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Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 13 août 13:05

    Coquille >>> évidemment il faut lire « construction des pyramides », et non pas « constitution » : résultat d’une « correction spontanée » de mon tél portable, comme il s’en produit souvent, et assez souvent à mauvais escient....

    Luniterre

    PS : éventuellement, un effet pervers de l’IA, parmi d’autres....



  • Luniterre Luniterre 13 août 12:50

    @Eric F

    Non, je ne pense pas du tout que l’on ait « bifurqué » loin des lois de la nature, et même au contraire, malheureusement, au sens précisément « prigoginien » du terme « bifurcation », qui implique éventuellement l’usage de notre libre arbitre !

    La capacité humaine à produire de l’entropie, confinant assez souvent à l’absurde, et notamment dans le cas de la constitution des pyramides, vient précisément du décalage entre les pulsions « naturelles » de l’instinct de survie et l’interaction qui serait juste nécessaire et suffisante avec notre environnement. Avec le développement de notre intellect il y a inévitablement une sorte de « fusion » inappropriée qui s’opère avec l’instinct de survie et qui aboutit à diverses formes de mysticisme, de religion et de mégalomanie selon lesquelles l’humain se prend pour le nombril de l’univers et agit en conséquence.

    C’est malheureusement pour notre époque une des caractéristiques particulières de l’être humain qui l’ont « naturellement » poussé à vouloir « dominer » son environnement, et dans l’exemple des pyramides comme dans bien d’autres, au delà de ce qui est raisonnablement utile pour sa survie confortable en ce bas monde : en un sens, et surtout en ce que cela génère ce genre d’excès « pyramidal », il y a cette sorte de fusion hypertrophiante de l’intellect et de l’instinct de survie, qui est une évolution logique de la nature du point de vue de la production globale d’entropie, même si précisément elle condamne l’espèce humaine à plus ou moins court terme.

    C’est donc logiquement là, par contre, que pourrait intervenir notre libre arbitre, si nous sommes encore capables de l’utiliser rationnellement et donc à bon escient. Ce qui implique donc précisément que nous soyons capables d’opérer une « bifurcation » consciente au sens « prigoginien » du terme, mais qui nous éloignerait donc de notre tropisme instinctif pour la production maximum d’entropie, qui est pourtant à l’origine de notre cursus évolutif particulier, en tant qu’espèce au « sommet » de l’évolution du vivant sur notre planète.

    En somme, il reste à espérer que l’humanité soit capable de créer sur Terre une sorte d’îlot de ralentissement du flot général de l’entropie universelle qui lui permette de prolonger sa survie aussi paisiblement que possible dans son petit coin de l’univers.

    Ce qui implique d’abandonner radicalement toute interprétation un tant soit peu mégalo de sa situation dans cet univers.

    Il me semble que c’est donc ce que nous devons à nos enfants et petits enfants, ainsi qu’aux générations suivantes, s’il peut en être encore...

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 12 août 20:36

    @Eric F

    « Absorber, accumuler, stocker » vs « disperser, dissiper,... », c’est évidemment un mouvement et un échange constant entre la « structure », l’organisme vivant, et son milieu « naturel », mais qui précisément à cessé d’être « naturel » au sens usuel du terme.

    Pour un être vivant, animal, humain, plante, micro-organisme ou autre, s’il en est quelque part, l’échange est quasi constant et très variable selon l’âge, l’heure du jour ou de la nuit, l’activité, et évidemment et surtout, l’interaction avec le milieu, sans laquelle il n’y a pas de vie, et d’une manière plus générale, pas de structure dissipative un tant soit peu durable...

    On ne peut donc absolument pas considérer la « structure », vivante ou non, séparément du milieu qui la rend possible, et donc des échanges quasi permanents qu’elle a avec.

    L’homme moderne n’existe tel quel que dans le milieu qu’il a lui-même fait évoluer en même temps que sa civilisation, et que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, on ne peut donc pas sérieusement étudier l’interaction thermodynamique de l’humain « moderne » en dehors de cette interaction quotidienne avec son milieu économiquement et socialement vital.

    Cette approche est à la base de toutes les recherches qui étudient l’évolution humaine et sociale, et y compris au plan biologique, en fonction de l’impact thermodynamique de la société humaine sur son environnement anciennement « naturel ».

    Si cette approche avait été entreprise dès les premières études thermodynamiques des Carnot, Clausius, Boltzmann, etc..., on en serait peut-être pas là aujourd’hui, avec nos perspectives de plus en plus catastrophistes sur l’avenir du genre humain.

    Mais le fait est qu’un développement « raisonné » aurait généré beaucoup moins de superprofits et de superpuissances, militaires, financières, etc... Cupidité, Avidité, aveuglement, lâcheté, quelle que soit la cause première de cette « négligence », on ne peut pas « revenir en arrière » : on peut seulement tenter de limiter les dégâts et de passer à autre chose de plus durable pour l’avenir, ou du moins, ce qu’il nous en reste de « vivable sur Terre ».

    c’est pas gagné...

