« En fait, depuis une réforme
constitutionnelle de 2008, un ministre peut parfaitement retrouver sa place à
l’assemblée s’il sort du gouvernement pour une raison ou une autre, c’est son
droit, même mis en examen pour blanchiment de fraude fiscal. Il ne serait
d’ailleurs pas le seul sur les bancs de l’assemblée avec un passé ou un présent
judiciaire. Dans le cas Cahuzac, suffirait-il que la faute soit avouée pour
être pardonnée ? »
Sachez que la république bourgeoise, même la plus démocratique,
c’est la république des copains coquins.
« Le candidat François Hollande s’était engagé à modifier la
loi sur la bioéthique, pas pour faire n’importe quoi comme le prétendent les
réactionnaires cléricaux mais pour autoriser la recherche sur les cellules
souches embryonnaires. »
Lorsque le
gauchisme brandit le progrès de la science pour justifier les manigances en
matière bioéthique de la social-démocratie au pouvoir, il ne peut s’agir que d’une
escobarderie. C’est le cas présent. En effet, en matière bioéthique, comme en
matière sociale, ce n’est point la science qui est en cause, encore moins son progrès.
Ce qui est en cause, c’est l’instrumentalisation de la science par des
manipulateurs pseudo-« progressistes » à
des fins sociétalistes.
La science en
elle-même ne signifie pas nécessairement le progrès sociétal, ni même social.
C’est l’usage qui en est fait qui détermine le progrès ou la régression en
matière sociale ou sociétale. Cet usage dépend des mains qui manipulent la science, en commençant par le pouvoir politique en place. Il s’avère qu’entre les mains des capitalistes fussent-ils des
capitalistes laïcs, les progrès de
la science se retournent nécessairement contre la société. Cela est
particulièrement vrai pour le pouvoir homo-sociétaliste
de François Hollande que supportent les apparatchiks gaucho-« progressistes » comme Chalot.
« Tout
cela donne malheureusement du grain à moudre à tous ceux qui brandissent le
fameux « tous pourris ».
Ne sont-ils donc pas tous pourris ? Lequel d’entre eux n’est pas pourri ? Mais,
c’est tout le système qui est pourri, le système capitaliste car le système
capitaliste est fondé sur un principe pourri qui est l’équarrissage des non
possédants par les possédants, l’équarrissage des non-propriétaires par les
propriétaires. Tout capitaliste et tout partisan du capitalisme est un individu pourri par nature !
« Un spectre hantera-t-il bientôt l’Europe ? Il n’a pas encore de nom
ni de visage(s)… »
IL n’y a pas à se
demander si un spectre hantera l’Europe. Le spectre qui hante l’Europe est déjà
bien défini et connu depuis longtemps, depuis plus d’un siècle et demi, depuis
Karl Marx et Friedrich Engels. Il n’y a pas à spéculer sur son nom ni sur son
visage d’incarnation future et proche, bien que cette spéculation traduise une
réelle attente des masses laborieuses de l’accueillir concrètement.
Mais, ce spectre n’est
rien d’autre quele communisme. « Un spectre hante
l’Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe
se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le
tsar, Metternich et Guizot, les radicaux de France et les policiers d’Allemagne. »,
lancèrent Karl Marx et Friedrich Engels en fevrier 1848 (1). Ce spectre n’a
jamais cessé de hanter l’Europe et sa hantise aujourd’hui frappe le monde
entier capitaliste.
Ce spectre a pris
naissance officiellement en 1524 en Allemagne sous le nom deDeutscher Bauernkrieg« La guerre des paysans allemands »,
menée par Thomas Münzer (2). Il fut étouffé dans le sang presque sans avoir vu
le jour.
Trois siècles après, ce
spectre réapparut en France en 1871 sous l’inspiration de Marx et Engels. Il
fut effroyablement écrasé dans le sang à sa naissance. Son nom d’époque est « laCommunede Paris ».
Exactement quarante six
ans plus tard, le même spectre se fit accoucher en Russie pendant la première
guerre mondiale (1914-1918) comme un bébé par une grossesse arrivée à terme.
Son nom de baptême est la « Révolution Bolchevique d’Octobre 1917 » qui
fonda l’URSS, sous la direction du grand Lénine. Tout seul, ce spectre bébé put
résister à la hargne sans pareille de son géniteur, le système capitaliste
mondial, l’impérialisme, à s’en débarrasser.
