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Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 23 août 12:44

    @Decouz

    @Gollum

    PS à mon précédent post >>>

    Si l’on veut vraiment approfondir, il faut revenir à l’origine du maoïsme, qui est une « hérésie » quasi totale par rapport au marxisme, mais qui s’est naturellement imposée dans les conditions concrètes de la Chine de l’époque, avec une masse « continentale » de paysannerie pauvre et seulement quelques îlots de développement industriel, massifs, mais très localisés et surtout autour de Shangaï, pour l’essentiel. La force de Mao c’est d’avoir anticipé l’échec de la révolution prolétarienne industrielle proprement dite et d’en être revenu aux « jacqueries à la chinoise », déjà dotées d’une forte tradition depuis la « révolte des Taiping ».

    En reprenant les villes en 1949 il s’est en fait allié aux restes de la dite « bourgeoisie nationale » encore restée sur place et qui a donc « trouvé place » dans la hiérarchie du PCC, avec notamment Rong Yiren comme cas « exemplaire ». et largement protégé, même dans les périodes de répression violente

    Cultural Revolution

     « During the Cultural Revolution, he was denounced as a « capitalist ». He lost a great deal of his personal wealth and was the target of death threats from the Red Guards, radical youth organizations aligned with the new social and cultural policies of Mao Zedong. In a situation typical of disgraced government officials, entrepreneurs and intellectuals during the Cultural Revolution, Rong was given a demeaning job as a janitor. However, he and his family received protection from Zhou Enlai from persecution from the Red Guards. As Rong was not a Communist party member at the time, Zhou was not able to obtain approval from Mao Zedong to protect Rong officially. Instead, Zhou coordinated with Chen Jinhua to place Rong’s mansion under the control of Red Guards affiliated with the Ministry of Textiles, who were deeply sympathetic to him and protected him from other Red Guard factions.[5] »

    https://en.wikipedia.org/wiki/Rong_Yiren

    En URSS la Chine de 1949 et années suivantes n’était donc pas du tout considérée comme un pays socialiste mais comme une démocratie populaire de type national bourgeois, anti-impérialiste, ce qui était une évaluation assez réaliste.

    Il y a eu ensuite une sorte de « lune de miel » entre Khrouchtchev et Mao, mais qui n’a pas duré très longtemps, chacun voulant se poser en leader des bourgeoisies nationales naissantes dans le tiers-monde, même si sous couvert de vocabulaire marxisant et socialisant.

    Le « socialisme », en Chine comme ailleurs à cette époque, est essentiellement resté une affaire de vocabulaire, où chacun disputait des « nuances idéologiques », contradictoires, certes, mais sans grand rapport, sinon aucun, avec la vie sociale réelle sur le terrain.

    Le moins décalé entre la réalité et le propos était Fidel Castro, malgré tout ce que l’on peut en dire, ce qui explique sa longévité et la survie de son régime, jusqu’à un certain point, et surtout assez « économiquement » héroïque face à la répression et au blocus US.

    Bref, même si l’on se veut « de gauche » ou même précisément « marxiste », il n’y a pas besoin de mettre du Marx ou du « socialisme » là dedans, il suffit d’analyser la réalité historique et économique et de resituer l’évolution de chaque pays dans le cours de l’évolution globale de l’économie mondiale.

    A l’heure de la robotisation de l’industrie, l’heure du prolétariat industriel est déjà quasiment passée, et avec elle l’heure du « socialisme », et surtout selon la définition précisément marxiste du terme...

    Mais la réalité du vocabulaire usuel, que ce soit du point de vue des classes sociales exploitées ou des classes dominantes manipulatrices, est nécessairement en retard de plusieurs décennies, ce qui est surtout commode pour ces dernières, et ce qui contribue donc à faire perdurer ce phénomène de décalage et de retard.

    Il me semble que l’intérêt du débat est donc plutôt de dépasser le formalisme de ces « querelles sur le sexe des anges » et de tenter de cerner au plus près les évolutions économiques et sociologiques de notre temps et de « recadrer » en quelque sorte la validité, ou non, et généralement plutôt non, du propos idéologique des uns et des autres.