    Luniterre





  • Luniterre Luniterre 11 août 17:59

    PS >>> suite à vos posts de 14:30 et 14:38, j’avais donc préparé cette réponse, ci-dessous, que j’ai laissée de côté pour aller plus loin à propos du concept d’entropie et éventuellement de « néguentropie » que vous suggérez, même si sans la nommer ainsi, dans votre post de 14:51 >>> un concept qui a bien une réalité, mais tout à fait complémentaire de celui d’entropie, et non pas « contradictoire » comme parfois suggéré par des vulgarisateurs maladroits, et plus fréquemment par des idéologues charlatans pseudo-« scientifiques »...

    .

    *********************************

    .

    Ingo Piepers, considérant la société humaine comme une « structure dissipative » au sens Prigogonien du terme, c’est à dire un système organisé d’échanges avec son milieu extérieur en vue de maintenir sa propre structure « énergétique », fait remonter le stade « structure dissipative globale » à la fin du XVème siècle, alors que l’Europe devient la base et le point de départ de l’expansion d’un système qui va assez rapidement dominer la planète. Ensuite il distingue différentes « phases de transition » pour aboutir jusqu’au système « global » actuel, mais qui rentre, avec les trois « principales » guerres actuelles dans une nouvelle phase de transition.

    Je dirai que malheureusement sa théorie me paraît assez cohérente avec mes propre recherches, qui rentrent davantage dans la problématique de l’évolution des rapports de production, mais encore selon les régions du monde, également, plus ou moins « banco-centralisées », selon les cas : cinq grandes Banques Centrales pour cinq grandes zones d’influence monétaire, mais avec une forte tendance à l’intégration entre elles, du fait de l’interdépendance des ressources et des technologies. >>> un point commun entre son approche et la mienne.

    Historiquement la deuxième guerre mondiale constituait donc une phase de transition importante et savoir quel impact aurait pu avoir tel ou tel acteur important de l’époque est devenu anecdotique sauf à considérer le rapport entre stratégies et ressources, précisément.

    La mégalomanie d’Hitler l’a poussé a vouloir prendre la France avant d’attaquer l’URSS et ensuite à vouloir prendre Moscou avant le reste... Les deux erreurs qui lui ont été fatales, et c’est tant mieux pour nous, même s’il a encore fallu quatre ans pour en venir à bout.

    S’il avait raisonné logiquement et non pas idéologiquement, il aurait tout de suite foncé occuper les champs pétrolifères de Bakou, aujourd’hui en Azerbaïdjan, et aurait pu alimenter durablement son industrie sans précipitation et s’installer progressivement un peu partout en europe et en Russie, par la suite : il serait alors devenu très difficile à « déloger », contrairement à ce qui s’est passé, même si avec beaucoup de violence. Il est donc même possible, sinon probable, que les américains et les anglais auraient cherché un « modus vivendi » avec son « Reich européen » plus ou moins inexpugnable, du moins pour pas mal d’année, même si certainement pas « mille ans », vu les contradictions internes de son propre système.

    L’empire japonais, une fois privé de son arrière-cour chinoise continentale, était de toutes façon condamné pour la même raison : fautes de ressources naturelles facilement accessibles.

    Bref, la grande force des américains c’est précisément d’avoir eu la possibilté, question ressources, de constituer chez eux-mêmes une « force mécanique supérieure », comme l’avait si bien compris le Général De Gaulle.

    Le monde aurait pu être « partagé » entre un « Reich hitléro-caucasien » et les USA, mais il l’a finalement été entre les USA et L’URSS, pour pas mal de décennies, sauf peut-être la décennie gaulliste en France, qui aurait pu inaugurer une « troisième voie » si elle avait eu des héritiers conséquents.

    Aujourd’hui le monde est encore partagé entre la zone US et la zone « chinoise », avec tout de même quelques « challengers » entre Moscou et Téhéran...

    Ce qu’il en sortira est encore tout à fait imprévisible : la Chine joue intelligemment son jeu en « attendant son heure », mais tout en s’y préparant très activement, question accumulation de forces et de ressources, et pourrait bien finalement tirer la meilleure épingle du jeu, tant, précisément, qu’il est de plus en plus chaotique et qu’elle « attend » sans prendre de risques inconsidérés... Elle n’est pas sans « points faibles », et même considérables, mais pour l’instant elle joue précisément son jeu sans les exposer aux « coups » éventuels de ses « adversaires » et/ou « concurrents », comme vous voudrez...

    Ce qui ressortira de tout ça reste tout à fait incertain, comme le montrent les parcours pour le moins « contrastés » des interventions US au Vénézuela et en Iran.

    Le mieux serait tout de même que les peuples se réveillent de leur torpeur pour imposer des solutions logiques et de simple bon sens, mais c’est aussi le plus improbable, malheureusement.

    Mais cela ne doit pas nous empêcher de chercher à comprendre, et si ça nous évite simplement de mourir idiots, c’est déjà ça ! Et les quelques traces que l’on laisse peuvent éventuellement servir aux suivants, sait-on jamais...

    Luniterre

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