• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

nemo3637

nemo3637

Grand voyageur métèque, un peu aventurier. A travaillé comme planteur d'arbres au Canada et comme enseignant et déchoukeur au Mexique et dans les Antilles.
.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/09/2008
  • Modérateur depuis le 24/02/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 84 558 1483
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 382 225 157
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • nemo3637 nemo3637 1er mars 2009 21:57

    Une grève, et à fortiori une grève générale, est gênante. Elle représente surtout un sacrifice pour les salariés qui la mènent. Mais elle est source, finalement de progrès. C’est gràce à la grève générale de 1936 que les travailleurs ont obtenu les 40 heures, les congés payés et des augmentations salariales. Avantages impossibles à accorder selon le patronat de l’époque - on était encore dans la crise née en 1929.
    Quant à l’hôtellerie en Martinique, aux mains de grands groupes internationaux, peu de retombées économiques bénéficient à l’île et à sa population. Dans ce secteur, comme dans d’autres (grande distribution, par exemple) de nombreux employés viennent de métropole. Car, comme vous le savez sans doute, ici, à qualification égale - ou même supérieure - on préfère choisir un Blanc pour occuper les places notamment celles de cadres.
    Malheureusement tous ces problèmes ne sont pas perçus par une certaine élite bourgeoise, qu’elle soit blanche, noire ou jaune. Faute de se décider à les prendre à bras le corps, de satisfaire de justes revendications - comme l’a d’ailleurs reconnue Monsieur Sarkozy - c’est à une véritable explosion sociale
    à laquelle il faut s’attendre. Et comment imaginer après cela que les choses vont tourner comme avant ?



  • nemo3637 nemo3637 1er mars 2009 14:00

    Oui, vous avez raison, et , ainsi que toutes les fautes d’orthographe, je vous prie de m’en excuser..



  • nemo3637 nemo3637 1er mars 2009 02:10

    Ce qui s’est engagé aux Antilles ces dernières semaines, même si une affirmation identitaire est nécessaire, c’est un épisode - encore inachevé pour l’instant - inattendu et radical de la lutte des classes. Et effectivement cela peut arriver dans d’autres pays.



  • nemo3637 nemo3637 28 février 2009 22:57

    Martinique.Vendredi 28 février. 23e jour de grève générale

     

    Assemblée générale et bilan à la CDMT à la Maison des Syndicats

     

    Philippe PIERRE-CHARLES a fait ce matin un bilan des négociations. De la première proposition patronale d’augmentation des salaires de 10 à 60 euros (ne concernant pas nombre de secteurs d’activités), qui avait, par son caractère ridicule, contribué sans nul doute, à la provocation d’émeutes, on est passé à une proposition entre 30 à 100 euros. L’Etat apporte une contribution de 100 euros supplémentaire. Les collectivités locales à un total de 30 euros. Mais le Conseil Général tique un peu car l’Etat lui doit déjà 30 millions d’euros et il doit assurer la maintenance d’un certain nombre de services publics. Nombre de présents à l’assemblée font remarquer que ce qui est donné par les collectivités locales vient directement de notre poche par le biais des impôts locaux. Un tel montage ne serait mis en place que pour trois ans, à charge pour l’employeur de suppléer progressivement à ces aides publics.

    Un petit patron qui n’a que deux employés intervient pour souligner le caractère indécent de la proposition d’augmentation de salaires de quelques dizaines d’euros, qui feront d’autant plus baisser les charges patronales. Il rappelle la puissance du groupe Hayot, qui profite notamment du mouvement contre la vie chère pour demander lui aussi une baisse à l’importation de certains produits, comme le ciment dont il a le monopole de la revente…

    Une revendication portant sur un minimum social concernant les jeunes poursuivant une formation ou engagé dans un premier emploi, a été mise sur la table et reprise par les élus car une loi serait nécessaire à son application.

    Philippe PIERRE-CHARLES rappelle plus loin qu’ils n’ont eu de cesse d’appeler à la reprise du travail depuis pratiquement le début de la grève. Il rappelle aussi le premier désir de Serge LETCHIMY, maire de Fort de France, de voir le carnaval se dérouler. Compte tenu de ce que l’on a su plus tard, à savoir, les déprédations et les violences nocturnes c’était vraiment une mauvaise idée sur laquelle il a quand même su revenir.

    Philippe PIERRE-CHARLES pose la question du degré de mobilisation.Où en sommes-nous réellement ?

    Les barrages et les piquets de grève n’éprouvent-ils pas de la difficulté à être relevé ? Certains y sont depuis plus d’une semaine, ne s’absentant que pour prendre une douche. De nombreuses femmes y participent.

    Ne vaut-il pas mieux prendre ce que l’on peut arracher maintenant plutôt que risquer de prolonger les négociations dans un climat de démobilisation ?

    Plusieurs femmes répondent qu’il ne faut pas lâcher actuellement. L’une d’elles, plus âgée, rappelle la grève dans l’hôtellerie de 1983 qui avait duré 43 jours, où les grévistes avaient été traités d’ « assassins ». Mais les gains avaient été substantiels avec notamment une moyenne de deux jours de congé par semaine, et la reconnaissance du syndicat.

     

    La réaction contre la grève et le mouvement social s’organise.

