont à ses yeux autant de préjugés bourgeois derrière lesquels se cachent autant d’intérêts bourgeois. » (1)

    Alors, la religion est l’une des puissances qui traque le spectre du marxisme. La religion est une épaisse couverture des intérêts bourgeois. Et on nous raconte que le marxisme n’a pas pour adversaire la religion, ou alors de façon très marginale ! Ce n’est pas logique 

    « Contre les superstitions, contre l’ignorance, il n’y a que l’éducation »

    Cela tombe naturellement sous le coup du sens. Il faut toutefois savoir que les différents clergés ne se laissent pas faire et sont prêts à tout pour conserver leurs privilèges.

    « Preuve en est que le marxisme a séduit beaucoup de cultures aux religions très différentes, il s’est très vite acclimaté sur tous les continents »

    Bien entendu, le marxisme a vocation à séduire toutes les cultures. Mais dire à ce jour qu’il s’est très vite acclimaté sur tous les continents, cela semble très téméraire tant il est vrai que le capitalisme aujourd’hui recouvre le monde entier et que nulle part on n’observe le soubresaut d’un mouvement marxiste.

    Pour le reste du récit sur Münzer, rien à dire.



  • louphi 29 mars 2013 10:39

    Njama

    « …vous parlez de stalinisme dont on peut dire que l’exemple n’est pas vraiment marxiste »

    De toute évidence, njama regrette sans doute que Marx n’ait pas pu vivre assez longtemps pour savourer en chair et en os la première grande victoire du marxisme en URSS sous Lénine et Staline. Mais que voulez-vous, la vie n’a pas donné cette chance à Marx. De toute façon, pour beaucoup de gens, Marx lui-même n’était pas vraiment marxiste ! Donc même s’il avait vécu et conduit la révolution d’Octobre aux côtés de Lénine et Staline, celle-ci n’aurait pas été pour autant vraiment marxiste !

    « Le marxisme n’est pas le rejet de la (ou des) religion(s) »

    « La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple.

    L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. » (1).

    Décidément, le marxisme n’est pas vraiment marxiste !

    « On considère en milieux marxistes, que le chrétien Thomas Münzer fut la première figure communiste (1490-1525). Ernst Bloch voit en lui le premier théologien de la révolution. »

    Il est complètement erroné de penser que Thomas Münzer, bien qu’étant revêtu des habits chrétiens, prêchait la bible (christianisme) comme doctrine de la révolte plébéienne dont il était le chef. Münzer n’empruntait à la bible chrétienne que la forme de son expression, la forme du langage. Mais le contenu de son message pulvérisait littéralement la doctrine chrétienne. Münzer, en tant que chef de la révolution plébéienne, était un chrétien en rupture totale avec son sacerdoce. Il s’était petit à petit transformé de théologien religieux à un agitateur politique retourné contre sa religion. Voici un extrait parmi tant d’autre de ce que rapporte Engels sur la doctrine révolutionnaire de Münzer :

    « Münzer dont les idées élaborées avec de plus en plus d’acuité devenaient chaque jour plus hardies, se sépara résolument de la Réforme bourgeoise et joua désormais directement le rôle d’un agitateur politique.

    Sa doctrine théologique et philosophique attaquait, somme toute, tous les points fondamentaux non seulement du catholicisme, mais aussi du christianisme. Il enseignait, sous des formes chrétiennes, un panthéisme qui présente une ressemblance curieuse avec les conditions spéculatives modernes et frise même par moments l’athéisme. Il rejetait la Bible comme révélation tant unique qu’infaillible. La véritable révélation vivante, c’est, disait Münzer, la raison, révélation qui a existé de tous temps et chez tous les peuples et qui existe encore. Opposer la Bible à la raison, c’est tuer l’esprit par la lettre. Car le Saint-Esprit dont parle la Bible n’existe pas en dehors de nous. Le Saint-Esprit, c’est précisément la raison. La foi n’est pas autre chose que l’incarnation de la raison dans l’homme, et c’est pourquoi les païens peuvent aussi avoir la foi. C’est cette foi, c’est la raison devenue vivante qui divinise l’homme et le rend bienheureux. C’est pourquoi le ciel n’est pas quelque chose de l’au-delà, c’est dans cette vie même qu’il faut le chercher ; et la vocation des croyants est précisément d’établir ce ciel, le royaume de Dieu, sur la terre. De même qu’il n’existe pas de ciel dans l’au-delà, de même il n’y existe pas d’enfer ou de damnation. De même, il n’y a d’autre diable que les désirs et les appétits mauvais des hommes. Le Christ a été un homme comme les autres, un prophète et un maître, et la cène a été un simple repas commémoratif, où le pain et le vin étaient consommés sans rien y ajouter de mystique.

