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louphi

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  • louphi 5 novembre 2012 19:18

    Jean-Pierre Llabrés

    On tombe mort de rire en lisant votre théorie complètement brindezingue. Il ne manquait plus que celle-là. Jean-Pierre Llabrés a une imagination trop virile. Pensez-donc, les prolétaires qui s’associeraient en épargne pour acheter le capital de tous les capitalistes !

    Mais, le capital lui-même n’est déjà que le produit du travail des prolétaires confisqué par les capitalistes. Le fait d’astreindre les prolétaires à l’épargne pour racheter leur dû est déjà en soi scandaleux pour un système qui prétend vouloir « humaniser le capitalisme ». On comprend que la morale des capitalistes n’est pas la même que celle des prolétaires. Et les capitalistes, peuvent-ils accepter de vendre tout leur capital ? C’est déjà un gros problème car le capitaliste n’accepte de vendre que si le produit de la vente accroît son capital, c’est-à-dire lui permet de devenir encore plus capitaliste.

    Le prolétariat va t-il acheter TOUT le capital y compris leur épargne qui fait partie aussi du capital ? Acheter TOUT le capital du capitaliste revient ni plus ni moins à exproprier purement et simplement le capital. Et cela, le capital ne peut l’accepter de gaîté de coeur à moins de le lui imposer par la force d’une révolution.

    Faisons plaisir à Jean-Pierre Llabrés et supposons que, par une subite vertu divine, le capital accepte gentiment de se faire déposséder ! Donc, le prolétariat acheteur devient le propriétaire exclusif du capital, de TOUT le capital, qui cesse donc, faisons grâce à Jean-Pierre Llabrés, d’être le capital. Que deviennent alors les ex-capitalistes qui ont vendu tous leurs capitaux, disons bien tous leurs capitaux, y compris les masses d’argent qu’ils cumulaient et qui sont aussi des capitaux ? Eh bien, les anciens capitalistes deviennent à leur tour des prolétaires, des « démunis », car ne possédant plus que leur force de travail pour vivre.

    Donc, pour vivre, les nouveaux prolétaires, anciens capitalistes, devenus d’un coup le nouveau prolétariat par la vente de TOUT leur capital, vont tout aussi gentiment s’intégrer dans le capital devenu propriété collective du nouveau et de l’ancien prolétariat ! Pour que cela puisse se passer ainsi, il faudra au préalable que le contrat de vente stipule clairement un tel changement radical et irréversible du statut social des capitalistes.

     Et nous touchons ici le noeud système de Jean-Pierre Llabrés. Dans l’esprit de Jean-Pierre Llabrés, le simple rachat du capital des mains des capitalistes, si cela peut se faire, signifie d’emblée la disparition des classes sociales ou du moins la fin de la lutte des classes. Tous les citoyens peuvent désormais vivre docilement dans l’ascétisme universel du « Dividende Universel par l’Épargne », dès lors que par enchantement tout le capital a été transféré aux mains de toute la société. Ce n’est même pas la peine de chercher à savoir ce que devient l’Etat.

    Chacun mesure le caractère hautement démagogique et irréalisable d’une telle théorie qui prête aux prolétaires les moyens d’épargne qu’ils n’ont pas et se moque totalement du conservatisme réactionnaire du capital. En fin de compte, le des défaut majeur du système de Jean-Pierre Llabrés consiste à refuser la lutte politique aux prolétaires, à cantonner les prolétaires dans le domaine de l’épargne financière. Jean-Pierre Llabrés nie la lutte politique des classes tout en constatant par ailleurs l’existence des classes puisqu’il construit son système sur la base des prolétaires, ces « démunis », d’un côté et, de l’autre, le capital.

