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Morpheus

Morpheus

Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/11/2010
  • Modérateur depuis le 07/01/2011
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Derniers commentaires



  • Morpheus Morpheus 9 février 2014 14:50

    « Nous avons les leaders que nous méritons ! »

    Je ne suis pas d’accord : c’est comme de dire que nous avons les parents que nous méritons : les avons-nous choisis ?

    Mais je comprends d’où peut provenir cette idée : nous élisons ces leader, et élire, c’est choisir. Seulement, ce n’est pas vrai : nous ne choisissons pas les leader, et nos votes ne sont qu’un mécanisme parfaitement contrôlé par l’oligarchie.

    1) les candidats au pouvoir ne sont pas choisis par le peuple, mais sont désignés au sein des factions politiques de façon non démocratique.

    2) le mécanisme de l’élection implique des campagnes électorales ruineuses, qui nécessitent que les factions soient financées. Ceux qui financent les campagnes (les lobbys privés, les banques, les multinationales) sont les mêmes qui détiennent les réseaux d’influences et de pouvoir, mais également les médias. Les candidats qui parviennent au pouvoir sont sélectionnés, non par le peuple, mais par ces lobbys qui financent les factions politiques. Ces derniers sont redevable, pour leur mandat - mais aussi pour la prochaine élection - de ces lobbys financiers, non des électeurs.

    3) les résultats des élections sont directement proportionnels aux temps d’antenne de chaque candidat et l’orientation des commentaires (étiquettes) que les chien de garde « journalistes » attribuent aux candidats / factions.

    Donc tout est pipé, nous ne sommes pas responsable, nous n’avons pas choisis. Tout cela est un mythe, une illusion, une mascarade. Le peuple ne peut être tenu pour responsable des chaînes (mentales et psychologiques) qui lui ont été imposées depuis plus de 200 ans.

    Cordialement,
    Morpheus



  • Morpheus Morpheus 9 février 2014 13:32

    Je ne partage pas votre lecture des causes de l’émergence de la démocratie à Athènes. Je n’y crois pas. De même, je ne considère pas Hollande ou Sarkosy comme des miroirs. Ces gens sont des ET (c’est une image) : ils vivent sur une autre planète, dans un autre monde, complètement déconnecté du nôtre. Ils CRAIGNENT notre monde et ils nous craignent : ils crèvent de trouille de se voir réduit à notre condition. Ils tueraient père et mère pour garder leur position et leurs privilèges. Je ne suis pas comme eux. Nous ne sommes pas, dans la grande majorité, comme eux.



  • Morpheus Morpheus 9 février 2014 13:15

    Cela n’a rien à voir avec le principe du vote censitaire : ce dernier limite le droit de vote à ceux qui peuvent justifier un minimum de biens et de revenus. Ce principe de riche n’entre à aucun moment en ligne de compte dans l’idée émise ci-dessus.

    Cela part du principe de la liberté : est-on libre de ne pas s’en mêler ? Peut-être avez-vous du mal à le comprendre parce qu’en France, le vote n’est pas obligatoire ? De plus, il ne s’agit pas d’un simple vote consistant à désigner des maîtres, mais d’un vote consistant à voter les lois ainsi que de figurer sur des listes de tirage au sort où le citoyen actif peut être désigné (par le sort) pour assurer un mandat.

    Et je le répète : à tout moment, un citoyen passif peut devenir actif (sans condition), il suffit de remplir une démarche du même ordre que s’inscrire sur des listes électorales et recevoir une carte d’électeur. Sauf que là, ce serait une carte de citoyen actif. Vos craintes me paraissent irraisonnées.



  • Morpheus Morpheus 9 février 2014 13:06

    Je n’ai pas de réponse à cela. Je suis viscéralement devenu méfiant à l’égard de ceux qui veulent le pouvoir et vis-à-vis des chefs - même bien intentionné.

    Je refuse de me laisser enfermer dans le cadre forcément piégé du système électoral. Je considère que ce qui nous sert de constitution n’est pas NOTRE constitution, et donc que ce cadre n’est pas NOTRE cadre, mais une prison. Et je suis réaliste : aucun « prisonnier » ne sera élu dans ce cadre : seuls des matons peuvent être élus. Donc je n’y crois pas.



  • Morpheus Morpheus 9 février 2014 12:04

    @ Mao

    Vous confondez société démocratique et système démocratique.

    Ce qui nous intéresse dans l’Athènes démocratique, ce n’est pas son modèle social, c’est son système politique. On peut effectivement dire que la société athénienne n’était pas intrinsèquement démocratique (compte tenu que les femmes, les métèques et les esclaves n’avaient rien à dire), et néanmoins le système politique était démocratique et comportait des procédures qui nous intéressent pour réformer notre système oligarchique.

    Mais vous devriez, pour faire bonne mesure, dénoncer aussi le système actuel, qui dès ses origines fut pensé et conçu spécifiquement CONTRE la démocratie par les « patriotes », les pères fondateurs, qui ne voulaient pas de la démocratie, mais d’un régime prétendument représentatif (c-a-d une oligarchie). Et dès le début de leur système, les femmes, les pauvres (esclaves du travail) et les étrangers étaient exclus du droit de vote.

    J’adore les contradictions des démophobes smiley

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