    Münzer enseignait cette doctrine en la dissimulant la plupart du temps sous les mêmes tournures chrétiennes, sous lesquelles la philosophie moderne a dû se cacher pendant un certain temps. Mais la pensée profondément hérétique ressort partout de ses écrits, et l’on s’aperçoit qu’il prenait beaucoup moins au sérieux le masque biblique que maints disciples de Hegel aujourd’hui. Et cependant, trois cents ans séparent Münzer de la philosophie moderne. » (2)

    La doctrine révolutionnaire de Münzer n’est donc pas apologiste de la doctrine chrétienne. Elle se construisait plutôt en opposition avec le christianisme en particulier et avec la religion en général. Par rapport aux fondamentaux théologiques, la doctrine de Münzer était hérétique, démystifiant et démythifiant la théologie divine. On ne peut donc pas invoquer Münzer pour faire asseoir l’affirmation de njama que « le marxisme n’est pas le rejet de la (ou des) religions(s) » même si Münzer utilisait la rhétorique chrétienne qui était la seule forme de langage excitateur à portée de lui et directement accessible au peuple à son époque. Et si donc « On considère même en milieux marxistes, que le chrétien Thomas Münzer fut la première figure communiste, Ernst Bloch voyant en lui le premier théologien de la révolution » comme  l’affirme si sereinement njama, alors Engels, et donc Marx, ne font pas partie de ces « milieux marxistes »-là. Pour Engels, la théorie et l’action révolutionnaires communistes de Münzer démolissaient précisément la théologie et y substituaient l’athéisme (a-théisme).

    ______________________________ 

    (1)  Marx-Engels : « Sur la religion »

    (2)  Engels (livre cité par njama) : « La guerre des paysans en Allemagne)



  • louphi 28 mars 2013 15:32

    Vincent Verschoore

    Dans l’ensemble, votre point de vue concernant la laïcité est tout à fait honorable. Surtout, votre distinction de la « laïcité faible » et de la « laïcité forte » est judicieuse et permet de mieux cerner le concept pour le moins ambigu de « laïcité » qui sert de caution morale aux démagogues, social-démagogues et sociétal-démagogues. Cependant, votre article se trouve entaché par une désagréable écorchure en ce qui concerne votre conception de la dictature. En voici l’extrait :

    « Bref, ceci pour démontrer ad absurdum que l’application du principe “fort” de la laïcité revient à la création d’une nouvelle religion, concurrente de et semblable à toutes les autres (on remplacera Dieu par la Constitution où le Marché, peu importe), dont la recherche d’absolu et le dogmatisme ne peuvent mener qu’à la dictature et à la ruine intellectuelle. »

    C’est une arnaque intellectuelle que d’associer le mot « dictature », sans nuance, à l’horreur absolue, comme ici à la « ruine intellectuelle ». On montre ainsi qu’on ne comprend rien au sens des mots que l’on emploie ou des objets que l’on désigne. Quand on en arrive à ce point, on témoigne que l’on gît dans les bas-fonds de la « ruine intellectuelle » que l’on croit pourtant dénoncer.

    Le mot « dictature » en lui-même ne renvoie pas forcément à l’horreur, ni à la « ruine intellectuelle » comme pense l’auteur ou comme on pense généralement. La dictature n’est pas autre chose qu’un outil de coercition permettant de façonner les comportements et les mentalités. La dictature est exactement comme une machette. En soi, dans l’absolu, la machette n’est ni bonne, ni mauvaise, ni plaisante, ni horrible. C’est un objet quelconque.

    Cependant, entre les mains d’un paisible paysan, la machette devient un outil merveilleux, un outil qui permet de produire de quoi vivre, de se nourrir et de nourrir la société, de rendre la société heureuse, de créer le bonheur pour tout le monde. Il ne vient alors à l’idée de personne d’incriminer la machette en soi, de la tenir en horreur. Bien au contraire, la machette est un objet vénéré par la société.