    En le désignant par l’expression « communisme critico-utopique », Karl Marx et Friedrich Engels en leur temps avaient déjà sévèrement critiqué ce système ascète universel de Jean-Pierre Llabrés, qui se propose de « d’humaniser le capitalisme » par peur de la révolution des prolétaires. La réplique ci-dessous de Marx et Engels met à nu les procédés insolents des réformateurs du capitalisme qui redoutent toute action politique et surtout révolutionnaire du prolétariat et ressortent comme nouveautés miraculeuses les recettes périmées du mouvement ouvrier balbutiant. Laissons à Marx et Engels le soin de nous rafraîchir la mémoire : 

    «  »« Le socialisme et le communisme critico-utopiques.

    Il ne s’agit pas ici de la littérature qui, dans toutes les grandes révolutions modernes, a formulé les revendications du prolétariat (écrits de Babeuf 35, etc.).

    Les premières tentatives directes du prolétariat pour faire prévaloir ses propres intérêts de classe, faites en un temps d’effervescence générale, dans la période du renversement de la société féodale, échouèrent nécessairement, tant du fait de l’état embryonnaire du prolétariat lui-même que du fait de l’absence des conditions matérielles de son émancipation, conditions qui ne peuvent être que le résultat de l’époque bourgeoise. La littérature révolutionnaire qui accompagnait ces premiers mouvements du prolétariat a forcément un contenu réactionnaire. Elle préconise un ascétisme universel et un égalitarisme grossier.

    Les systèmes socialistes et communistes proprement dits, les systèmes de Saint-Simon 36 , de Fourier, d’Owen, etc., font leur apparition dans la première période de la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, période décrite ci-dessus (voir  »Bourgeois et prolétaires« ).

    Les inventeurs de ces systèmes se rendent bien compte de l’antagonisme des classes, ainsi que de l’action d’éléments dissolvants dans la société dominante elle-même. Mais ils n’aperçoivent du côté du prolétariat aucune initiative historique, aucun mouvement politique qui lui soit propre.

    Comme le développement de l’antagonisme des classes marche de pair avec le développement de l’industrie, ils n’aperçoivent pas davantage les conditions matérielles de l’émancipation du prolétariat et se mettent en quête d’une science sociale, de lois sociales, dans le but de créer ces conditions.

    A l’activité sociale, ils substituent leur propre ingéniosité ; aux conditions historiques de l’émancipation, des conditions fantaisistes ; à l’organisation graduelle et spontanée du prolétariat en classe, une organisation de la société fabriquée de toutes pièces par eux-mêmes. Pour eux, l’avenir du monde se résout dans la propagande et la mise en pratique de leurs plans de société.

    Dans la confection de ces plans, toutefois, ils ont conscience de défendre avant tout les intérêts de la classe ouvrière, parce qu’elle est la classe la plus souffrante. Pour eux le prolétariat n’existe que sous cet aspect de la classe la plus souffrante.

    Mais la forme rudimentaire de la lutte des classes, ainsi que leur propre position sociale les portent à se considérer comme bien au-dessus de tout antagonisme de classes. Ils désirent améliorer les conditions matérielles de la vie pour tous les membres de la société, même les plus privilégiés. Par conséquent, ils ne cessent de faire appel à la société tout entière sans distinction, et même ils s’adressent de préférence à la classe régnante. Car, en vérité, il suffit de comprendre leur système pour reconnaître que c’est le meilleur de tous les plans possibles de la meilleure des sociétés possibles.

    Ils repoussent donc toute action politique et surtout toute action révolutionnaire ; ils cherchent à atteindre leur but par des moyens pacifiques et essayent de frayer un chemin au nouvel évangile social par la force de l’exemple, par des expériences en petit qui échouent naturellement toujours.

    La peinture fantaisiste de la société future, à une époque où le prolétariat, peu développé encore, envisage sa propre situation d’une manière elle-même fantaisiste, correspond aux premières aspirations instinctives des ouvriers vers une transformation complète de la société. »«  »(Karl Marx et Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti Communiste)



  • louphi 1er octobre 2012 23:39

    Georges Yang

    Selon Georges Yang  : "Si tous les algériens étaient pour l’indépendance, justifiaient la guerre et admettaient ses exactions de deux côtes Il n’y a jamais eu d’hostilité de la part des Algériens contre les Français J’ai rarement rencontré des gens aussi accueillants vis à vis des Européens, peut-être les Syriens".