Malgré l’encerclement
hostile des puissances capitalistes mondiales coalisées et les multiples
complots et attentats des anarchistes, trotskistes et autres larbins du système
capitaliste mondial, ce spectre bébé fut capable tout seul de se défendre et
défendre l’humanité de la barbarie du système capitaliste mondial. Cette
barbarie du système capitaliste a pour nom le nazisme hitlérien.
L’impérialisme avait créé le régime nazi afin de s’en servir comme une massue
pour démolir l’URSS.
Mais, grâce au génie de
Staline (Traité de NON-AGRESSION avec l’Allemagne nazie), le régime nazi
attaqua ses géniteurs en premier dès 1939 et même un peu avant. L’agressivité
du régime nazi précipita les peuples du monde entier dans la grande guerre
patriotique de libération. En juin 1941, ce fut la grande déferlante nazie sur
l’URSS, une épreuve qu’aucun pays n’avait subi, même pas les pays que les nazis
avaient déjà auparavant envahis. Ce fut la victoire de l’URSSsur le nazisme et
l’avènement desDémocraties Populaires en1945 autour del’URSSavec le grand Staline.
Cette victoire permit aussi la libération des peuples d’Europe et du monde du
joug du nazisme hitlérien. L’URSS et
Staline pesèrent de tout leur poids
dans cette libération. L’URSS fut,
de très loin, le pays qui paya le plus lourd tribut de la barbarie nazie. Ses
pertes militaires et civiles sont de très loin plus importantes que celles de
l’Europe.
Mais, au sortir de la
guerre, dans un ultime sursaut de désespoir, l’impérialisme, par ses barbouzes
noyautés dans l’appareil d’Etat de l’URSS, réussit enfin à décapiter le
monstre bébé par coup d’Etat, le 5 mars 1953, date officielle. Nikita
Sergueievitch Khrouchtchev, à la tête d’un gang trotskiste, fut le meneur de ce
putsch par lequel Staline fut assassiné et l’Etat de l’URSS renversé.
L’assassinat de Staline, victoire de la contre-révolution capitaliste mondiale,
est le début de la restauration de l’empire capitaliste russe sur les décombres
de l’URSS. Le capitalisme a pu ainsi s’en sortir, grâce au trotskisme,
avant-garde de la contre-révolution capitaliste mondiale, ennemi irréductible
de l’émancipation des masses laborieuses. Grâce aux barbouzes trotskistes
alliés camouflés du nazisme, l’impérialisme avait fini par réussir là où il
venait d’échouer avec la barbarie nazie.
Ainsi, le spectre qui
hante l’Europe, théorisé et promu par Karl Marx et Friedrich Engels, le
communisme, a pournom d’actualitéleStalinisme. Il n’y a qu’à voir la
panique dans laquelle la simple évocation du nom deStalineplonge le capitalisme
mondial, l’impérialisme et ses domestiques. Et il n’existe pas aujourd’hui dans
le monde un personnage, symbole de l’Histoire du mouvement ouvrier, autre queStaline, qui soit autant
couvert, de grossièretés, d’injures, de menteries, de blasphèmes, de
malédictions, de noms d’animaux les plus horribles, d’exécrations, proférés par
le capitalisme, par l’impérialisme et ses domestiques.Stalineincarne parfaitement le
communisme, le seul épouvantail, le spectre qui hante non seulement l’Europe,
mais toutes les puissances prédatrices du monde entier. Staline est l’emblème
la plus représentative du mouvement ouvrier révolutionnaire.
Certes Hugo Chavez
mérite une médaille pour son combat combien courageux d’indépendance et de
démocratie vis-à-vis de l’impérialisme Yankee, Etats-unien. Mais, toutes
proportions étant gardées par ailleurs, Hugo Chavez est très
loin d’avoir la même dimension, le même gabarit, queStaline. Hugo Chavez n’a pas
théorisé, ni appliqué la lettre et l’esprit de la doctrine de Marx et Engels,
ni instauré une République des soviets encore moins la dictature du
prolétariat, ni dékoulakisé son pays le Vénézuéla, toutes choses qui font deStaline, le digne successeur de
Lénine lui-même digne successeur de Marx et Engels.Staline etLéninesont le symbole des deux
éminents Chefs historiques du mouvement ouvrier révolutionnaire, de
l’indépendance et de la liberté des peuples dans la période contemporaine, au
même titre que Marx et Engels. A ce titre et à ces mérites exceptionnels, le
spectre qui hante l’Europe et toutes les puissances du monde entier et leurs
domestiques est bien lestalinisme.