    Par contre, entre les mains d’un gangster, la même machette se transforme en un outil horrible, une arme redoutable de pillage, de brigandage et de massacres, une arme qui sert à plonger la société dans le désarroi et la désolation. La machette est alors un objet d’horreur, un objet de peur, un objet à jeter au loin.

    On comprend donc l’absurdité qui consiste à parler de dictature en général, à pester contre la dictature en général, sans discernement, à désigner la dictature comme l’horreur absolue. C’est ainsi que procèdent les anarchistes (libertaires), les démagogues et autres fossoyeurs du bien-être social et moral de la société, les capitalistes et les exploiteurs.

    C’est l’intérêt des exploiteurs et leurs griots d’agiter le chiffon rouge de la « dictature » pour faire peur au peuple laborieux qu’ils exploitent, dont ils vivent. C’est la technique des exploiteurs et leurs suppôts de faire croire au peuple laborieux que toute dictature est à bannir dès lors que c’est une dictature, sauf bien sûr la dictature des exploiteurs. C’est par cette peur de la dictature, qu’ils exercent d’une main de fer, que les exploiteurs arrivent à tenir les masses laborieuses en laisse, à distance, à les maintenir disciplinées sur l’autel de l’abattoir. Cette supercherie conforte la « ruine intellectuelle et morale » des masses laborieuses, du prolétariat, sous la dictée des exploiteurs et leurs griots et kapos.

    Non à la dictature des bandits contre la société ! Non à la dictature des exploiteurs contre les masses laborieuses, contre le prolétariat ! Non à la ruine intellectuelle et la corruption morale de la société, produit de la dictature des exploiteurs et leurs griots (anarchistes, démagogues, social-démagogues et autres idéologues de la bourgeoisie) !

    Oui à la dictature de la société contre les bandits et les trafiquants ! Oui à la dictature des masses laborieuses contre les exploiteurs ! Oui à l’émancipation totale des masses laborieuses par la dictature staliniste du prolétariat !




  • louphi 27 mars 2013 11:09

    Henry Moreigne

    « Une partie de la droite et de l’extrême gauche misent sur une déstabilisation du pouvoir socialiste ».

    Les gens qui manifestent aujourd’hui contre l’inconscience et l’inconsistance du pouvoir socialiste ne se réduisent pas à l’extrême gauche ni à l’extrême droite. C’est essentiellement le peuple qui manifeste son mécontentement devant un pouvoir social-démago-sociétaliste.

    Que doit donc faire le peuple devant les attaques sociétalistes et anti-sociales du pouvoir social-démago-socialiste ? Doit-il rester les bras croisés et se morfondre ou aller à la pêche des poissons de rivière pour faire passer ses ennuis par crainte de l’extrême gauche et de l’extrême droite ? Le peuple ne « mise » sur la « déstabilisation » d’aucun pouvoir. Le peuple mise au contraire sur la satisfaction de ses besoins par le pouvoir qu’il a lui-même désigné pour cela. Quand cette satisfaction n’est pas au rendez-vous, ni même à l’horizon, alors le peuple doit s’insurger contre la trahison du pouvoir même élu, car l’élection n’est qu’un moyen et non une fin en soi.

    « Tel un punching-ball, le pouvoir socialiste par son côté ventre mou… »

    Le pouvoir social-démago-sociétaliste n’a nullement le ventre mou. Il a le ventre chargé de plans réactionnaires en béton.

    « Le Monde, dans un article très étayé, revient sur l’ambition à droite d’un printemps français au cours duquel la rue, dans un réflexe de défense identitaire, imposerait sa loi ».

    La charrette « gauche-droite » des arnaqueurs du peuple ne poursuivra pas éternellement sa trajectoire. Elle s’écrasera un jour contre le peuple laborieux insurgé.



  • louphi 25 mars 2013 21:32

    Jean J. Mourot

    « …et l’on devrait revenir au calendrier républicain ? »

    Et pourquoi pas  ? Après tout, la plupart des systèmes de pensée possèdent leurs référentiels calendaires.

    « Allons, Laïcité ne veut pas dire irréligion. »

    La laïcité veut surtout dire « coexistence des religions ». Et c’est là la source de toutes les confusions.

    « Laïcité consiste justement à confiner la religion dans le domaine privé ».

    Le domaine privé est celui que l’on n’expose pas au public. Peut-on confiner le prénom officiel par exemple d’un parlementaire dans le domaine privé ?

    Tout ceci, c’est simplement pour pointer le paradoxe du concept de laïcité.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/