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Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 28 octobre 21:04

    @l’auteur



    « La guerre devient ainsi la seule porte de sortie valable pour sortir des crises répétitives du système capitaliste, puis turbo-capitaliste, devenant ainsi un système polemo-capitaliste. »


    La guerre n’a pas été inventée par le capitalisme, et n’en a jamais été une caractéristique qu’en période de crise.

    Mais toute société en crise n’est pas forcément « capitaliste » parce que ses crises mènent à des guerres, un phénomène qui remonte à la nuit des temps de l’histoire humaine.

    Le capitalisme apparaît d’abord sous sa forme commerciale, durant plusieurs siècles, avant d’apparaître sous sa forme industrielle, basée sur le travail humain productif, au XIXème siècle >>> une forme aujourd’hui en train de disparaître avec la robotique et l’IA.

    Mais le capitalisme repose sur l’élargissement du capital investi, et non pas sur l’élargissement de la dette.

    Or la masse monétaire actuellement en circulation, et d’où proviennent les superprofits, provient elle même de l’élargissement encore plus important de la dette >>> le bilan global de l’économie mondiale penche donc du côté de la dette, c’est à dire d’un déficit global, et non de l’élargissement du capital.

    >>> donc il faut simplement arrêter de parler de « capitalisme » si l’on veut parler de l’économie globale actuelle.

    >>> tout ce qui est argent n’est pas capital, par définition.

    >>> il y a néanmoins différentes formes de capital, donc.

    >>> le seul capital capable de s’élargir de manière endogène est le capital productif, et seulement dans la mesure où il met en mouvement de la force de travail humaine productive directement incorporée à la production lors du processus productif.

    >>> un cas de figure minoritaire à l’ère de la production robotique, de l’IA et des services « dématérialisés »

    >>> c’est à dire toutes autres productions qui ne prospèrent que sur la masse monétaire provenant de la dette, directement ou indirectement.

    >>> ceux qui décident du sort de la dette et de sa circulation sont les véritables maîtres de l’économie moderne, et ce sont essentiellement les banquiers centraux, que personne n’a élus.

    >>> « bienvenue » dans l’ère de la dictature banco-centraliste déguisée en « démocratie capitaliste libérale » !!!

    >>> il faut donc débusquer ce nouvel ennemi principal des peuples, et là où il se trouve réellement, et pas là où la pseudo « opposition anticapitaliste » veut nous le faire croire, en accord, en pratique, avec les médias « mainstream » systémiques.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 28 octobre 12:59

    @ddacoudre

    Je ne parle pas de « financiarisation » au sens précisément de l’émergence du capital financier, qui s’est produite au début du XXème siècle et s’est développée tout au long de ce XXème siècle, mais de banco-centralisation, c’est à dire le stade suivant, encore actuel, où le capital financier est encore la matrice de renouvellement du capital fixe, devenu archi dominant par rapport au capital variable, la masse salariale, qui continue de vous préoccuper, à juste titre sur le plan humain, mais qui a totalement cessé d’être déterminante, que ça nous plaise ou non, dans l’évolution des rapports de production.

    Au stade actuel la dialectique essentielle de l’économie se joue donc autour du cycle de renouvellement du capital fixe, et faute de plus-value suffisante encore extractible du capital variable, du cycle de renouvellement de la dette publique qui est devenue le « collatéral » ultime de la circulation du capital financier.

    Donc, stricto sensu, votre approche de l’économie en est encore au stade de l’émergence du capital productif telle qu’au XIXème siècle, essentiellement >>>

    « le capitalisme c’est cela c’est la fabrication du capital par le travail des salariés seulement »

    Je vous invite donc à faire le voyage dans le temps en sens inverse et à revenir dans notre époque, mais pour la comprendre il vous faudra effectivement comprendre l’époque « intermédiaire » que constitue le XXème siècle, avec effectivement sa « financiarisation », pour finalement revenir dans notre époque, au début du second quart du XXIème siècle, avec sa banco-centralisation fondée, entre autres, sur la circulation financière des titres de dette publique, condition actuelle sine qua non du cycle de renouvellement du capital fixe, et donc condition sine qua non, tout simplement, de l’économie banco-centraliste qui s’est imposée comme substitut et « successeur » du capitalisme dans l’ordre historique des systèmes de domination de classe.