    Tout le monde en connaît, des gens plus accueillants que les algériens vis-à-vis de nous les européens ! Ce ne sont pas les Syriens sans doute accueillants et même très accueillants. Aujourd’hui, ce sont, par exemple, les africains, les noirs ! Regardez, ils nous ont acceptés et nous acceptent toujours pour leur apporter notre civilisation. Mais nous leur avons apporté la traite esclavagiste, puis la colonisation, puis aujourd’hui même, nous leur apportons la néo-colonisation. L’Afrique noire ne s’est jamais rebellée contre nous. Au contraire, elle nous adore. Même si nous dressons des barbelés, des murailles de chine de toutes sortes pour qu’ils ne viennent pas chez nous et qu’ils nous ignorent, cela ne les émeut pas. Chez eux, nous sommes toujours chez nous, à les dépouiller ! Et si même un petit remous de protestation contre nous se fait sentir en leur sein, nous allons vite rétablir le calme avec nos avions, nos hélicoptères, nos mitraillettes et nos bombes, à la satisfaction générale de tous les africains et à notre satisfaction. Celui qui parle de « racisme anti-blanc » est à la fois trouillard et téméraire de vouloir que l’arme la plus redoutable que nous ayons inventée sur le plan mental pour conquérir et piller le monde entier, le racisme, ne tombe entre les mains de ceux contre qui nous l’avons inventée ! C’est l’un des deux spectres qui hantent l’Europe, le spectre bourgeonnant du "racisme anti-blancdéfensif, bourgeon des semailles du racisme blanc offensif multiséculaire, voire multimillénaire. L’autre spectre qui hante l’Europe, c’est celui que Karl Marx et Engels avaient déjà évoqué, le spectre du Communisme. Le spectre du « racisme anti-blanc » et celui du Communisme sont forcément des alliés objectifs, naturels, dans la lutte contre l’impérialisme dont la coloration est blanche.

    Selon toujours Georges Yang  : « Le passé colonial n’explique rien. ».

    Voici une affirmation péremptoire qui défit tout entendement. Bien sûr que Si ! C’est même le passé colonial qui explique tout. Sans avoir besoin de remonter aux époques lointaines, le racisme actuel trouve bien son origine dans le passé colonial européen tout couvert du sang tout frais des peuples du reste du monde. En voici un échantillon tout microscopique :

    "...je me borne, et ce sera mon dernier mot, à constater ce détail, qui n’est qu’un détail, mais qui est immense : au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. (Applaudissements.)« (1).

    Et encore :

     »Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra.

    Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez-la. A qui ? à personne. Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l’industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. (Applaudissements prolongés.)" (2).

    Donc, dire comme Georges Yang que le passé colonial n’explique rien, c’est nier toutes les idéologies racistes, comme celle du "siècle des lumières" ou de Victor HUGO, qui ont éclairé et accompagné les traites esclavagistes et les conquêtes coloniales, l’expansion mondiale du capitalisme, l’établissement de l’impérialisme. C’est nier le cours de l’Histoire récente et actuelle. C’est le racisme qui a permis et permet encore à l’Europe de se sentir en bon droit et en paix avec elle-même dans sa conquête et sa digestion du monde. Enlever le racisme à l’Europe, c’est créer les conditions de l’union des prolétaires et des exploités du monde entier contre l’impérialisme. C’est précipiter la ruine du capitalisme. C’est bien cette union des peuples, victimes des dévastations du capitalisme blanc, que Karl Marx et Friedrich Engels appelaient de tous leurs vœux lorsqu’ils lancèrent l’appel : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous  !".

    ___________________________________________

    (1) et (2) DISCOURS COMPLET DE VICTOR HUGO SUR L’AFRIQUE - vendredi 21 décembre 2007 - la rédaction de Montray Kreyol (cité par Angra Mainyu : Agoravox, réactions à l’article de Ariane Walter le 30 Septembre 2012).