     

    L’UMP, conduite par son nouveau leader, Chantal AIGNAN, avait pris l’initiative d’une réunion de mécontents au Squash Hôtel. Cette réunion était plutôt une permanence qui a duré deux jours. Certes le geste proposée par Madame AIGNAN, de s’affubler d’un brassard blanc pour montrer son opposition au mouvement, peut paraitre en l’état absurde et provocateur. Il l’est moins quand on voit une stratégie se mettre en place :

    - organisation d’une manifestation sur Fort de France du comité ad hoc contre la grève (avec le risque de fomenter une véritable atmosphère de guerre civile)

    - occupation du terrain sur internet, avec blog - je n’ai pas l’adresse - et interventions ciblées d’internautes.

     

    Première réunion du Réseau Social

    Elle s’est tenue au local de l’UPEM boulevard Alègre. On a projeté une film-docu sur les SEL en France. Cela a failli tourner au débat idéologique et on aurait pu s’enliser ici car il y avait des libéraux, des anarcho bolcho (comme moi !) et des nationalistes. Pas triste. Les animateurs ont été à la hauteur et on appelé à l’action et non pas aux discours.Tendance plutôt anti capitaliste et autogestionnaire dans l’ensemble Je suis parti en me portant candidat au bureau et en proposant mes fruits de la passion et ma confiture, bien connue des initiés (!)

     

    Et après ?

    En tous cas, malgré une nouvelle baisse des exigences du Collectif, la partie patronale ne veut rien signer en l’état. Elle compte, comme cela s’est toutjours vu dans le passé, sur un affaiblissement de la combativité des grévistes et des acteurs du mouvement.

    Il n’y a plus rien à manger ni à vendre dans les rares magasins qui sont encore ouverts. Miracle ! Je trouve un « 8 à 8 » ouvert avec quelques paquets de farine et des pâtes. J’en remplis mon sac à dos. Comme on dit à Paris : ça fera la rue Michel…

    Petite discussion avec un copain qui tient un magasin d’opticiens. Aujourd’hui il a réouvert. Il faut bien vivre…ou tenter de le faire. Lui aimerait que la partie patronale cède car il y aura encore les pots cassés. Sinon il ne restera plus rien, même pas les morceaux.

    Compte tenu de la situation d’émeute le Préfet avait donné l’ordre de suspendre la livraison des carburants aux stations jusqu‘à mardi. Mais les ouvriers pétroliers qui avaient accepté alors de reprendre le travail sous condition de la poursuite des négociations vont-ils garder cette attitude compte tenu du blocage évident de la partie patronale ?

    Grand conciliabule de tous les élus ce week-end.

    Si d’ici lundi aucun accord n’est signé, on peut s’attendre encore à des nuits de violences dont les auteurs sont autant des malfrats que des gens désespérés.

    Grande manifestation lundi. Mais comment s’y rendre ? Peut-être en car.

     

     

     



  • nemo3637 nemo3637 27 février 2009 16:24

    "il faut envisager une réalité historique en roue libre et une politique économique digne d’une usine à gaz ainsi que les spécificités psychologiques sous-tendues dans les revendications, sans omettre l’appointance culturelle pour le barouf organisé, j’ai bien dit barouf, pas carnaval. Il n’y aura pas de promotion de proximité dans cet article. "
    Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire.
    Disons qu’il y a, à mon avis, deux aspects dans la crise actuelle aux Antilles :

    - d’une part des revendications liées aux salaires et aux revenus (qui pourraient exister aussi en France)

    - d’autre part un problème structurel propre aux Antilles dont la résolution doit amener à liquider le contentieux colonial.
    Cela ne veut pas dire que l’on doive réclamer l’indépendance. Que veut dire l’indépendance pour une île comme la Dominique ou, plus près de la métropole, la Corse ? On risquerait facilement de voir s’établir la mainmise d’une maffia locale et une dépendance économique pire que celle que nous subissons actuellement. Ce risque maffieux existe dans de grands pays comme l’Espagne qui a accordé une assez large autonomie à ses régions, ce qui est en soit légitime. Qu’arrivera t-il le jour où une "fine équipe nationaliste" prendra le pouvoir en Aragon ?
    Certes le colonialisme antillais, né sur l’esclavagisme, c’est autre chose que l’oppression au Pays Basque et il doit être dénoncé. Mais il faut le faire en construisant et pas seulement en détruisant, en appelant papa pour lui foutre une baffe. Détruire c’est construire, disait quelqu’un. Soit.
    C’est vrai qu’une des pierres de cette construction viendra de notre internationalisme, de notre faculté à prendre l’Autre en considération : noirs, blancs, jaunes - et même békés ralliés - feront, dans l’unité, la force des Antilles, réellement affranchies, de demain. Je regrette qu’il y ait parfois trop d’agressivité envers le Blanc qui arrive ici, trop naïf, ignorant, le nez au vent. Le "vous, les Blancs..." me fait aussi mal par sa connerie que les invectives de "black" et toutes les petites humiliations envers les noirs. Il faut être fort. Et parfois intelligent pour deux. Expliquer avec cette qualité que nous avons, la patience. Etre des messagers de lumière...Ouf ! Quel programme !

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/