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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 12 août 2007 15:52

    JK : « Les Républicains, c’est la nation, l’égalité, le centralisme, le dirigisme, la francophonie ; les Démocrates, c’est l’Europe, les notables, les régions, les langues régionales, le libéralisme économique (très schématiquement). »

    Cher Monsieur,

    vous cultivez les approximations qui, une fois n’est pas coutume, desservent le débat plutôt que de le sublimer.

    Permettez-moi de sortir du contexte de l’article et des minorités nationales pour recadrer sur la notion de République/républicains, qui, il me semble, est sérieusement galvaudée dans vos propos.

    Ne croyez-vous pas en effet que l’on puisse embrasser les valeurs républicaines et être contre le centralisme jacobin, contre toute tentative de dirigisme populiste, et favorable à l’intégration plutôt qu’à la ségrégation, voire la discrimination par la langue, la culture voire même l’appartenance ethnique ou religieuse ? Je ne parle pas de la notion de ’nation’ tellement il est clair que nous n’embrassons pas la même conception : je suis un lecteur admirateur d’Ernest Renan, j’imagine que vous devez avoir d’autres lectures, ou une interprétation/lecture de sa position quelque peu différente de la mienne.

    Et bien c’est possible. La raison à cela est à chercher dans la conception même de République. Alors que votre conception semblerait (vous me contredirez si je me trompe) s’approcher des thèses Maurrassiennes ou chères à Barrès, je me contente d’embrasser la position de Mendès France, beaucoup + en accord avec les valeurs que j’admire dans la République.

    Etre républicain, ce n’est pas faire l’éloge du centralisme, du dirigisme, ou encore d’une certaine conception de la nation. A cela, je m’y oppose.

    Etre républicain, c’est aussi penser la République autrement que comme vous.



  • Neos 10 août 2007 11:27

    JK : "il ne faut pas être naïf, derrière les séparatistes bretons fréquentant la FUEV, il y a toute une machinerie de celle-ci, puissamment active auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg à titre d’ONG, - suivez mon regard...

    Des lobbies, il en existe partout, et surtout auprès des institutions ou organismes qui génèrent ou gèrent de l’argent. Le Conseil de l’Europe est certes un organe vénérable, honorable et utile, il n’en demeure pas moins que la crainte me semble quelque peu... exagérée. L’activisme en faveur d’une minorité est une activité louable, au même titre que celle que vous vouez à défendre l’unité et la souveraineté nationale. A ce titre, le Conseil de l’Europe veille à ce que les identitiés des uns et des autres puissent perdurer et coexister.

    JK : Que cela aujourd’hui encore ait un aspect caricatural, je vous le concède, mais qu’en sera-t-il demain ?

    Il y a effectivement beaucoup de caricatures dans ce que vous dites, le mot exact serait plutôt « hyperbole ». De l’effet de style pour susciter de la crainte auprès de la populace. Je me réfère à votre remarque concernant le rôle de l’UE dans la promotion de la paix en Europe depuis 45’ : vous sembliez vous interroger à savoir : « quand sait on ? ». Je vous retourne la pareille, que pouvons nous dire sur cette caricature aujourd’hui ? A moins de sortir un oracle et de jouer à Mme Soleil, qui peut dire de quoi sera fait demain ?

    JK : Dispensons-nous de cette Charte inutile, ce sera le plus prudent.

    Je vous propose d’en reparler avec plaisir dans quelques mois lorsque le débat (y aura-t-il débat dès lors que la plus haute autorité souhaite dans sa grande bonté et justice qu’il soit le plus évitable possible ? Rien n’est moins sûr) s’invitera au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale française.



  • Neos 10 août 2007 11:14

    Plutôt que de démultiplier les occasions de vous plaindre, pourquoi n’écririez-vous point quelques mots dans un article, nous brûlons depuis si longtemps de vous lire.

    Europhilement Votre



  • Neos 9 août 2007 14:08

    Bonjour, Beaucoup d’émotion en effet que dans cet article. J’ai ainsi souhaité m’imiscer dans cette discussion pour y glisser quelques lignes, qui ne sont pas de moi, mais d’un auteur illustre que d’aucuns reconnaitront peut-être, qui mériterait selon moi d’être relu, être mieux enseigné, être beaucoup mieux diffusé aujourd’hui en France.

    J’ai pensé à cet auteur en lisant cet article et ai voulu vous faire (re)partager ces quelques instants d’histoire, des mots qui ont fait beaucoup pour notre pays.

    Quelques morceaux choisis :

    "Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis (..)

    Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune.

    L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation."

    Ernest Renan, Qu’est ce qu’une Nation, 1882



  • Neos 9 août 2007 12:21

    Cher Monsieur, les revendications souverainistes, quelles soient régionales ou nationales, sont bien réelles et méritent d’être entendues.

    Toutefois, ne nous priez point de verser dans la démagogie.

    La position majoritaire des Etats et des peuples (par le truchement de leurs representants élus) est d’encourager le rapprochement des européens et de promouvoir les interactions visant à développer une meilleure compréhension et connaissance des cultures, langues et identités propres entre les citoyens.

    Les minorités régionalistes telles que celles que vous citez ont un droit à s’exprimer. Et nous de les entendre. C’est un fait. Et nous devons le respecter.

    Mais il y a peu de chance pour que ce type de discours ou d’appel, visant à démembrer plutôt qu’à rapprocher, à opposer plutôt qu’à coopérer reçoive l’assentiment et le soutien des institutions européennes.

    Il en va de même en ce qui concerne les activismes nationalistes qui demeurent encore et heureusement aujourd’hui une étroite minorité dans l’Union européenne.

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