    Bon voyage dans le temps, et bon réveil dans notre époque « moderne » avec ses qualités et ses défauts, mais malheureusement, surtout, ses défauts...

    Encore faut-il les identifier correctement pour pouvoir tenter d’y apporter des solutions.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 28 octobre 04:59

    @ddacoudre

    « Le capitalisme n’est plus adapté à l’avenir qui se précise. C’est pour cela que je propose d’en sortir avec le modèle Joule postcapitaliste, qui ne repose pas sur une fiction de monnaie »

    >>> ce que LFI, ou du moins, ses dirigeants, ont compris, contrairement à vous, c’est que le capitalisme est en réalité déjà complètement dépassé par l’évolution économique actuelle, banco-centraliste, à laquelle ils se sont donc parfaitement adaptés avec leur programme actuel de liquidation de notre économie nationale, ou plutôt, de ce qu’il en reste >>> ils font simplement leur boulot de kollabos du système. Point barre.

    Avec votre « système Joule », qui est une révision pour le moins « approximative » du concept de valeur-travail, vous retardez simplement d’une époque historique, un peu à la manière des passionnés qui reconstituent les batailles d’antan, mais eux savent au moins que c’est juste un fantasme sans conséquences !

    Bonne continuation, malgré tout, et bon courage, si ça vous aide à continuer dans la vie !

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 27 octobre 20:50

    @sylvain

    Selon les différentes sources la dette publique du Brésil évolue autour de 80% du PIB de ce pays, alors que la notre approche les 120% et devrait malheureusement les dépasser l’an prochain.

    Donc même si Lula s’est permis quelques « largesses sociales préélectorales » ce pays a encore une marge de près de 40% avant de se retrouver dans une situation réellement comparable à la notre, ce qu’on ne leur souhaite évidemment pas.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 27 octobre 18:32

    PS 2 >>> @Sylvain

    Ma seconde réponse est tombée en même temps que la votre, sensiblement, et ne lui répondait donc qu’indirectement, comme suite de ma précédente, que je complète ici en fonction.

    L’important n’est pas la « couleur » politique ni même une éventuelle « parenté idéologique » mais le réalisme économique dans un contexte donné.

    La situation du Brésil et de la France sont presque diamétralement opposées en termes de développement.

    La France est une des plus vieilles nations industrielles, avec la GB, l’Allemagne et les USA. Elle est par contre aujourd’hui sur une voie de déclin nettement plus prononcée que ces trois autres nations, alors que le Brésil est clairement encore sur une pente ascendante comme nation industrielle émergente, et non pas sur le déclin.

    A titre indicatif le montant des seuls intérêts de notre dette publique est supérieur au budget global de l’Education Nationale, en France.

    c’est le prix que nous payons tous, en tant que simples citoyens, à travers nos impôts, TVA et taxes de toutes sortes, pour que les « capitaux financiers » du CAC 40 et autres puissent continuer à circuler et à « fructifier », c’est à dire à nos dépens, comme expliqué dans le post précédent.

    C’est pourquoi on ne peut plus parler de « capitalisme » au sens « libéral » de l’économie de marché productive, mais que l’on doit plutôt parler de banco-centralisme, pour ce système actuel, qui ne repose plus, pour l’essentiel, que sur la circulation de la dette publique.

    Luniterre

    .

    Dette Publique : la ruine systémique en cours de notre économie nationale

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/dette-publique-la-ruine-systemique-en-cours-de-notre-economie-nationale.html


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