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Mortargent

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  • Mortargent 26 novembre 2013 02:02

    Je vais sans doute vous parraitre « anormal » mais j’ai l’habitude donc j’y vais quand même... Et alors ?

    supposons que nous allions droit à une catastrophe. Supposons que toutes les prévisions les plus pessimistes qui soient se réalisent, et même pire. Supposons que nous assistions en réalité au plus grand scénario catastrophe du cinéma possible.

    Et alors ?

    Si vraiment l’activité humaine à provoqué tout cela, autant faire disparaitre la majorité des humains non ? D’un seul coup on règlerait toute une série de problèmes. Nous savons depuis toujours que se multiplier indéfiniment dans un environnement hermétique n’est pas une bonne idée. Nous savons depuis toujours que trop d’humains sur Terre = catastrophe sur tous les plans. Energétiques, alimentaires, écologiques, sociologiques etc...

    Quel mal y aurait-il à la disparition de la majorité de cette humanité ? Selon moi aucun, quitte à ce que j’en fasse partie. Tout ce qu’on nous rabache depuis des décénnies c’est que l’homme fait tout de traviolle et détruit continuellement le monde dans lequel il vit. Partat de là, en quoi est-ce problématique si la nature décide de se débarasser de l’homme ?

    Je pense au contraire qu’il ne pourrait rien arriver de mieux. Moins d’hommes = moins de catastrophes pour les siècles à venir, jusqu’à ce qu’il recommence à se reproduire de trop et qu’un nouveau cycle en refasse disparaitre un bon nombre. Vu l’état d’avancement des dérégulations, je doute qu’on puisse tout annuler et recommencer à 0 en continuant à se multiplier comme nous le faisons.

    Mais, je gage que la disparition de 50 ou 75% de l’humanité ramènera un peu plus d’humilité, de contrôle et de planification.

    Dès lors, en ce qui me concerne, je suis parfaitement pour une future catastrophe. Ce n’est pas en empilant des briques et des tuiles et des poutres sur une maison qui s’écroule parce que construite sur du sable qu’on va changer les choses. Il faut la laisser s’écrouler, et si on en a la possibilité la construire sur autre chose que du sable. 



  • Mortargent 24 novembre 2013 04:40

    Sincèrement, j’en ai vaguement entendu parler il y a environ une dizaine d’années, peut-être un peu moins. Mais je suis réellement incapable de me souvenir de quoi que ce soit d’autre, si ce n’est qu’il me semble que c’était la ville de Chicago qui organisait cela pour justement promouvoir la lecture et recréer un peu de lien social et de rapports entre les gens autour d’un livre.

    Mais il se peut que je me trompe de ville, et je ne sais pas comment retrouver trace de cette initiative. Je veux bien essayer d’envoyer un courriel à la mairie de Chicago, mais je doute qu’ils me répondent, encore que...



  • Mortargent 24 novembre 2013 01:33

    Il y a quelque temps, il me semble qu’un projet assez particulier autour de la littérature avait eu lieu dans je ne sais plus quelle ville. Il s’agissait de laisser 5 000 exemplaires d’un livre en circulation gratuitement. Il suffisait de le déposer sur un banc, dans une boutique ou dans des boites aux lettres une fois qu’on l’avait lu.

    La seule contrepartie était pour les lecteurs de porter un genre de pin’s rouge ou bleu, rouge si on avait aimé le livre, bleu si on n’avait pas accroché.

    L’intérêt était double. Premièrement, donner accès à un livre gratuitement à toute personne qui le voulait et désirait lire. Secundo, par l’intermédiaire des pin’s, faire interagir et mettre en relation des gens qui ne se connaissaient pas autour d’un sujet : le livre.

    Il suffisait de croiser une personne avec un pin’s bleu pour aller lui parler de ce fameux livre, soitr parce qu’on portait un pin’s rouge et qu’on voulait échanger des idées et des impressions à propos du livre, voir mêm parce qu’on portait un pin’s de la même couleur et faire correspondre nos impressions.

    Bref, cela créait un mini lien social, permettait à certaines personnes de rencontrer de parfaits inconnus et pourtant d’échanger avec eux. Et pour peu que l’opération se répère quelques mois plus tard avec un autre ouvrage, pourquoi ne pas recommencer à échanger ses points de vue avec ces mêmes personnes, mais cette fois à propos du nouveau livre.

    Je ne sais pas si cette initiative a perduré ou non, mais j’estime qu’il n’y a aucun mal à parler, promouvoir, metter en avant la lecture, quelque soit le genre.

    Ceci dit, j’estime que la main-mise sur la littérature par certaines grosses boites d’édition et/ou de diffusion peut pour le moment sembler anodines, mais je doute qu’à terme chacun ( lecteur et auteur ) puisse rester libre de ses choix et de ses goûts. On imposera à tous, une littérature précise, choisie, selectionnée car rentable.



  • Mortargent 23 novembre 2013 06:40

    Faux. Je bosse pour un grand groupe hôtellier français. Nous fonctionnons sur une base de salaire sur 13 mois, et une prime d’intéressement versée par rapport aux résultats de l’année précédente. Si les objectifs sont atteints et dépassés, alors cette prime peut se monter à l’équivalent d’un 14ème mois.

    Début 2013, le groupe a fait passer l’information suivante : les résultats de 2012 n’ont pas été satisfaisants, donc pas de prime d’intéressement, pas d’embauches, gel des salaires et des budgets formation, non remplaçement des départs.

    En bref un énorme coup de ceinture pour les employés, vous en conviendrez.

    En Avril 2013, voici ce que disait un article du monde : Ce fameux groupe avait fait une année assez mauvaise : perte de 500 000 000 d’euros de chiffre d’affaires. 500 millions. Un demi millards d’euros de pertes de CA. Effectivement une mauvaise année, d’où le tour de vis et le cran supplémentaire dans la ceinture.