    Une alternative politique et économique durable ne se construit pas en ressassant les idéologies nées de rapports de production appartenant déjà au passé mais en faisant une analyse des réalités caractéristiques de notre époque.

    La Chine est en train de vivre l’acmé de son développement, relativement comparable à nos « Trente Glorieuses » mais elle suivra également, et elle commence déjà à suivre, en fait, une pente assez comparable, ensuite, au reste des économies industrielles, et donc elle ne présente en rien un « modèle » qui soit une alternative face aux défis existentiels actuels de l’humanité, et elle ne le prétend d’ailleurs pas vraiment : elle profite simplement et assez logiquement de son rayonnement pour améliorer sa position géostratégique.

    Accessoirement elle profite de l’effort de « petites mains » et/ou « petites plumes » comme celles de pseudos- »politzer » et consorts pour y contribuer.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 23 août 09:54

    Est-ce que la question est d’être « pour » ou « contre », ou de chercher à comprendre ?

    L’auteur est capable de faire dans la nuance, au vu de quelques uns de ses autres articles, mais ici il fait dans le bilan « apologétique », en ne signalant méthodiquement que les aspects positifs, même s’il resterait à en vérifier la réalité telle quelle, et le résultat est une sorte d’ » hagiographie » qui passe plus ou moins au vu de la position effectivement de plus en plus dominante de la Chine dans bien des domaines, même si pas encore totalement dans le rapport de forces militaire avec les USA, bien que ça avance au mieux grâce aux conneries, le mot n’est pas ici usurpé, de Trump, repassé à nouveau complètement sous la coupe de l’Etat profond, à laquelle il n’avait donc « échappé » guère plus que que le temps illusoire d’une « bonne » campagne électorale...

    Une autre problématique de l’auteur est qu’il se veut et se proclame « marxiste » et pense pouvoir utiliser la position « dominante » de la Chine pour justifier ses prétentions idéologiques : une « stratégie » bien davantage fondée sur la duplicité que la dialectique, mais où il peut néanmoins rester un fond de sincérité éventuelle si l’on tient compte que l’humain moyen se rattache « spontanément » à tout ce qui peut le conforter dans ses préjugés, et notamment et surtout, sur le plan idéologique.

    Soit un point incontestablement commun entre l’auteur et le PCC, qui s’est appuyé dès sa fondation sur les subsides fournies par l’URSS pour « soutenir » sa lutte tout en cuisinant séparément son propre « melting-pot » idéologique à vocation essentiellement nationaliste, saupoudré d’un zest des restes des vielles luttes paysannes nationalistes « communautaires » plus que communistes des générations précédentes.

    Le maoïsme étant le résidu idéologique de ce « brassage », éventuellement nécessaire à la lutte de libération nationale, mais tout à fait insuffisant pour même simplement démarrer une économie un tant soit peu endogène, comme l’histoire tragique du GBA et de la GRCP, deux moutures du même « brassage », l’ont malheureusement largement démontré.

    La « force » ou plutôt la « ruse » de Deng Xiaoping ne résidait pas dans son « idéologie », mais dans son pragmatisme extrême qui le poussait à « prostituer » son propre prolétariat au profit de la rentabilisation des capitaux US investis en Chine dès 1972.

    La « ruse » c’est d’avoir réussi à force de « complaisance » de rendre ces même capitaux « dépendants », au sens d’une dépendance toxique, au moment précis ou s’amorçait, à l’époque de la guerre US au Vietnam, une première phase significative d’affaiblissement de l’Empire US .

    Progressivement, mais assez vite, en réalité, c’est le cas où le nain qui soutient le pied du géant boiteux devient en réalité son maître sans que celui-ci ne s’en aperçoive.

    Néanmoins le géant US avait conservé une certaine réactivité et capacité d’adaptation et le « match » entre le géant boiteux et le nain perché sur ses nouvelles échasses industrielles et financières est désormais plus ou moins « équilibré » au sens où le géant reste encore en partie essentielle le fournisseur du bois « financier » des échasses...