Mais le spectre renaîtra
de ses cendres avec encore plus de robustesse. Ce spectre est en grossesse dans
le ventre du système capitaliste pourrissant. Que les capitalistes et leurs
serviteurs craignent le stalinisme comme la peste, c’est très précisément une
preuve éclatante que seul le retour du stalinisme pourra sauver les masses laborieuses
de la tyrannie des exploiteurs.
__________________
(1) Karl Marx et
Friedrich Engels – « Le Manifeste du Parti Communiste »
(2) Karl Marx – « La
guerre des paysans en Allemagne »
« J’expliquais qu’à Epinay il y eut une
mystification qui s’est poursuivie jusqu’en 1983 »
Ce n’est pas ce qui ressort de la lecture de
votre message précédent sur Epinay comme chacun peut le constater. C’est plutôt
le contraire. En tout cas, seules les masses endormies et les opportunistes
social-chauvins peuvent invoquer Epinay pour se poser la question « Serait-on revenu au temps du social
impérialisme ? »à l’endroit du Parti Socialiste français.
En effet,
cette question accrédite l’idée que, pendant un certain temps, depuis Epinay
jusqu’à présent, le Parti Socialiste français aurait quitté la
social-démocratie dite« classique »et aurait rompu avec l’impérialisme,
et qu’aujourd’hui le parti socialiste serait seulement entrain de renouer avec
la social-démocratie« classique »et de revenir à l’impérialisme, le « social-impérialisme
nouveau ». Chalot lui-même explique pourtant « qu’à Epinay, il y eut
une mystification qui s’est poursuivie jusqu’en 1983 ». Il ne devrait
donc pas s’agir d’un « retour » au social-impérialisme, mais de sa
continuité ; il ne devrait pas s’agir d’un « social-impérialisme nouveau »,
mais de la continuité du même social-impérialisme, du social-impérialisme tout
court.
En réalité, suite à la trahison des partis social-démocrates social-chauvins pendant la guerre impérialiste de 1914-1918, le mouvement ouvrier révolutionnaire avait rompu avec les Partis socialistes sous l’impulsion de
Lénine et des bolcheviks pour se démarquer précisément du social-chauvinisme de la IIe Internationale Socialiste. Le mouvement ouvrier révolutionnaire s’était alors reconstitué en Internationale Communiste (IIIe Internationale) ou Komintern en 1919. Les partis ouvriers révolutionnaires prenaient alors le nom de Parti Communiste.
Depuis cette rupture historique, les Partis socialistes ou social-démocrates sont toujours demeurés des partis social-chauvins,
social-impérialistes. En ce qui concerne le mouvement ouvrier en France, cette rupture a été consommée au Congrès de Tour de la SFIO en 1920.
Dans ces conditions, le questionnement de Chalot sur« le retour au social-impérialisme classique »et son annonce du« social-impérialisme
nouveau Ȉ
l’endroit du Parti Socialiste français relève soit de l’ignorance, soit de la désinvolture devant l’Histoire du mouvement ouvrier mondial. En effet, Chalot déclare que« toute cette histoire de la
social-démocratie est connue ». Mais il n’en
a tenu aucun compte. La désinvolture devant l’Histoire, puis sa contrefaçon, armes principales de
l’impérialisme, sont quelques-uns des traits caractéristiques de l’opportunisme, en particulier
du trotskisme, courant politique auquel appartientChalot.
« J’ai replié le message
précédent qui était calomniateur et infect vis-à-vis de Jean Jacques
Marie… »
Il eût été honnête de montrer
en quoi mon message précédent était calomniateur vis-à-vis de Jean Jacques
Marie plutôt que de le soustraire. On savait que le trotskisme était de
l’aventurisme en politique. Il faut se rendre compte que le trotskisme, c’est
aussi de l’arbitraire en politique.
Concernant Jean Jacques Marie,
il y a lieu de répéter ce qui dérange :
1° que Jean Jacques Marie
passe pour un« historien marxiste connaisseur de
l’URSS »(1) ;
2° que Jean Jacques Marie,
militant trotskiste de toutes les heures, est un apôtre de Léon
Trotski (2) ;
3° que la doctrine et la
pratique de Léon Trotski sont contraires au marxisme (3) ;
4° que Léon Trotski et ses
acolytes ont collaboré avec le fascisme hitlérien pour détruire l’URSS (4)
Il n’y a pas ici l’ombre d’une
calomnie envers Jean Jacques Marie. Il n’y a que la référence à la réalité
historique avérée, authentiquement documentée (5).