    Or, sur le même exercice 2012, les dividendes des actionnaires ont augmenté de 17%. Je répète au cas où... 17% d’augmentation des dividendes des actionnaires. Sur ce même exercice 2012 qui a vu le groupe perdre 1/2 milliard d’euros, on a augmenté le « salaire » des actionnaires de 17%. 17% d’augmentation en 1 année.

    juste comme cela en passant, est-ce que l’un d’entre vous a eu 17% d’augmentation de son salaire sans rien faire du tout. Est-ce qu’un seul d’entre vous a pensé voir son salaire augmenter de 17% en une année, sachant qu’il avait déjà augmenté de 12% l’année précédente et qu’il ens era sans doute de même l’année d’après. Et ce sans produire le moindre effort, le moindre travail quelconque ?

    Alors vous aurez beau trouver des milliers d’arguments en m’expliquant que le CA n’est pas les bénéfices, que les actionnaires sont nécessaires, que les fonds de pension de retraite américains Colony Capital sont nos amis et qu’il investissent dans notre pays, vous ne me ferez jamais croire que lorsqu’on gèle les salaires, les embauches, les budgets formations, qu’on recrute des stagiaires pour remplacer du personnel c’est pour notre bien à nous, et que les pauvres actionnaires se sacrifient à la mort avec seulement 17% d’augmentation de leurs salaires...

    Moi je suis sur le terrain depuis 20 ans, je bosse dans des hôtels, je vois des milliers de clients, d’employés etc... Et je vois les changements depuis que l’hotellerie est devenu un pur métier de financier où un client et un hôte n’est avant tout et réduit qu’à un portefeuilles ambulant. Où les employés ne sont plus un atout, un savoir faire, une prestation de qualité, mais une variable d’ajustement qu’on fait sauter en fonction de la demande des actionnaires.

    Un des pontes de Colony Capital veut se payer un nouveau yacht, un avion privé, des vacances de 6 mois sur une ile, facile, il fait licencier 100 ou 200 employés n’importe où et demande à ce qu’on augmente ses dividendes de 20% l’année d’après. Le groupe coule ? Pas grave, il retire ses billes et va plomber un autre groupe.

    Alors chacun est libre d’y voir ce qu’il veut. Lorsqu’on vit cette réalité au quotidien en temps qu’employé de ce groupe, on ne peut plus fermer les yeux et dire comme beaucoup : j’aime la finance, j’aime les actionnaires, j’aime le fait que tout ce qui est produit ne rapporte qu’à une infime minorité, j’aime n’être considéré que comme une ligne sur un compte de charges sur laquelle passer un coup de Typex arrange les actionnaires, j’aime me faire mettre dehors parce qu’un mec qui vit aux USA et qui a pour seul émrite d’être né avec une ceuiller en argent dans le bec a envie de se baigner aves des dauphins aux Seychelles, etc....



  • Mortargent 22 novembre 2013 03:33

    Cela fait plus de 20 ans que je travaille dans les métiers de l’hôtellerie. Et je peux vous dire que beaucoup d’établissements ne tiennent qu’avec des stagiaires.

    L’hôtellerie, et en particulier en France n’est plus un métier d’accueil, de service et d’hôte. C’est devenu une branche d’un simple marché financier. C’est géré par des financiers, c’est possédé par des groupes financiers, et au final quelque soit le travail que vous faites ou que vous réussissez, ce sont ces financiers qui en tireront tous les bénéfices.

    Dès lors, en tant que financier qui gère un établissement, vous préférez 10 salariés à 1300 euros par mois ou 5 salariés à 1300 euros et 5 stagiaires à 300 euros qui font et feront exactement le même boulot que les salariés ? Réponse facile. D’autant que tout l’apprentissage, toutes les bourdes, toutes les erreurs seront sous la responsabilité du salarié qui est sensé être le « parrain » formateur.

    Entre le stagiaire et la polyvalence ( deux mots magiques ), nous avons en 20 ans basculé dans un monde où ce qui compte c’est la rentabiliét financière et où le client n’est en fait qu’un portefeuilles ambulant.

    Certains établissements ont des contrats avec les écoles hôtellières françaises et européennes pour assurer un suivi permanent de la présence de stagiaires. En moyenne 2 ou 3 tous les 6 mois. Parfois d’écoles françaises, mais aussi anglaises ou néerlandaises.

    Et je peux vous assurer que ce sont des employés comme les autres. Avec les mêmes horaires de travail ( voir plus si ils sont logés sur place ), les mêmes reponsabilités, les mêmes vacations, et évidemment une simple petite paye de 300 euros...

    Et une surcharge de travail pour les employés « réels », qui doivent non seulement former ces stagiaires, corriger leurs erreurs, parfois refaire derrière eux ce qu’ils ont fait, etc... Et une fois le stagiaire « performant et efficace », on recommence à 0 avec une nouvelle fournée...

    J’ai connu des établissements où les éuipes de terrain étaient constituées à 1/2 de stagiaires. Que ce soit en réception, ou en restauration, ainsi que dans les étages. En gros 1/2 des employés de l’hôtel n’en étaient pas vraiment et faisaient pourtant tout tourner.

    Et qu’on ne vienne pas ensuite me parler de qualité de service, de prestations de luxe, de prestige et de charme de l’hôtellerie française. Ce sont de grands groupes qui sont avant tout des groupes financiers. Pas des hôteliers. Et cette mentalité se ressent à chaque instant.

    C’est un simple apperçu de mon expérience personnelle, mais je ne doute pas que dans d’autres métiers il en aille de même.

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