  • louphi 25 septembre 2012 19:34

    Georges yang, MUSAVULI

    En prônant « le fédéralisme avec une grande autonomie des régions », Georges yang commence seulement à effleurer la bonne solution pour les pays de la région des Grands Lacs africains en proie aux guerres fratricides orchestrées par les pays-vautours du MONDE BLANC. Mais, pour être sérieux, ce fédéralisme ne saurait se limiter à la République Démocratique du Congo tout seul, comme Georges yang semble suggérer. Un tel fédéralisme étriqué, confiné dans les limites des frontières issues de la colonisation, sous la férule de la « Communauté Internationale », est un leurre. On reste toujours dans le cadre de l’impérialisme, de la domination de l’homme blanc en Afrique Noire. Exemple : le Nigéria.

    Mais, l’idée de fédéralisme, ici, n’est viable que si elle englobe l’ensemble des pays de la région des Grands Lacs. Cette idée épouse alors le cadre et la vision panafricaniste de l’Etat Fédéral Africain prôné par le grand savant africain Cheick Anta Diop. On se positionne alors dans la lutte contre l’impérialisme, contre la domination de l’homme blanc en Afrique noire. Cette perspective suppose l’existence des mouvements noirs, indépendantistes, anti-impérialistes dans les divers pays de la région des Grands Lacs et au-delà. L’activité de ces mouvements nègres doit consister à combattre les ethnies blanches prédatrices et leurs geôliers aborigènes, sous la coordination d’un commandement indépendant, panafricain voire pan-nègre.

    MUSAVULI se situe à l’opposé de cette perspective panafricaine salutaire pour l’Afrique NOIRE. MUSAVULI ne conçoit le fédéralisme en Afrique que dans le cadre des frontières issues du partage colonial. MUSAVULI, en sa qualité de patriote-gaulliste-lumumbiste-mobutiste, est enfermé dans ce patriotisme obtus, aux prémices génocidaires. Ce faux patriotisme, le patriotisme néocolonial, lui fait nier le génocide rwandais et d’autres. MUSAVULI, patriote-gaulliste-lumumbiste-mobutiste, patauge dans l’analphabétisme le plus total sur la question nègre en particulier et coloniale en général.



  • louphi 25 septembre 2012 11:47

    morice

    « Mais on était encore très loin du compte : Kadhafi était plus proche de Gilles de Rais qu’autre chose ! Un Dutroux libyen ! Oubliés les Idi Amin Dada ou les Jean Bedel Bokassa : c’est simple, à lire cet ouvrage, Kadhafi a fait pire qu’eux ! Pire que tout ce qu’on avait pu imaginer ! Alors, il faut que cela soit su : pour qu’on cesse définitivement de tresser des lauriers à pareil être abject. ».

    Très bizarre de trouver les pires démons dans la maison de l’autre que l’on est en train de piller après l’avoir assassiné et mangé cru. Ce morice est comparable au diable qui crie « Au diable ! ». Cette mentalité diabolique décrédibilise et disqualifie morice.

    Au lieu d’Idi Amin Dada ou Jean Bedel Bokassa, morice aurait dû invoquer la couronne d’Angleterre et des empereurs élyséens leurs créateurs respectifs. C’est très facile de se défouler sur les nègres ! Cette attitude raciste abjecte de morice décrédibilise et disqualifie totalement morice.



  • louphi 24 septembre 2012 17:16

    Spartacus

    Venant de Spartacus, ambassadeur plénipotentiaire des oligarchies capitalistes, ces informations sont à prendre au sérieux, très au sérieux ! Spartacus serait-il en train de faire dissidence ? Ce serait très étonnant !

    Mais, tiens ! C’est peut-être un signe que Spartacus ait troqué son logotype en tête momifiée de caribou contre un chevalier en cuirasse verte turquoise, écharpe en bandoulière, brandissant au-dessus de sa tête son étendard, probablement sanglant. La transfiguration ! Les miracles sont faits pour y croire.

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