Les anarchistes ou libertaires sont bien connus par le mouvement révolutionnaire prolétarien comme étant des enfants terribles à cause de leur unique revendication maximaliste qui consiste à réclamer l’avènement du communisme du jour au lendemain sans passer par l’Etat. Les anarchistes n’ont aucune connaissance de la société, encore moins de l’Etat. Quand ils parlent du « peuple », des « masses », pour eux, ce sont des blocs uniformes de matière, qui ne doivent surtout se mouvoir que par leur propreinertie, à l’exclusion de toute autre forme d’énergie. Je dis « enfants terribles » pour désigner cet opportunisme puéril. La source de cet opportunisme puéril se trouve dans l’ignorance la plus profonde des ressorts économiques, sociaux et politiques de la société en général, de la société capitaliste en particulier. Cet opportunisme puéril se manifeste par son refus, précisément aux masses qu’il implore par des incantations stériles, du droit de mener la lutte politique face aux exploiteurs.
« ...les dictatures du XXe siècle ne sont pas des causes mais des conséquences qui elles-mêmes peuvent en avoir d’autres ».
Musima
« Oui, la bascule vers un totalitarisme est ce qui se profile, mais en vérité, n’est-ce-pas précisément ce que recherchent la poignée de malades mentaux qui nous ont concocté l’Europe obèse, l’empire bancaire et l’armée totalitaire USA ? »
lowner
« ... les mêmes résultats désastreux avec des décennies de dictatures Argentine, Chili, Uruguay etc. »
Musima, vous êtes contradictoire sur ce coup.
D’un côté, « La bascule vers le totalitarisme se profile » : donc on n’est pas encore dans le totalitarisme. On va y arriver. Mais on n’y est pas encore. On a bien compris.
D’un autre côté, « la poignée de malades mentaux qui nous ont concocté l’Europe obèse, l’empire bancaire et l’armée totalitaire USA ». Le totalitarisme est donc déjà là avec l’armée « totalitaire USA », donc avec le régime USA, car l’armée n’est jamais totalitaire à elle toute seule. Si l’armée est totalitaire, c’est que le régime, dont l’armée n’est qu’un instrument, lui-même est totalitaire. Or, si les USA sont totalitaires, il ne vient à personne l’idée de dire que le totalitarisme se soit installé dans ce pays à la faveur d’une crise « cataclysmique ».
A quelque chose, malheur est bon. Votre contradiction révèle cependant que le totalitarisme intrinsèquement n’est pas le produit d’un « cataclysme », d’une « crise cataclysmique ». En réalité, le « totalitarisme », que l’on désigne aussi sous le vocable de « dictature », est l’instrument avec lequel un groupe d’hommes, disons une classe sociale, brime, réprime et opprime une ou plusieurs classes sociales pour se satisfaire, pour satisfaire ses désidérata. Le totalitarisme, ou dictature, découle de l’existence des classes sociales. Le totalitarisme a encore pour nom l’Etat. Tout état est par définition dictatorial, totalitaire. Les organes les plus caractéristiques du totalitarisme, de la dictature ou Etat, même sous la république la plus démocratique, sont par exemple : la Présidence de la République, le Gouvernement, l’Assemblée, le Sénat, l’Armée, la Gendarmerie, la Police officielle ou secrète, les tribunaux, les prisons, etc. Ainsi, il n’existe pas d’Etat sans dictature, sans totalitarisme, sans absolutisme.
Donc, quand on parle de totalitarisme, de dictature, il faut toujours préciser la classe sociale qui se sert de ce totalitarisme, de cette dictature, sinon, on brasse du vent. On s’aperçoit alors que selon les désidérata de la classe qui l’exerce, le totalitarisme, la dictature, est soit bonne pour les classes sociales qui exerce ce pouvoir, soit mauvaise pour celles qui le subissent.
L’endroit où on peut mieux appréhender et se clarifier cette notion de dictature, source de tant de confusions et de controverses, est l’ouvrage intitulé « L’Etat et la Révolution » de Lénine, le chef de la révolution prolétarienne soviétique russe.
« ...mais ça n’existe pas dans le vrai monde .... »
La révolution prolétarienne est une réalité. Exemples : la Commune de Paris en 1871, la Révolution bolchevique d’Octobre 1917 dans l’Empire russe. Et déjà de nouveau, la révolution prolétarienne communiste est à l’ordre du jour face à la crisegrandissante et irréversible du système capitaliste comme seule alternative crédible. Cette fois, le capitalisme risque de mettre au monde une portée révolutionnaire plus nombreuse et plus vigoureuse que les premières fois.
Jean-Luc Mélenchon, avec sa soi-disant « révolution citoyenne » veut sauter tout de suite dans la société communiste par-dessus la dictature révolutionnaire du prolétariat. C’est un vieux rêve réactionnaire avec lequel les bourgeois et petit-bourgeois amusent le prolétariat et le peuple. L’article-simulation de Mathieu Lépine démontre le caractère burlesque des politiciens social-démagogues qui vilipendent Karl Marx, Friedrich Engels, Lénine et Staline et prétendent pouvoir soigner les maux de la société capitaliste par des stratagèmes débonnaires à l’égard des capitalistes et autres exploiteurs. Leur miroir aux alouettes se brisera toujours sur le mur de la dictature révolutionnaire du prolétariat qu’ils tentent en vain de contourner. En effet, « Entre la société capitaliste et la société communiste se place
la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi
correspond une période de transition politique où l’Etat ne saurait être autre
chose quela dictature révolutionnaire
du prolétariat." (Karl Marx - Critique du programme de Gotha, IV)
« ...tous les pays qui ont flirté avec le communisme ont connu une effroyable dictature ! »
« ... »élimination physique des opposants« Trotski n’est pas Staline, Lénine n’est pas Staline »
Les bourgeois vivent dans la plénitude de leur paradis terrestre sur le dos des travailleurs sans verser une seule goutte de sueur. C’est normal qu’ils récusent toute notion de dictature, bien sûr sauf leur horrible dictature sur les travailleurs.
Les petit-bourgeois, eux, rêvent d’atteindre le bonheur des bourgeois. Quand ils entendent le mot « communisme », les petit-bourgeois ne retiennent que l’idée de paradis terrestre dans lequel ils veulent tout de suite faire irruption par magie et vivre dans la béatitude complète comme les bourgeois sans verser une seule goutte de sueur.
Mais quand ils découvrent la réalité de la révolution communiste, par exemple en URSS de Lénine et Staline, les petit-bourgeois sont pris d’épouvante devant les ruines toutes fumantes et ruisselantes de sang de la vieille société capitalistes vampire. Alors, les petit-bourgeois voient leurs rêves du communisme s’évanouir et se confortent alors dans leur rêve du paradis bourgeois.
Toute autre est la démarche du prolétaire conscient, le prolétaire qui sent comment sa substance, sa sueur et son sang, sont vampirisés par la bourgeoisie, par le système capitaliste. Ce prolétaire-là sait qu’il n’y a pas d’autre solution pour se débarrasser définitivement de son vampire que de l’éclater, de le broyer en poussière, de faire fumer son sang. Et c’est seulement quand le dernier grain de poussière de ce vampire aura été mangé par la vermine, quand la dernière goutte de son sang se sera vaporisée, qu’alors la société communistesurgira dans toute sa splendeur.
En effet, " Entre la société capitaliste et la société communiste, poursuit Marx, se place
la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi
correspond une période de transition politique où l’Etat ne saurait être autre
chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat." (Lénine : L’Etat et la révolution).