j’aurais dû vous relire au lieu de réagir à chaud, j’ai compris ce que vous voulez dire. Désolé.
Effectivement, l’anarchie est aussi un terme qui a été détourné. D’ailleurs, j’ai parlé du sens populaire de ce terme. Il me semble qu’il y a eu des expériences de micro-sociétés anarchiques aux amériques il y a quelques siècles.
En tout cas, je ne voulais pas dire que le libéralisme est une forme d’anarchie (au sens populaire, càd absence de gouvernement). Au contraire, pour garantir les libertés de chacun sans pratiquer la loi du plus fort, sans être en perpétuel conflit, il faut une organisation (je reste intentionnellement vague car on peut discuter de sa nature) qui, certes, limitent certaines libertés individuelles (ex : on interdit le meurtre) mais ces restrictions sont nécessaires pour garantir des libertés plus fondamentales (on n’a pas le droit de me tuer, cela garantit ma liberté de vivre).
« Je suis perplexe et souvent sceptique face aux raisonnements tortueux du libéralisme »
Tout d’abord, je suppose que vous voulez parler du « libéralisme ECONOMIQUE » que prone ,entre autres, la droite de notre pays.
Je tiens à préciser que le libéralisme au sens propre est une idéologie qui prone la liberté politique et la liberté de penser. Hélas, ce mot a pris un sens assez particulier chez nous et dommageable. Il serait trop long ici de développer mais brièvement, je dirais que ce pseudo libéralisme est peu libéral, car la liberté n’est accessible qu’aux plus fortunés : si vous êtes pauvre, il n’y a pas de liberté pour vous de vous loger décemment, de choisir votre métier, etc.
Un société réellement libérale garantirait pour tous la liberté fondamentale : celle de VIVRE qui implique, celle de se loger, celle de se nourrir, celle d’avoir une source de revenu, celle de s’exprimer, tout cela sans discrimination (via la richesse).
Il me semble primordial de redéfinir le libéralisme et de dénoncer l’imposture de ces soi-disant « défenseurs de la liberté » qui ne font que proner un « libéralisme » économique sauvage où prédomine les plus forts qui ne font que ronger la liberté des plus démunis.