    Donc ici, ce n’est pas « Et Dieu, dans tout ça ??? », mais plutôt « Et Marx, dans tout ça... ??? ».

    L’histoire, ici, prouve précisément le côté dialectique de la pensée de Marx : d’un côté plutôt humaniste, il espérait que la société industrielle apporte la prospérité générale et le progrès social, une fois « répartis » les bienfaits de cette production nouvelle. De l’autre il faisait l’analyse méthodique de son origine et des rapports de production nouveaux nécessaires à ce développement et nécessairement oppressifs, mais simplement jusqu’à ce que les machines automatisées, dites aujourd’hui robotiques, remplacent le travail productif de l’être humain.

    Ce qui lui a échappé, c’est que selon la nature humaine, qu’il supposait plutôt meilleure qu’elle ne l’est réellement, les rapports de domination et d’exploitation ne s’évaporent pas avec la fin des rapports de production industriels proprement dits.

    Mais pour le PCC la recette idéologique est très simple : depuis presque un siècle le prolétariat chinois n’a rien connu d’autre que différentes « mixtures » à base d’un vocabulaire pseudo- » marxiste » revisité à la sauce maoïste et encore « remixé » à la sauce Deng Xiaoping et successeurs, dont Xi, comme nouveau grand maître ès- » langue de bois » poliment rabotée dans les formes adaptables aux nécessités du moment .

    Et en France on a donc quelques pseudo-« politzer » pour raboter encore un peu plus, aux formes d’esprits localement adaptables...

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 21 août 15:26

    @ddacoudre

    Passant par là en 2026 je me permets quelques réflexions par rapport à votre échange ici :

    « Aucune économie aujourd’hui ne préfigure la fin du capitalisme, pour parvenir a cela il faut en finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme, »

    >>> le capitalisme n’est que l’une des multiples formes d’exploitation de l’homme par l’homme.

    >>> il y en a eu d’autres avant, et il y en aura, et il y en a même déjà, d’autres ensuite... !

    >>> il faut donc logiquement séparer les deux problématiques

    *_ la fin du capitalisme

    *_ la fin de l’exploitation

    >>> la fin du capitalismene signifie pas forcément la fin de l’exploitation.

    >>> une autre forme succède déjà au capitalisme : c’est un simple constat

    >>> le capitalisme, c’est la rentabilité du capital, mais une fois le remboursement des échéances de dettes assuré.

    >>> c’est le roulement de la dette qui maintient le système d’exploitation actuel en place.

    >>> quand un système repose là dessus même pour pouvoir continuer à boursicoter sans craintes majeures par rapport aux blocus et aux guerres en cours, il ne s’agit donc pas non plus de « capitalisme financier »...

    >>> le concept de « techno-féodalisme » occulte donc l’essentiel de ce qui permet à la domination d’une oligarchie ploutocratique de se perpétuer : le « roulement de la dette », garanti par les Banques Centrales, au dessus des monopoles « techno-féodalistes », donc, et y compris en termes de pouvoir réel.

    « ...or c’est tout le contraire qui se développe tout le monde recherche dans ses échanges une plus-value, comment vendre plus cher que ce que cela vaut ou comment acheter moins cher que son prix. »

    >>> une « plus-value », au sens réel du terme, c’est une augmentation intrinsèque de la valeur d’un bien, généralement la conséquence du travail productif qui y a été apporté.

    >>> c’est la différence entre un tas de tôles, de pièces détachées, et de divers autres composants et une voiture neuve en état de rouler à la sortie des chaînes de montage.

    >>> sinon, juste jouer sur l’offre et la demande, cela reste une forme de spéculation, « détournant », même si le plus « légalement » du monde, de la valeur déjà créée par le travail, ou sinon, par une chaîne robotique.

    >>> dans le cas robotique la valeur n’est jamais que celle de l’amortissement de l’investissement robotique, et il n’y a donc pas non plus de plus-value au sens réel du terme, seulement une spéculation sur la demande, en sortie de chaîne, mais qui doit donc être alimentée par de la monnaie déjà en circulation, et donc bien souvent par de la dette... !

    « Tant que ce comportement qui repose sur l’ignorance de la valeur réelle des choses existera le capitalisme existera, car il est l’enfant du reptilien et du limbique qui fait créer des leurres au cortex. cordialement ddacoudre over blog »

    >>> donc, malheureusement, il semble bien que l’auteur du post lui-même soit « dans l’ignorance de la valeur réelle des choses », et c’est d’autant plus regrettable qu’il semble également vouloir éclairer ses contemporains sur les malheurs de notre époque, ce qui, évidemment, reste une intention tout à fait louable en soi.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 21 août 13:52

    Juste une petite réflexion en passant par ici en 2026, renvoyé par un lien posé par l’auteur, en 2026, donc.

    La question posée par « Chapoutier » me paraît utile, même s’il me semble plutôt répondre « à côté », en fonction de ses préjugés idéologiques.

    En effet, pour une révolution il y faut qu’il y ait une classe révolutionnaire, sinon c’est juste un « coup d’Etat », rarement significatif autrement qu’en termes de violence.

    Et qui dit « classe révolutionnaire » dit « conscience de classe », mais déjà, au départ, existence d’une classe en soi et pour soi, constituée comme telle à travers une organisation ou un ensemble d’organisations constituées pour défendre ses intérêts.

    Or une classe sociale se définit par rapport aux rapports de production et aux ressources économiques.

    La féodalité, la bourgeoisie, ont répondu à ces critères pendant plusieurs siècles, surtout si l’on remonte aux genèses de ces deux classes, quasi concomitantes entre le 9ème et le 13ème siècle, et principalement centrées au tournant 11ème-12ème siècle. >>> à ce sujet relire les études historiques d’Henri Pirenne, à mon sens encore quasiment indépassables aujourd’hui, et en tout cas, sans héritiers suffisamment dignes...

    Le prolétariat industriel, lui, a traversé l’espace social et historique quasiment de façon « météorique », apparaissant avec la révolution industrielle, et disparaissant quasiment d’ores et déjà avec la robotisation...

    La paysannerie, réduite à peau de chagrin, à plus d’un titre, peine à tenter de survivre...

    Les « classes moyennes » essentiellement « tertiarisées », sont également « éclatées » en de multiples sous-catégories et unités de travail ne présentant plus réellement de caractère massif ni d’intérêts sociaux réellement communs...

    C’est en réalité toute l’histoire de l’échec chronique des « Gilets Jaunes » incapables d’incarner une réelle unité populaire face à la répression, qui a donc eu le dessus, à l’usure, mais assez rapidement tout de même, pour l’essentiel.

    Le système, malgré ses tares économiques intrinsèquement rédhibitoires dans une économie prétendument « capitaliste » joue très allègrement sur cette situation pour se maintenir et se perpétuer en faisant « rouler sa dette » au profit de ses éléments les plus incrustés sur le mode de la finance parasite.

    Dans la mesure où il s’agit essentiellement, pour ce qui nous concerne en France, d’un parasitisme institué à l’échelle « européenne », la prise de conscience « nationale » de la nécessité vitale, pour la survie sociale et la liberté, d’un retour à l’indépendance nationale, quelle qu’en soit la forme, c’est le seul ferment et catalyseur encore possible en termes de sursaut collectif de nature réellement et utilement révolutionnaire par rapport à la pente fatale sur laquelle nous sommes déjà engagés.

    C’est aussi pourquoi le système a absolument besoin, pour survivre, de polluer au maximum le débat politique avec de faux partis « nationalistes » qui ne sont là que pour détourner le mécontentement populaire sur des voies complètement stériles et illusoires, et en prime, diviser la population sur des sujets secondaires « ethnicistes ».

    Bref, les chances d’arriver à un mouvement vraiment utile sont minimes, mais il faut donc, de toutes façons, commencer par en poser les bases réalistes et incontournables !

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 21 août 12:52

    PS >>> le son de l’époque, question variété, également « inoffensive à tous points de vues » >>>

    https://youtu.be/NUDgGSje4Ew

    Autres temps, autres mœurs... !

    Luniterre

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